La guérison en huitième à cause de la mila du huitième jour ; vingt-sept mots ; on peut passer du singulier au pluriel dans un verset dit comme tefila.
שמינית רפאינו ומה ראו לומר רפואה בשמינית א"ר אחא מתוך שניתנה מילה בשמיני וצריכה רפואה קבעוה בשמינית וגם כדי לומר גאולה בשביעית שינו סדר הפסוק שהיה ראוי לומר רפואה בין סליחה לגאולה כדפרישית לעיל כדכתיב הסולח לכל עוניכי הרופא לכל תחלואיכי אלא שראו לקבוע גאולה בשביעית הילכך קבעוה מיד אחר ברכה שאחריה ויש בה כ"ז תיבות כנגד כ"ז פסוקים שבפרשת מילה וכ"ז תיבות בפסוק ויאמר אם שמוע עד רופאך שבזכות התורה והמצות באה רפואה וכ"ז אותיות בפסוק כי חיים הם למוצאיהם ולכל בשרו מרפא אע"ג דתניא כל הכתוב לרבים אין מכנין אותו ליחיד ליחיד אין מכנין אותו לרבים וא"כ כיון שהפסוק הוא לשון יחיד רפאני ה' וארפא היאך אנו אומרים אותו בלשון רבים פי' הרמ"ה היינו במתרגם המתרגם הפסוקים אינו רשאי לשנות מיחיד לרבים או איפכא וה"ה נמי הקורא הפסוק ככתבו בזמן שמכוין לקרות אבל פסוק של תפלה שאין כוונת הציבור לקרותו אלא להתחנן דרך תפלה ובקשה הרי הן כשאר תפלות ורשאין לשנותם לפי צורך השעה לפי ענין תחנתם ובקשתם והרב ר' יונה כתב דווקא כשקורא כל המזמור או כל הענין כסדר אז אין לשנות אבל כשמתפלל ואומר פסוקים הנה והנה יכול לשנות מיחיד לרבים ומרבים ליחיד ולזה נוטה דעת א"א ז"ל:
Huitième : Refaénou. Pourquoi a-t-on dit la guérison en huitième ? Dit Rabbi Aha : puisque la mila a été donnée au huitième jour et qu'elle requiert une guérison, on l'a fixée en huitième. Et aussi, afin de dire la gueoula en septième, on a changé l'ordre du verset : il eût convenu de dire la guérison entre le pardon et la gueoula, comme je l'ai expliqué plus haut, ainsi qu'il est écrit : « Lui qui pardonne toutes tes fautes, qui guérit toutes tes maladies ». Mais on a jugé bon de fixer la gueoula en septième ; c'est pourquoi on a fixé [la guérison] aussitôt après la bénédiction qui la suit. Elle compte vingt-sept mots, correspondant aux vingt-sept versets de la parasha de la mila, et aux vingt-sept mots du verset « Il dit : Si tu écoutes » jusqu'à « ton Guérisseur », car c'est au mérite de la Torah et des mitsvot que vient la guérison ; et aux vingt-sept lettres du verset : « Car ils sont vie pour ceux qui les trouvent, et pour toute sa chair une guérison ». Bien qu'il soit enseigné : tout ce qui est écrit au pluriel, on ne le transpose pas au singulier ; au singulier, on ne le transpose pas au pluriel. Dès lors, puisque le verset est au singulier — « Guéris-moi, ה', et je serai guéri » —, comment le disons-nous au pluriel ? Le Ramah a expliqué : cela vise le traducteur ; le traducteur des versets n'a pas le droit de changer du singulier au pluriel ou l'inverse ; et de même celui qui lit le verset tel qu'il est écrit, lorsqu'il a l'intention de lire. Mais un verset de tefila, dont l'intention du tsibbour n'est pas de le lire mais de supplier par voie de tefila et de demande : ceux-là sont comme les autres tefilot, et l'on peut les modifier selon le besoin de l'heure, selon l'objet de leur supplication et de leur requête. Le rav Rabbi Yona a écrit : seulement lorsqu'on lit tout le mizmor ou tout le passage dans l'ordre, alors on ne change pas ; mais lorsqu'on prie et que l'on dit des versets çà et là, on peut changer du singulier au pluriel et du pluriel au singulier. C'est vers cela que penche l'avis de mon père mon maître, de mémoire bénie.