טור אורח חיים

Tour Orah Haim — siman 109

Rabbi Yaakov ben Asher (Baal HaTour) · Conduite du yahid qui trouve le tsibbour en tefila — Kédoucha et Modim
En bref - de quoi parle ce chiour ?

Qui entre au beit haknesset et trouve le tsibbour en tefila ne commence l’amida que s’il peut l’achever avant la Kédoucha, ou, après la Kédoucha, avant Modim, afin de s’incliner avec tous. S’il doit accoler la Guéoula à la tefila, il peut commencer et s’incliner au milieu d’une berakha ; lekhathila (a priori) on ne le fait que sous contrainte. S’il prie avec le chaliah tsibbour, il dit Naaritsékha mot à mot, sans interruption.

Glossaire

chaliah tsibbour
officiant, envoyé du tsibbour
Kédoucha
sanctification dite avec le tsibbour pendant la répétition de l’amida
Modim
berakha d’action de grâce de l’amida, où l’on s’incline
Guéoula
berakha de la délivrance qui précède l’amida
Avot
première berakha de l’amida
Hoda’a
berakha de Modim, action de grâce
Naaritsékha
ouverture de la Kédoucha
lekhathila
a priori

הנכנס לבהכ"נ ומצא ציבור מתפללין אם יכול להתחיל ולגמור קודם שיגיע ש"צ לקדושה יתפלל ואם לאו אל יתפלל לפי שצריך לומר קדושה עם הציבור ואם נכנס אחר קדושה אם יכול להתחיל ולגמור קודם שיגיע ש"צ למודים יתפלל ואם לאו אל יתפלל לפי שצריך לשחות עם הציבור במודים שלא יהא נראה ככופר למי שהציבור משתחוים לו והוא הדין נמי אם יכול להגיע למודים או לאחת מן הברכות ששוחין כשיגיע ש"צ למודים ש"ד כיון שמשתחוה עם האחרים ואם צריך להתחיל כדי לסמוך גאולה לתפלה והזדמן לו שמגיע ש"צ למודים כשהוא באחת מהברכות באמצעה ישחה עמו אבל אם הוא בתחילתה או בסופה לא ישחה שאין שוחין בתחילת ברכה או בסופה אלא באבות ובהודאה ומיהו לכתחלה אין לעשות כן אם לא שהוא מוכרח להתפלל כדי לסמוך גאולה לתפלה וכן לענין קדושה אם הוצרך להתפלל כשיגיע עם ש"צ לנעריצך יאמר עמו מלה במלה מה שהוא אומר ואין בזה הפסק:

Celui qui entre au beit haknesset et trouve le tsibbour en train de prier : s’il peut commencer et achever avant que le chaliah tsibbour n’arrive à la Kédoucha, qu’il prie ; sinon, qu’il ne prie pas, car il doit dire la Kédoucha avec le tsibbour. S’il entre après la Kédoucha : s’il peut commencer et achever avant que le chaliah tsibbour n’arrive à Modim, qu’il prie ; sinon, qu’il ne prie pas, car il doit s’incliner avec le tsibbour à Modim, afin de ne pas paraître comme s’il reniait Celui devant Qui le tsibbour s’incline. Il en va de même s’il peut arriver à Modim, ou à l’une des berakhot où l’on s’incline, au moment où le chaliah tsibbour arrive à Modim : c’est permis, puisqu’il s’incline avec les autres. S’il doit commencer afin d’accoler la Guéoula à la tefila, et qu’il se trouve que le chaliah tsibbour arrive à Modim alors qu’il est au milieu de l’une des berakhot, qu’il s’incline avec lui. Mais s’il en est au début ou à la fin, qu’il ne s’incline pas : on ne s’incline au début ou à la fin d’une berakha que dans Avot et dans Hoda’a. Toutefois, lekhathila (a priori), on ne fera pas ainsi, à moins qu’il ne soit forcé de prier afin d’accoler la Guéoula à la tefila. De même pour la Kédoucha : s’il a dû prier, lorsqu’il arrive avec le chaliah tsibbour à Naaritsékha, qu’il dise avec lui, mot à mot, ce que celui-ci dit ; et cela n’est pas une interruption.