On se pare de vêtements convenables pour prier. Même si le cœur ne voit pas l’erva, il faut couvrir le cœur. On ceint un azor même avec un avnet. On couvre la tête. On ne se tient pas avec une afounda, ni tête nue, ni pieds nus si tel n’est pas l’usage devant les grands.
בגדיו כיצד גרסינן בפ"ק דשבת (י.) רבה בר רב הונא ראמי פוזמקי ומצלי פי' היה מתקשט בבתי שוקים בשעת תפלה א"ר אשי חזינא לרב כהנא כי איכא ריתחא בעלמא פכר ידיה ומצלי כעבדא קמי' מריה וכי ליכא ריתחא מציין נפשיה ומצלי פירוש כשהיה עת זעם היה חובק ידיו דרך צער ומתפלל וכשהיה עת שלום היה מתקשט בבגדים נאים ומתפלל ואפילו אין לבו רואה את הערוה כגון שחוצץ בטליתו על מתניו שמותר לקרות ק"ש אסור להתפלל עד שיכסה את לבו דתניא היתה טלית של בגד או של עור חגורה לו על מתניו קורא ק"ש ולתפלה עד שיכסה את לבו כתב הרמב"ם ז"ל לא כסה את לבו או שנאנס ואין לו במה שיתכסה הואיל וכסה ערותו והתפלל יצא ולכתחלה לא יעשה כן וגרסינן בפ"ק דשבת למ"ד תפלת ערבית רשות כיון דשרא המייניה לא מטרחינן ליה פירוש לאחר שהתיר אזורו אין מטריחין אותו לחזור ולחגור כדי להתפלל ופריך וליצלי הכי פירושו יתפלל בלא חגור ומשני משום הכון לקראת אלהיך ישראל וכתב בה"ת מכאן יש ללמוד שצריך אדם לאזור אזור בשעת תפלה אפי' יש לו אבנט שאין לבו רואה את הערוה ויכסה ראשו וכתב הרמב"ם ז"ל לא יעמוד בתפלה באפונדתו ולא בראשו מגולה ולא ברגלים מגולות אם דרך אנשי המקום שלא יעמדו לפני גדולים אלא בבתי רגלים:
Ses vêtements, comment. On lit au premier chapitre de Chabbat (10a) : Rabba bar Rav Houna mettait des pozmaki et priait — c’est-à-dire qu’il se parait de chausses (batei shokayim) au moment de la tefila. Rav Achi a dit : j’ai vu Rav Kahana, lorsqu’il y avait de la colère dans le monde, joindre les mains et prier comme un serviteur devant son maître ; et lorsqu’il n’y avait pas de colère, s’orner et prier. Explication : quand c’était un temps de courroux, il serrait les mains par affliction et priait ; et quand c’était un temps de paix, il se parait de beaux vêtements et priait. Même si son cœur ne voit pas l’erva, par exemple s’il interpose son talit sur ses reins — ce qui permet de lire le Chema —, il est interdit de prier jusqu’à ce qu’il couvre son cœur. Car on a enseigné : s’il avait un talit de tissu ou de cuir ceint sur ses reins, il lit le Chema ; mais pour la tefila, jusqu’à ce qu’il couvre son cœur. Le Rambam z"l a écrit : s’il n’a pas couvert son cœur, ou s’il a été anos (contraint) et n’a rien avec quoi se couvrir, puisque sa nudité était couverte et qu’il a prié, il s’est acquitté ; mais lekhathila (a priori) il ne fera pas ainsi. On lit au premier chapitre de Chabbat : selon l’avis que la tefila d’Arvit est facultative, une fois qu’il a dénoué sa ceinture (hemyan), on ne le fatigue pas — c’est-à-dire qu’après qu’il a détaché son azor, on ne le fatigue pas à le remettre pour prier. On objecte : qu’il prie ainsi ! c’est-à-dire qu’il prie sans ceinture. On répond : à cause de « Prépare-toi à la rencontre de ton Dieu, Israël ». Le Baal Haterouma a écrit : on apprend de là qu’un homme doit ceindre un azor au moment de la tefila, même s’il a un avnet tel que son cœur ne voit pas l’erva. Et il se couvrira la tête. Le Rambam z"l a écrit : qu’il ne se tienne pas en tefila avec son afounda, ni la tête découverte, ni les pieds découverts si l’usage des gens du lieu est de ne se tenir devant les grands qu’avec des chaussures (batei raglayim).