טור אורח חיים

Tour Orah Haim — siman 63

Rabbi Yaakov ben Asher (Baal HaTour) · Positions pour lire le Chema ; parkedan ; intention et gestes
En bref - de quoi parle ce chiour ?

On lit le Chema en marchant, debout ou assis, mais pas parkedan. Selon le Rambam, même incliné sur le flanc on ne lit pas, sauf corpulence ou oness. Se lever de sa place pour le lire debout est une transgression. L’intention porte surtout sur le premier verset. Interdiction de signes des yeux, lèvres ou doigts au premier chapitre. Les ouvriers s’interrompent au premier chapitre sans descendre ; le portefaix ne commence pas en chargeant ou déchargeant.

Glossaire

parkedan
allongé sur le dos
oness
contrainte
ol malkhout
joug de la royauté
Halakhot Guedolot
Bahag, code des Gueonim
al levavekha
« sur ton cœur » — fin du passage Veahavta
derekh araï
de façon occasionnelle, lecture de circonstance
keva
de façon fixe, habituelle

וקורא אותה בין מהלך בין עומד בין יושב חוץ מפרקדן פי' ששוכב על גביו והרמב"ם ז"ל כתב בין שפניו למעלה או פניו טוחות בקרקע לא יקרא ואפילו אינו ממש על גביו אלא מוטה על צדו לא יקרא מפני שנראה כמקבל עול מלכות דרך גאוה ואם הוא שמן ובעל בשר ואינו יכול להתהפך על צדו או מפני אונס אחר מטה מעט על צדו וקורא כתב ר"ע מי שרוצה להחמיר לעמוד כשהוא יושב ולקרותה מעומד לא יאות עביד ונקרא עבריינא וצריך לגעור בו שמצותה מיושב ומיהו אם קורא מהלך צריך לעמוד בפסוק ראשון ובעל הלכות גדולות כתב שצריך לעמוד עד על לבבך וכ"כ הראב"ד ועיקר מקום הכוונה הוא פסוק ראשון הילכך אם אחר שקרא פסוק ראשון נרדם ולא יכול לקרות בכוונה יצא הקורא את שמע לא ירמוז בעיניו ולא יקרוץ בשפתיו ולא יראה באצבעותיו ואם עשה כן עליו הכתוב אומר ולא אותי קראת יעקב ולא בכולה אלא בפרק ראשון בלבד אע"ג דלא בעינן כוונה אלא בפסוק ראשון הנך אסרינן להו בכל הפרק משום שנראה כקורא דרך עראי וכתיב ודברת בם ודרשינן עשה אותן קבע וכן הא דאמרינן האומנין עוסקין במלאכתן וקורין אפילו בראש שורות הבנין ובראש האילן ואין צריכין ליבטל דוקא מפרק ראשון ואילך אבל בפרק ראשון צריכים ליבטל ממלאכתן ולקרות מהאי טעמא שלא יהא כקורא דרך עראי אבל אין צריכין לירד לא הן ולא בעל הבית אלא יכולין לקרות למעלה רק שיתבטלו בפרק ראשון ממלאכתן ירושלמי הכתף אע"פ שמשאו על כתפו קורא את שמע אבל לא יתחיל בשעה שטוען ולא בשעה שפורק מפני שאין לבו מיושב:

On le lit aussi bien en marchant qu’en se tenant debout ou assis, hormis parkedan, c’est-à-dire allongé sur le dos. Le Rambam z.l. a écrit : que le visage soit tourné vers le haut ou plaqué contre le sol, on ne lira pas ; et même s’il n’est pas vraiment sur le dos, mais seulement incliné sur le flanc, on ne lira pas, car on a l’air d’accepter le joug de la royauté par orgueil. S’il est gras et corpulent et ne peut se tourner sur le flanc, ou par un autre oness (contrainte), il s’incline un peu sur le flanc et lit. Rav Amram a écrit : qui veut se montrer rigoureux, se lever alors qu’il est assis et le lire debout, n’agit pas comme il faut ; on l’appelle transgresseur et il faut le réprimander, car sa mitsva se fait assis. Toutefois, s’il lit en marchant, il doit se tenir debout au premier verset. L’auteur des Halakhot Guedolot a écrit qu’il faut se tenir debout jusqu’à « al levavekha », et le Raavad a écrit de même. L’essentiel du lieu de la kavana est le premier verset ; dès lors, si après avoir lu le premier verset il s’est assoupi et n’a plus pu lire avec kavana, il s’est acquitté. Qui lit le Chema ne fera pas signe des yeux, ni ne pincera les lèvres, ni ne montrera du doigt ; s’il l’a fait, l’Écriture dit de lui : « Ce n’est pas Moi que tu as appelé, Jacob. » Non pas dans tout le Chema, mais au premier chapitre seulement : bien que nous n’exigions la kavana qu’au premier verset, nous interdisons ces gestes dans tout le chapitre, parce qu’on a l’air de lire de façon occasionnelle, et il est écrit « tu en parleras », ce que l’on interprète : fais-en une chose fixe. De même ce que l’on dit : les ouvriers s’occupent de leur ouvrage et lisent même au sommet des rangs d’un bâtiment et au sommet d’un arbre, et n’ont pas à s’interrompre — cela ne vaut qu’après le premier chapitre ; mais au premier chapitre ils doivent s’interrompre de leur ouvrage et lire, pour la même raison : que ce ne soit pas une lecture de circonstance. Ils n’ont cependant pas à descendre, ni eux ni le maître de maison : ils peuvent lire en haut, pourvu qu’ils s’interrompent de leur ouvrage au premier chapitre. Yerouchalmi : le portefaix, même si sa charge est sur l’épaule, lit le Chema ; mais il ne commencera pas au moment où il charge ni au moment où il décharge, parce que son cœur n’est pas posé.