טור אורח חיים

Tour Orah Haim — siman 58

Rabbi Yaakov ben Asher (Baal HaTour) · Temps de la lecture du Chema du matin
En bref - de quoi parle ce chiour ?

On lit le Chema avec deux berakhot avant et une après (le soir : deux et deux). Son temps va de la reconnaissance d’un compagnon un peu habituel à quatre coudées jusqu’à la fin de la troisième heure ; l’idéal est comme les vatikin, au lever du soleil. L’anos peut lire avec les berakhot dès la colonne de l’aube ; bediavad on s’acquitte aussi, si ce n’est pas habituel. Pendant la quatrième heure on lit encore avec les berakhot, sans la même récompense ; ensuite la berakha est vaine.

Glossaire

vatikin
fidèles assidus d’autrefois, qui lisaient le Chema au lever du soleil
haneits hahama
lever du soleil, apparition du disque solaire
amoud hachahar
colonne de l’aube, premier blanchiment de l’horizon
ama / amot
coudée(s)
anos
contraint
oness
contrainte
bediavad
après coup
berakha levatala
bénédiction prononcée en vain

וקורין ק"ש ומברכין שתים לפניה ואחת לאחריה ובערב שתים לפניה ושתים לאחריה וסמכום על פסוק (תהלים קי״ט) שבע ביום הללתיך על משפטי צדקך והוא שיגיע זמנה מאימתי זמנה משיראה חבירו הרגיל עמו קצת מרחוק ד"א ויכירנו ונמשך עד סוף ג' שעות ומצוה מן המובחר לקרותה כוותיקין שהיו מכוונין לקרותה מעט קודם הנץ החמה כדי שיסיים אותה וברכותיה כותיקין עם הנץ החמה ויסמוך לה התפלה מיד בהנץ החמה וכן כתב הרמב"ם מצותה שיתחיל קודם הנץ החמה כדי שיגמור לקרותה ולברך ברכה אחרונה עם הנץ החמה ושיעור זה כמו שיעור שעה אחת קודם שיעלה השמש ע"כ ומי שיוכל לכוין לעשות כן שכרו מרובה מאד ומובטח לו שהוא בן עולם הבא ולא יוזק כל אותו היום מי שהוא אנוס כגון שצריך להחזיק בדרך או כיוצא בו יכול לקרותה עם ברכותיה מיד אחר שיעלה עמוד השחר וכן אם קראה מיד אחר שיעלה עמוד השחר בדיעבד אע"פ שלא היה אנוס יצא ואין צריך לקרותה פעם שנייה והוא שלא יהא רגיל לעשות כן: אע"פ שזמנה נמשך עד סוף שעה שלישית אם נאנס ולא קרא יכול לקרותה עם ברכותיה כל שעה רביעית ומיהו אין לו שכר כקורא בזמנה אבל מכאן ואילך לא יקרא בברכותיה ואם יברך הוי ברכה לבטלה:

""On lit le Chema et l’on bénit deux berakhot avant lui et une après lui ; et le soir, deux avant lui et deux après lui. On s’est appuyé pour cela sur le verset (Psaumes 119) : « Sept fois le jour je Te loue, pour les jugements de Ta justice. » Cela, lorsque son temps est arrivé. À partir de quand est son temps ? Dès que l’on voit son compagnon, avec lequel on est un peu habitué, à une distance de quatre coudées, et qu’on le reconnaît. Il se prolonge jusqu’à la fin de trois heures. La mitsva de choix est de le lire comme les vatikin, qui s’appliquaient à le lire un peu avant le lever du soleil, afin d’achever le Chema et ses berakhot, comme les vatikin, avec le lever du soleil, et d’enchaîner immédiatement la tefila au lever du soleil. Ainsi a écrit le Rambam : sa mitsva est de commencer avant le lever du soleil, afin d’achever de le lire et de bénir la dernière berakha avec le lever du soleil ; et cette mesure est d’environ une heure avant que le soleil ne monte. Fin de citation. Quiconque peut s’appliquer à faire ainsi, sa récompense est très grande ; il lui est assuré qu’il est fils du monde à venir, et il ne subira aucun dommage tout ce jour-là. Celui qui est anos (contraint), par exemple s’il doit se mettre en route ou quelque chose de semblable, peut le lire avec ses berakhot aussitôt après le lever de la colonne de l’aube. De même, si on l’a lu aussitôt après le lever de la colonne de l’aube, bediavad (après coup), même si l’on n’était pas anos, on s’est acquitté et l’on n’a pas besoin de le lire une seconde fois, à condition de ne pas avoir l’habitude de faire ainsi. Bien que son temps se prolonge jusqu’à la fin de la troisième heure, si l’on a subi un oness (contrainte) et que l’on n’a pas lu, on peut le lire avec ses berakhot pendant toute la quatrième heure ; toutefois on n’a pas la récompense de celui qui le lit en son temps. Mais de là en avant, on ne le lira pas avec ses berakhot ; et si l’on bénit, c’est une berakha vaine.""