Attendre un peu avant de se lever pour la tefila, et après. Ne se tenir que depuis un koved rosh et depuis la joie — d’où Achré et les Pessouké dezimra. Se lever depuis une halakha pesouka, ou depuis les besoins du tsibbour, considérés comme l’étude.
ובבואו להתפלל ישהא מעט קודם שיקום להתפלל דתנן חסידים הראשונים היו שוהין שעה אחת קודם תפלה כדי שיכוונו לבם למקום ושעה אחת לאחר התפלה שלא תהא נראית עליו כמשוי שממהר לצאת ממנה: ובעמדו להתפלל לא יעמוד אלא מתוך כובד ראש פירוש באימה והכנעה דתנן אין עומדין להתפלל אלא מתוך כובד ראש כדי שיכנע לבו למקום ותניא אין עומדין להתפלל לא מתוך שחוק ולא מתוך קלות ראש ודברים בטלים ולא מתוך כעס אלא מתוך שמחה ולכך נהגו לומר אשרי ופסוקי דזמרה קודם תפלה כדי לעמוד לתפלה מתוך דברי שמחה של מצוה שעוסק בדברי תורה ותניא אין עומדין להתפלל אלא מתוך הלכה פסוקה שלא יהא לבו טרוד בה והיינו נמי כמו מתוך שמחה שהתורה משמחתו דכתיב פקודי ה' ישרים משמחי לב ירושלמי רבי ירמיה אומר לא יעמוד אדם להתפלל אלא מתוך הלכה פירוש שתהיה פסוקה כדמפורש בגמרא דידן: העוסק בצרכי צבור כעוסק בתורה דמי פירוש לענין לעמוד מתוכו להתפלל שגם זו שמחה הוא לו שעוסק בצרכי ציבור וי"מ אותו לענין שא"צ לפסוק כדי להתפלל כמו שא"צ לפסוק מת"ת להתפלל למי שתורתו אומנתו:
Quand il vient prier, qu’il attende un peu avant de se lever pour la tefila. Car nous avons appris : les premiers pieux (hassidim) attendaient une heure avant la tefila afin de diriger leur cœur vers le Lieu, et une heure après la tefila, afin qu’elle ne lui paraisse pas comme un fardeau dont il se hâte de sortir. Et lorsqu’il se lève pour prier, qu’il ne se tienne que depuis un koved rosh (gravité), c’est-à-dire dans la crainte et l’humilité. Car nous avons appris : on ne se lève pour prier que depuis un koved rosh, afin que son cœur s’humilie devant le Lieu. Et il a été enseigné : on ne se lève pour prier ni depuis le rire, ni depuis la kalout rosh (légèreté) et les propos vains, ni depuis la colère, mais depuis la joie. C’est pourquoi l’on a pris l’usage de dire Achré et les Pessouké dezimra avant la tefila, afin de se lever pour la tefila depuis des paroles de joie d’une mitsva, puisqu’on s’occupe de paroles de Torah. Et il a été enseigné : on ne se lève pour prier que depuis une halakha pesouka (loi tranchée), afin que son cœur n’en soit pas troublé. Cela aussi est comme « depuis la joie », car la Torah le réjouit, ainsi qu’il est écrit : « Les préceptes de ה' sont droits, ils réjouissent le cœur. » Le Yerouchalmi : Rabbi Yirmeya dit qu’un homme ne se lève pour prier que depuis une halakha — c’est-à-dire qu’elle soit tranchée, comme expliqué dans notre Guemara. Celui qui s’occupe des besoins du tsibbour est considéré comme s’occupant de Torah : à savoir, quant à se lever depuis cela pour prier, car c’est aussi une joie pour lui que de s’occuper des besoins du tsibbour. Il y a qui expliquent cela au sujet de ce qu’il n’a pas besoin d’interrompre pour prier, comme n’a pas besoin d’interrompre l’étude de la Torah pour prier celui dont la Torah est le métier.