טור אורח חיים

Tour Orah Haim — siman 64

Rabbi Yaakov ben Asher (Baal HaTour) · Lecture à rebours et reprise après une erreur
En bref - de quoi parle ce chiour ?

Lu à rebours, le Chema n’acquitte pas. Inverser les parashiot n’est pas permis lekhathila mais acquitte, car elles ne sont pas jointes dans la Torah. Si l’on sait où l’on a sauté, on reprend ce verset ; sinon, le début de la parasha. Doute entre les deux « ukhtavtam » : on revient au premier, sauf si l’on a déjà commencé « lemaane yirbou ».

Glossaire

lemaprea
à rebours, à l’envers (ordre des versets inversé)
lekhathila
a priori
ukhtavtam
« tu les écriras » — mot commun aux deux premières parashiot
lemaane yirbou yemekhem
« afin que se multiplient vos jours » — fin de la seconde parasha

קראה למפרע לא יצא כתב הרמב"ם ז"ל בד"א בסדר הפסוקים אבל אם הקדים פרשה לחבירתה אע"פ שאינו רשאי יצא לפי שאינה סמוכה לה בתורה אע"ג דתנן למה קדמה שמע לוהיה אם שמוע לכתחילה סדרוה לאומרה כן ואף ע"ג דתנן בין ויאמר לאמת ויציב לא יפסיק היינו כשקורא הפרשיות כסדר תקנת חכמים קרא פרשה וטעה בה אם יודע היכן טעה כגון שקרא כולה אלא שדילג באמצע פסוק אחד חוזר לראש אותו פסוק וגומר הפרשה ואם אינו יודע היכן טעה יחזור לראש הפרשה טעה בין פרשה לפרשה שהוא יודע שהוא בסוף הפרשה ואינו יודע אם בסוף הראשונה או בסוף השנייה יחזור לסוף פרשה ראשונה ויתחיל והיה אם שמוע טעה בוכתבתם ואינו יודע אם בוכתבתם שבפרשה ראשונה או בשנייה חוזר לוכתבתם שבראשונה וה"מ שלא התחיל למען ירבו ימיכם אבל התחיל למען ירבו בידוע שסיים פ' שנייה וא"צ לחזור שכן הוא הרגל לשונו לומר למען ירבו אחר פרשה שנייה:

Celui qui l’a lu à rebours ne s’est pas acquitté. Le Rambam z.l. a écrit : cela ne s’applique qu’à l’ordre des versets ; mais si l’on a fait précéder une parasha à l’autre, bien que ce ne soit pas permis, on s’est acquitté, parce qu’elles ne sont pas accolées dans la Torah. Même si la Mishna enseigne : « Pourquoi le Chema précède-t-il Vehaya im shamoa ? » — c’est lekhathila (a priori) qu’on l’a réglé ainsi. Et même si la Mishna enseigne qu’on n’interrompt pas entre Vayomer et Emet veyatsiv, cela vise le cas où l’on lit les parashiot dans l’ordre fixé par les Sages. Celui qui a lu une parasha et s’y est trompé : s’il sait où il a failli — par exemple il l’a lue tout entière, sauf qu’il a sauté au milieu d’un verset —, il revient au début de ce verset et achève la parasha. S’il ne sait pas où il a failli, il revient au début de la parasha. S’il s’est trompé entre une parasha et l’autre, sachant qu’il est à la fin d’une parasha sans savoir si c’est la fin de la première ou de la seconde, il revient à la fin de la première parasha et commence Vehaya im shamoa. S’il s’est trompé à ukhtavtam et ne sait pas si c’est l’ukhtavtam de la première parasha ou de la seconde, il revient à l’ukhtavtam de la première. Cela n’est dit que s’il n’a pas commencé « lemaane yirbou yemekhem » ; mais s’il a commencé « lemaane yirbou », il est certain qu’il a achevé la seconde parasha et il n’a pas à revenir, car telle est l’habitude de sa langue que de dire « lemaane yirbou » après la seconde parasha.