Modim suit Retsé : après l’Avoda vient l’action de grâce. On fait taire qui dit « Modim Modim ». On s’incline au début et à la fin. Qui ne s’incline pas, sa colonne devient un serpent. On ajoute Al Hanissim à Hanouka et Pourim, et « Oukhtov lehayim » de Roch Hachana à la sortie de Yom Kippour. Birkat Cohanim vient après l’hodaa ; seul le chaliah tsibbour la dit.
י"ח מודים ותקנוהו אחר רצה דכיון שבאת עבודה באת תודה דכתיב (תהלים נ) זובח תודה יכבדנני האומר מודים מודים משתקין אותו ושוחין בה תחילה וסוף ולעיל בברכת אבות פירשתי דין שחייה בפ"ק דב"ק (טז.) אמר שדרו של אדם לאחר ע' שנה נעשה נחש והוא דלא כרע במודים מדה כנגד מדה שהיה לו לכרוע ולזקוף כנחש והוא לא עשה כן לכן נעשה שדרו נחש ובחנוכה ופורים מוסיפין בה על הנסים ומראש השנה ועד מוצאי יה"כ מוסיפין בה וכתוב לחיים וכל אחד יתבאר במקומו בעז"ה: אחר הודאה ברכת כהנים דכתיב וישא אהרן את ידיו אל העם ויברכם וירד מעשות החטאת כבר אלמא לאחר העבודה ברכה. והיה ראוי לאומרה מיד אחר עבודה אלא דעבודה והודאה חדא מילתא היא ודוקא ש"צ אומר אותה אבל יחיד אין לאומרה:
La dix-huitième berakha est Modim. On l’a instituée après Retsé, car une fois venue l’Avoda est venue la todah, comme il est écrit (Psaumes 50) : « Qui offre un sacrifice d’action de grâce Me glorifie. » Celui qui dit « Modim Modim », on le fait taire. On s’incline dans cette berakha au début et à la fin ; j’ai déjà expliqué plus haut, à la berakha des Avot, la règle de l’inclinaison. Au premier chapitre de Baba Kamma (16a) on dit que la colonne vertébrale de l’homme, après soixante-dix ans, devient un serpent : c’est celui qui ne s’est pas incliné à Modim — mesure pour mesure : il devait s’incliner et se redresser comme un serpent, et il ne l’a pas fait ; c’est pourquoi sa colonne devient un serpent. À Hanouka et à Pourim on y ajoute Al Hanissim ; de Roch Hachana jusqu’à la sortie de Yom Kippour on y ajoute « Oukhtov lehayim ». Chacun sera expliqué à sa place, avec l’aide de ה'. Après l’hodaa vient Birkat Cohanim, comme il est écrit : « Aharon éleva ses mains vers le peuple et les bénit, et il descendit après avoir déjà fait le sacrifice de faute. » D’où il appert qu’après l’Avoda vient la bénédiction. Il eût convenu de la dire tout de suite après l’Avoda, mais l’Avoda et l’hodaa ne sont qu’une seule chose. Seul le chaliah tsibbour la dit ; le yahid ne doit pas la dire.