Ne pas prier si l’on a besoin d’aller à ses besoins, sauf si l’on peut se retenir le temps d’une parassa (alors la tefila est valide). Ôter flegme et toute gêne ; se laver les mains, ou les nettoyer avec ce qui lave s’il n’y a plus de temps. Attendre quatre amot après avoir uriné ou craché, et avant de le faire après la tefila. Il est bon de donner la tsedaka avant de prier.
גופו כיצד דתניא היה צריך לנקביו אל יתפלל משום שנאמר הכון לקראת אלהיך ישראל וכתיב שמור רגלך כאשר תלך אל בית האלהים וא"ר אשי ואיתימא ר"ח בר פפא שמור נקביך בשעה שאתה עומד בתפלה לפני ואם התפלל תפלתו תועבה וצריך לחזור ולהתפלל וה"מ שאינו יכול לעמוד על עצמו שיעור הילוך פרסה אבל אם יכול לעמוד על עצמו תפלתו תפלה אבל לכתחילה לא יתפלל עד שיבדוק עצמו תחילה יפה וכן יסיר כיחו וניעו וכל דבר הטורדו ואחר שבדק עצמו יפה ירחוץ ידיו במים אם יש לו ואם אין לו צריך לחזור אחריהם וה"מ שיש לו עוד שהות להתפלל אבל אם אין לו שהות ויעבור זמן התפלה ינקה אותם בצרור או בעפר או בכל מידי דמנקי. וכתב אבי העזרי הא דאמרינן בכל מידי דמנקי ה"מ דלא אסח דעתיה אלא שנתלכלכו בטיט וי"א אדרבה צריך שלא יהו מלוכלכים ועל היסח הדעת אין לחוש שאין היסח הדעת אלא באכילה וא"א ז"ל היה אומר שאין לחלק ל"ש לכלוך ל"ש בהיסח הדעת אלא שינקה בכל מידי דמנקי גרסינן במגילה בפרק בני העיר המשתין לא יתפלל עד שישהא כדי הילוך ד"א משום ניצוצות והמתפלל לא ישתין עד שישהה כדי הילוך ד"א שכל ד"א תפלתו שגורה לו בפיו ורחושי מרחשן שפוותיה ואיתא נמי הכי בירושלמי גבי רקיקה והרוקק לא יתפלל עד שישהא ד' אמות המתפלל לא ירוק עד שישהא ד"א: וטוב ליתן צדקה קודם תפלה דר"א הוה יהיב פרוטה לעני ומצלי דכתיב אני בצדק אחזה פניך:
Son corps, comment. On a enseigné : celui qui a besoin d’aller à ses besoins ne priera pas, parce qu’il est dit : « Prépare-toi à la rencontre de ton Dieu, Israël », et qu’il est écrit : « Prends garde à ton pied lorsque tu vas à la maison de Dieu » ; et Rav Achi — d’aucuns disent Rav Hanina bar Pappa — [explique] : « garde tes orifices (nekavim) au moment où tu te tiens en tefila devant Moi ». S’il a néanmoins prié, sa tefila est une abomination et il doit prier de nouveau. Cela n’est dit que s’il ne peut se retenir le temps de marcher une parassa ; mais s’il peut se retenir, sa tefila est une tefila. Toutefois, lekhathila (a priori), il ne priera pas avant de s’être bien examiné d’abord. De même, qu’il ôte son flegme et sa salive (kiho veni’o) et toute chose qui le trouble. Après s’être bien examiné, qu’il se lave les mains à l’eau s’il en a ; s’il n’en a pas, il doit en chercher. Cela n’est dit que s’il lui reste encore du temps pour prier ; mais s’il n’a plus le temps et que l’heure de la tefila passerait, qu’il les nettoie avec un caillou, de la terre, ou tout objet qui nettoie (middei demanakei). Avi HaEzri a écrit : ce que l’on dit « tout objet qui nettoie » s’applique lorsqu’il n’y a pas eu d’hésah hadaat (détournement de l’esprit), mais que les mains se sont salies de boue. Il y a qui disent au contraire : il faut qu’elles ne soient pas sales, et l’on n’a pas à s’inquiéter de l’hésah hadaat, car l’hésah hadaat n’existe qu’à propos de la nourriture. Mon maître mon père (le Roch) z"l disait qu’il n’y a pas à distinguer — ni saleté ni hésah hadaat — mais qu’on nettoie avec tout objet qui nettoie. On lit dans Méguila, au chapitre Benei HaIr : celui qui a uriné ne priera pas avant d’avoir attendu le temps de marcher quatre amot, à cause des gouttes (nitsotsot) ; et celui qui a prié n’urinera pas avant d’avoir attendu le temps de marcher quatre amot, car pendant quatre amot sa tefila lui reste courante en bouche et ses lèvres murmurent encore. Il en est de même dans le Yerouchalmi au sujet du crachat : celui qui a craché ne priera pas avant d’avoir attendu quatre amot, et celui qui a prié ne crachera pas avant d’avoir attendu quatre amot. Il est bon de donner la tsedaka avant la tefila, car Rabbi Élazar donnait une perouta à un pauvre puis priait, ainsi qu’il est écrit : « Moi, dans la justice, je contemplerai Ta face ».