טור אורח חיים

Tour Orah Haim — siman 111

Rabbi Yaakov ben Asher (Baal HaTour) · Accoler la gueoula à la tefila
En bref - de quoi parle ce chiour ?

On accolera Gaal Israël à l’amida sans aucune interruption. Amen après Gaal Israël n’est pas une interruption : c’est une mitsva d’y répondre. On ne dira pas de versets intercalés, sauf « ה' שפתי תפתח », qui compte comme une gueoula prolongée. À Moussaf et à Minha, on peut dire des versets si l’on veut.

Glossaire

gueoula
bénédiction « Gaal Israël », qui clôt les berakhot du Chema

ויסמוך גאולה לתפלה שלא יפסיק ביניהם כלל דהעיד רבי יוסף בן אליקים משום קהלא קדישא דבירושלים כל הסומך גאולה לתפלה אינו ניזוק כל אותו היום ירושלמי תיכף לגאולה תפלה שנאמר יהיו לרצון אמרי פי והגיון לבי לפניך ה' צורי וגואלי היינו גאולה וסמיך ליה יענך ה' ביום צרה היינו תפלה א"ר אמי כל מי שאינו סומך גאולה לתפלה למה הוא דומה לאוהבו של מלך שבא ודפק על פתחו של מלך יצא המלך לידע מה הוא מבקש ומצאו שהפליג אף הוא מפליג אבל אמן אחר גאל ישראל לא הוי הפסק ומצוה לענותו כיון שהוא אחר סיום ברכות של ק"ש ויש נוהגין לומר קודם פסוקים כגון שומע תפלה עדיך כל בשר יבואו כי שם ה' אקרא הבו גודל לאלהינו ואין לאומרם דהוי הפסק אבל ה' שפתי תפתח ופי יגיד תהלתך לא הוי הפסק דאמר רבי יוחנן בתחילה הוא אומר ה' שפתי תפתח כיון דתקנוהו רבנן בתפלה כגאולה אריכתא דמיא אבל במוסף ומנחה אם ירצה לומר פסוקים יאמר:

On accolera la gueoula à la tefila, sans aucune interruption entre elles. Rabbi Yossef ben Eliakim a témoigné au nom de la sainte communauté de Jérusalem : quiconque accole la gueoula à la tefila ne subit aucun dommage tout ce jour-là. Yerouchalmi : tout de suite après la gueoula, la tefila, comme il est dit : « Que les paroles de ma bouche et la méditation de mon cœur soient agréées devant Toi, ה' mon rocher et mon rédempteur » — c’est la gueoula ; et à la suite : « Que ה' te réponde au jour de détresse » — c’est la tefila. Rabbi Ami a dit : quiconque n’accole pas la gueoula à la tefila, à quoi ressemble-t-il ? À l’ami du roi qui vient frapper à la porte du roi ; le roi sort pour savoir ce qu’il demande et le trouve déjà parti — lui aussi s’éloigne. Mais amen après « Gaal Israël » n’est pas une interruption, et c’est une mitsva d’y répondre, puisqu’il vient après l’achèvement des berakhot du Chema. Certains ont l’habitude de dire auparavant des versets, tels que « Toi qui écoutes la tefila, vers Toi toute chair viendra » et « Car je proclame le Nom de ה', rendez grandeur à notre Dieu » : on ne les dira pas, car c’est une interruption. Mais « ה', ouvre mes lèvres, et ma bouche dira Ta louange » n’est pas une interruption : Rabbi Yohanan a dit qu’au début on dit « ה', ouvre mes lèvres » ; puisque les Sages l’ont institué dans la tefila, cela compte comme une gueoula prolongée. Mais à Moussaf et à Minha, s’il veut dire des versets, il les dira.