Qui a lu le Chema sans articuler précisément les lettres s’acquitte néanmoins ; il faut pourtant y veiller, car on lui refroidit alors la Géhenne. On le lit en toute langue, en se gardant des incorrections. Il faut faire entendre les mots à son oreille ; à défaut on s’acquitte si l’on articule des lèvres. Le hirhour intérieur ne suffit pas.
אע"פ שצריך לדקדק באותיותיה קרא ולא דקדק באותיותיה יצא ומ"מ צריך ליזהר לדקדק בהם דאמר רב חמא בר חנינא כל הקורא שמע באותיותיה מצננין לו גיהנם ונקראת בכל לשון דדרשינן שמע בכל לשון שאתה שומע וכתב הרמב"ם ז"ל הקורא בכל לשון צריך ליזהר מדברי שיבוש שבאותו לשון וידקדק באותו לשון כמו בלשון הקדש וצריך להשמיע לאזנו מה שמוציא מפיו לא השמיע לאזנו יצא ובלבד שיוציא בשפתיו אבל בהרהור שמהרהר בלבו אינו יוצא דהרהור לאו כדבור דמי לצאת ידי קריאה:
Bien qu’il faille articuler précisément les lettres du Chema, celui qui l’a lu sans en articuler précisément les lettres s’est acquitté. Néanmoins, il faut prendre garde à les articuler avec précision, car Rav Hama bar Hanina a dit : quiconque lit le Chema dans ses lettres, on lui refroidit la Géhenne. On le lit en toute langue, car on interprète « Chema » : dans toute langue que tu entends. Le Rambam z.l. a écrit : celui qui lit en n’importe quelle langue doit se garder des incorrections de cette langue et y être aussi précis que dans la langue sainte. Il faut faire entendre à son oreille ce qu’il fait sortir de sa bouche ; s’il n’a pas fait entendre à son oreille, il s’est acquitté, à condition de prononcer des lèvres. Mais par hirhour — pensée qu’il rumine dans son cœur — il ne s’acquitte pas, car le hirhour n’est pas assimilé à la parole pour s’acquitter de la lecture.