Qui a manqué chaharit, min’ha ou arvit par erreur ou oness prie deux fois à la tefila suivante (d’abord l’obligation du moment, puis le rattrapage). Le Bahag admet plusieurs rattrapages tant que le jour n’est pas passé ; le Rachbam et le Rambam n’accordent de tashloumin qu’à la tefila immédiatement précédente. Pas de tashloumin pour le moussaf, ni pour le mezid — qui peut toutefois offrir une nedava. Cas de la veille de Chabbat, de la sortie du Chabbat, et de Yaalé véYavo oublié à min’ha de Roch ’Hodech.
טעה ולא התפלל שחרית מתפלל מנחה ב' הראשונה מנחה והשנייה לתשלומין טעה ולא התפלל ערבית מתפלל שחרית שתים וכן אם טעה ולא התפלל מנחה יתפלל ערבית ב' אע"פ שעבר יומו כתב בה"ג טעה ולא התפלל ערבית יתפלל שחרית ב' שכח ולא התפלל שחרית יתפלל במנחה ג' בתחילה מתפלל של מנחה ואח"כ שחרית ואח"כ ערבית ר"ל כל זמן שלא עבר היום יש תשלומין לתפלותיו אבל הרשב"ם כתב שאין תשלומין אלא כשנזכר בזמן תפילה ראשונה שאחריה אבל אם לא נזכר עד שעבר זמן ב' תפלות אין לו תשלומין וכ"כ הרמב"ם ז"ל טעה ולא התפלל שחרית ולא מנחה מתפלל ערבית ב' אחרונה תשלומי מנחה אבל שחרית אין לה תשלומין שכבר עבר זמנה וכן בשאר תפלות ע"כ: טעה בתפלת מוסף אין לה תשלומין והא דיש לתפלה תשלומין דוקא בשטעה או נאנס אבל אם הזיד מעוות שאינו יכול לתקון הוא ומיהו יתפלל נדבה אם ירצה ויש לו שכר תפלה דרחמי טעה ולא התפלל מנחה בע"ש מתפלל ערבית ב' של שבת ואם טעה ולא התפלל מנחה בשבת מתפלל מ"ש ב' ולקמן בסדר מ"ש יתבאר בזה בעזה"י ואם טעה ולא הזכיר יעלה ויבא במנחה בר"ח או שהתפלל במנחה בשבת תפלה של חול י"א שמתפלל ערבית ב' וי"א שא"צ ולצאת ידי ספיקא יתפלל ערבית שתים השנייה נדבה ואין צריך לחדש בה דבר:
S’il s’est trompé et n’a pas prié chaharit, il prie min’ha deux fois : la première est min’ha et la seconde pour les tashloumin (compensation). S’il s’est trompé et n’a pas prié arvit, il prie chaharit deux fois. De même, s’il s’est trompé et n’a pas prié min’ha, il prie arvit deux fois, bien que son jour soit passé. Le Bahag a écrit : s’il s’est trompé et n’a pas prié arvit, il prie chaharit deux fois ; s’il a oublié et n’a pas prié chaharit, il prie à min’ha trois fois — d’abord celle de min’ha, ensuite chaharit, ensuite arvit. C’est-à-dire : tant que le jour n’est pas passé, ses tefilot ont des tashloumin. Mais le Rachbam a écrit qu’il n’y a tashloumin que s’il s’en souvient au temps de la première tefila qui la suit ; s’il ne s’en est souvenu qu’après que le temps de deux tefilot soit passé, il n’a pas de tashloumin. Ainsi a écrit le Rambam z"l : s’il s’est trompé et n’a prié ni chaharit ni min’ha, il prie arvit deux fois — la dernière est tashloumin de min’ha, mais chaharit n’a pas de tashloumin, car son temps est déjà passé ; et de même pour les autres tefilot. Fin de ses paroles. S’il s’est trompé dans la tefila de moussaf, elle n’a pas de tashloumin. Or une tefila n’a de tashloumin que s’il s’est trompé ou s’il a été anos (contraint) ; mais s’il a agi mezid (volontairement), c’est une faute qu’on ne peut réparer. Toutefois il priera une nedava s’il le veut, et il a le mérite de la tefila, car ce sont des demandes de miséricorde. S’il s’est trompé et n’a pas prié min’ha la veille de Chabbat, il prie arvit deux fois, de Chabbat. S’il s’est trompé et n’a pas prié min’ha le Chabbat, il prie à la sortie du Chabbat deux fois ; et plus loin, dans l’ordre de la sortie du Chabbat, cela s’expliquera avec l’aide de ה'. S’il s’est trompé et n’a pas mentionné Yaalé véYavo à min’ha de Roch ’Hodech, ou s’il a prié à min’ha de Chabbat une tefila de semaine : certains disent qu’il prie arvit deux fois, et d’autres qu’il n’est pas nécessaire ; pour s’acquitter du doute, il prie arvit deux fois, la seconde en nedava, et il n’a pas besoin d’y faire de hidouch.