Interdit de s'asseoir dans les quatre coudées du priant, devant, derrière et sur les côtés. Les Guéonim l'autorisent si l'on s'occupe du Chema et de ses bénédictions, non de la Torah. Qui était déjà assis n'a pas à se lever, selon le Rosh. Interdit de passer devant le priant, non sur les côtés.
אני האשה הנצבת עמכה בזה מכאן שאסור לישב בתוך ד"א של תפלה ובין מלפניו בין מלאחריו בין מן הצדדין צריך להרחיק ד"א שנאמר הנצבת עמכה שהיה עומד כמותה בז"ה בגימטריא תריסר דהיינו י"ב אמות לשלשה הרוחות וכתבו הגאונים דוקא כשיושב בטל אבל אם עוסק בתפל' כגון בק"ש וברכותיה וכיוצא בו שפיר דמי ומשמע מדבריהם שאם עוסק בתורה אסור שלא הזכירו אלא ק"ש וברכותיה והכי מסתבר אף ע"ג דחמירא תורה מתפלה שהרי מי שתורתו אומנתו אינו מפסיק ממנה לתפלה בהא תפלה עדיפא שהטעם שאסור לישב בתוך ד' אמות של תפלה מפני שנראה כאילו חבירו מקבל עליו מלכות שמים והוא אינו מקבל וכשהוא עוסק בק"ש ובברכותיה אזל ליה האי טעמא אבל אם הוא עוסק בתורה אכתי איתא האי טעמא ועוד נלמד מן הנדון שהרי עלי מסתמא לא היה עומד בטל מת"ת כדאמרינן אסור לת"ח לעמוד במקום הטינופת לפי שא"א לו בלא ת"ת ואפילו הכי היה צריך לעמוד ואם היושב ישב כבר ועמד זה והתפלל בצדו היה אומר א"א ז"ל שאינו צריך לקום שהרי זה בא בגבולו אע"פ שיש להשיב דהא ילפינן מעלי והוא היה יושב תחלה דכתיב ועלי הכהן יושב על מזוזות היכל ה' ואפ"ה הוצרך לקום מ"מ אין משיבין את הארי אחרי מותו וגם כי לשון הגמרא משמע כדבריו דקאמר אסור לישב דמשמע אסור לישב אצל המתפלל אבל אם ישב כבר מותר מדלא קאמר אסור להיות יושב ואסור לעבור כנגד המתפללים בתוך ד"א ודוקא לפניהם אבל בצדיהם מותר לעבור ולעמוד:
« Je suis la femme qui se tenait ici avec toi » : d'où qu'il est interdit de s'asseoir dans les quatre coudées de la prière. Que ce soit devant lui, derrière lui ou sur les côtés, il faut s'éloigner de quatre coudées, car il est dit « qui se tenait avec toi » — il se tenait comme elle. « בזה » (en ceci) vaut douze en guématria, soit douze coudées pour les trois directions. Les Guéonim ont écrit : seulement s'il est assis oisif ; mais s'il s'occupe de prière, comme le Chema et ses bénédictions et ce qui y ressemble, c'est permis. Il résulte de leurs paroles que s'occuper de Torah est interdit, car ils n'ont mentionné que le Chema et ses bénédictions. Ainsi est-il raisonnable : bien que la Torah soit plus grave que la prière — car celui dont la Torah est le métier n'interrompt pas pour la prière —, ici la prière l'emporte. La raison de l'interdiction de s'asseoir dans les quatre coudées de la prière est qu'il semble que son compagnon accepte sur lui la royauté des Cieux et que lui ne l'accepte pas. Quand il s'occupe du Chema et de ses bénédictions, cette raison tombe ; mais s'il s'occupe de Torah, cette raison subsiste encore. On l'apprend aussi du cas lui-même : car Éli, selon toute vraisemblance, n'était pas oisif de l'étude de la Torah — comme l'on dit qu'il est interdit à un disciple des sages de se tenir dans un lieu d'immondices, parce qu'il lui est impossible d'être sans étude de la Torah — et malgré cela il devait rester debout. Si celui qui est assis l'était déjà, et que celui-ci s'est levé et a prié à son côté, mon maître mon père z"l disait qu'il n'a pas à se lever, car celui-ci est entré dans son domaine. Bien que l'on puisse objecter que nous apprenons d'Éli, et qu'il était assis d'abord — comme il est écrit : « Éli le kohen était assis sur les montants du Temple de ה' » — et que néanmoins il dut se lever, toutefois on ne réfute pas le lion après sa mort. De plus, le langage de la Guémara va dans son sens : elle dit « il est interdit de s'asseoir », ce qui signifie qu'il est interdit de s'asseoir auprès de celui qui prie ; mais s'il était déjà assis, c'est permis, puisqu'elle n'a pas dit « il est interdit d'être assis ». Il est interdit de passer en face des priants dans les quatre coudées — seulement devant eux ; mais sur leurs côtés, il est permis de passer et de s'arrêter.