טור אורח חיים

Tour Orah Haim — siman 72

Rabbi Yaakov ben Asher (Baal HaTour) · Porteurs du brancard, oraison et rang de consolation
En bref - de quoi parle ce chiour ?

Ceux dont le brancard a besoin pour le porter sont exempts du Chema ; les autres sont tenus. On ne sort pas le mort à l’approche du Chema s’il ne pourra pas être enseveli auparavant. Pendant l’oraison, les gens se retirent un à un pour lire ; l’onen reste silencieux. Aux rangs de consolation, les rangs intérieurs qui voient le visage de l’endeuillé sont exempts.

Glossaire

mitta
brancard funéraire
hesped
oraison funèbre
onen
endeuillé avant l’enterrement, exempt des mitsvot positives
chazanim (ici)
officiants qui prononcent l’oraison, non le hazan de synagogue
shura
rang formé après l’enterrement pour présenter les condoléances
adam chachuv
homme considérable, personnage important
A"A zal
Avi Mori, mon père et maître : le Roch

נושאי המטה וחלופיהן וחלופי חלופיהן בין שלפני המטה בין שלאחר המטה את שלמטה צורך בהן לשאת אותה פטורין ואת שאין למטה צורך בהן חייבין לפיכך אין מוציאין את המת סמוך לקריאת שמע אם הוא בענין שאין יכולין [לקברו] קודם ואם התחילו להוציאו אין מפסיקין כדי לקרות. והרמב"ם ז"ל כתב אין מוציאים המת סמוך לק"ש אלא אם כן היה אדם חשוב וא"א ז"ל לא חילק בין אדם חשוב לאחר: העם העוסקין בהספד בזמן שהמת מוטל לפניהם נשמטים אחד אחד וקורין אין המת מוטל לפניהם הן יושבין וקורין והאונן יושב ודומם ודוקא העם הבאים לשמוע ההספד אבל החזנין המספידין פטורין ודוקא ביום הראשון אבל משם ואילך גם החזנין חייבים: קברו את המת וחזרו האבלים לקבל תנחומים וכל העם הולכים אחריהם ממקום הקבר אל מקום שעומדים שם האבלים לעשות שורה לקבל תנחומין אם יכולין העם להתחיל ולגמור אפי' פסוק אחד קודם שיגיעו לשורה יתחילו ואם לאו לא יתחילו העומדים בשורה לנחמו שורות הפנימים שרואין פני האבל פטורין החיצונים שאינן רואין פני האבל חייבין:

Les porteurs du brancard, leurs remplaçants et les remplaçants de leurs remplaçants — qu’ils soient devant le brancard ou derrière — : ceux dont le brancard a besoin pour le porter sont exempts, et ceux dont le brancard n’a pas besoin sont tenus. C’est pourquoi l’on ne sort pas le mort à l’approche de la lecture du Chema s’il en est ainsi qu’on ne puisse l’ensevelir auparavant ; et si l’on a déjà commencé à le sortir, on n’interrompt pas afin de lire. Le Rambam, de mémoire bénie, a écrit : l’on ne sort pas le mort à l’approche du Chema, à moins que ce ne fût un homme considérable ; et mon père et maître, de mémoire bénie, n’a pas distingué entre un homme considérable et un autre. Les gens occupés à l’oraison funèbre, lorsque le mort est étendu devant eux, se retirent un à un et lisent ; si le mort n’est pas étendu devant eux, ils s’asseyent et lisent, et l’onen reste assis et silencieux. Cela ne concerne que les gens venus entendre l’oraison ; mais les chazanim qui prononcent l’oraison sont exempts. Et cela seulement le premier jour ; ensuite, les chazanim aussi sont tenus. On a enseveli le mort, les endeuillés sont revenus recevoir les consolations, et tout le monde les suit du lieu de la tombe jusqu’au lieu où se tiennent les endeuillés pour former un rang afin de recevoir les consolations : si les gens peuvent commencer et achever même un seul verset avant d’arriver au rang, qu’ils commencent ; sinon, qu’ils ne commencent pas. Ceux qui se tiennent au rang pour le consoler : les rangs intérieurs, qui voient le visage de l’endeuillé, sont exempts ; les extérieurs, qui ne voient pas le visage de l’endeuillé, sont tenus.