Latrines anciennes : interdit de lire en face, même sans excrément. Latrines neuves : doute pour l’intérieur (Raavad à l’indulgence, Rambam et le Roch à la rigueur) ; en face, permis. Désignation d’une seconde pièce : « et celle-ci aussi » égale le premier ; sans « aussi », doute (certains lisent lekhathila ; Rambam : quitte s’il a lu, pas lekhathila). Latrines des Perses : comme fermées, lecture permise s’il n’y a pas d’odeur ; latrines de chez nous : on y urine, on n’y lit pas.
כשם שאסור לקרות כנגד צואה כך אסור לקרות כנגד בית הכסא אפילו אין בו צואה ודוקא ישן אבל חדש מיבעיא אם מותר לקרות אפילו בתוכו או לא ולא איפשיטא וכתב הראב"ד כיון דלא איפשיטא אזלינן לקולא דקיימא לן הזמנה לאו מילתא היא ומשום גזירה או משום בזיון הוא דמיבעיא לן הלכך אזלינן לקולא והרמב"ם ז"ל כתב לחומרא וכן דעת א"א ז"ל: ודוקא בתוכו אבל כנגדו מותר: ואם אמר בית זה יהיה לבית הכסא ואמר על בית אחר וגם זה דינם שוה כבית שהזמינו לבית הכסא ואם אמר על השני ובית זה ולא אמר גם זה מיבעיא אם הוה דינו כדין הראשון ויש מפרשים לקולא. וקורא בו לכתחלה והרמב"ם ז"ל כתב לחומרא שאם קרא יצא אבל לכתחלה לא יקרא אמר רבא הני בתי כסאות דפרסאי אע"ג דאית בהו צואה כסתומין דמו ומותר לקרות בהן פירש"י שהן בחפירה ופיהן ברחוק ד' אמות מן הגומא והרעי מתגלגל ונופל למרחוק ומיירי שאין בהן ריח וכתב ר"י ב"ה שלנו אע"פ שהן סתומים רגילים להשתין בהן ואין ראוי לקרות בהן:
De même qu’il est interdit de lire en face d’un excrément, ainsi il est interdit de lire en face de latrines, même s’il n’y a pas d’excrément. Cela ne vaut que pour des latrines anciennes ; mais pour des neuves, il est resté en suspens s’il est permis d’y lire, même à l’intérieur, ou non, et la question n’a pas été tranchée. Le Raavad a écrit : puisque cela n’a pas été tranché, on va à l’indulgence, car nous tenons que la hazmana (désignation préalable) n’est pas un acte efficace ; et le doute ne porte que sur un décret ou sur le déshonneur, aussi va-t-on à l’indulgence. Le Rambam z"l a écrit dans le sens de la rigueur, et telle est aussi l’opinion de mon maître mon père z"l. Cela ne vaut qu’à l’intérieur ; mais en face, c’est permis. S’il a dit : « Cette maison sera des latrines », et qu’il a dit d’une autre maison : « et celle-ci aussi », leur statut est le même que celui d’une maison qu’on a désignée pour latrines. S’il a dit de la seconde : « et cette maison », sans dire « celle-ci aussi », il est resté en suspens si son statut est celui de la première ; et certains expliquent à l’indulgence : on y lit lekhathila (a priori). Le Rambam z"l a écrit dans le sens de la rigueur : s’il a lu, il est quitte, mais lekhathila il ne lira pas. Rava a dit : ces latrines des Perses, bien qu’il y ait en elles de l’excrément, sont considérées comme fermées, et il est permis d’y lire. Rachi explique : elles sont en excavation, et leur ouverture est éloignée de quatre coudées de la fosse ; l’excrément roule et tombe au loin ; et il s’agit d’un cas où il n’y a pas d’odeur. Le Ri a écrit : les latrines de chez nous, bien que fermées, on a l’habitude d’y uriner, et il n’est pas convenable d’y lire.