טור אורח חיים

Tour Orah Haim — siman 123

Rabbi Yaakov ben Asher (Baal HaTour) · Les trois pas en arrière et le salut à la fin de la tefila
En bref - de quoi parle ce chiour ?

On s'incline et l'on recule de trois pas en une seule inclination ; on penche la tête à gauche puis à droite comme pour prendre congé de son maître ; on demeure à cet endroit jusqu'à ce que le chalia'h tsibbour commence, selon certains jusqu'à la Kedoucha.

Glossaire

כריעה
inclination : on reste courbé pendant les trois pas
יתן שלום
donner le salut
Ossé chalom bimromav
« Lui qui fait la paix dans Ses hauteurs »
Chekhina
Présence divine
Avi haEzri
le Raavyah, R. Eliézer ben Yoël haLévi
Rif
Rav Yitshak Alfasi
chalia'h tsibbour
officiant
Kedoucha
sanctification récitative

וכורע ופוסע ג' פסיעות לאחריו ובכריעה אחת ובעודו כורע קודם שיזקוף יטה בראשו לצד שמאלו כמי שבא ליפטר מרבו ואחר כך לימינו דאמר ריב"ל המתפלל צריך שיפסע ג' פסיעות לאחוריו ואח"כ יתן שלום ואם לא עשה כן כאילו לא התפלל ויש נוהגין לומר שלום בשמאלי ושלום בימיני עושה שלום במרומיו וכו' וראייתם מהא דאמרינן במסכת יומא משום רבי שמעיה אמרו נותן שלום בימינו ואח"כ בשמאלו פי' בימינה של שכינה שהיא כנגדו שהוא שמאלו וכתב אבי העזרי שאין לאומרה שאין פירושו שיאמר שלום בימיני וכו' אלא כשאומר עושה שלום במרומיו הופך פניו לצד שמאלו וכשיאמר הוא יעשה שלום הופך פניו לצד ימינו ובמקום שכלו ג' פסיעות יעמוד ולא יחזור מיד למקומו דאיתמר (יומא נג:) משמיה דרב מרדכי כיון שפסע ג' פסיעות לאחריו התם מיבעי ליה למיקם משל לתלמיד שנפטר מרבו שאם חוזר מיד דומה לכלב שב על קיאו שסופו הוכיח על תחילתו שלא פסע לאחוריו כדי ליפטר מרבו כיון שחוזר אליו מיד וכתב רב אלפס מיבעי ליה למיקם התם עד דפתח ש"צ וכד פתח ש"צ הדר לדוכתיה ואיכא מ"ד עד דמטי ש"צ לקדושה:

On s'incline et l'on fait trois pas en arrière, en une seule inclination. Tandis qu'on est encore incliné, avant de se redresser, on penche la tête vers son côté gauche, comme celui qui vient prendre congé de son maître, puis vers sa droite. Car Rabbi Yehochoua ben Lévi a dit : celui qui prie doit faire trois pas en arrière, puis donner le salut ; s'il ne l'a pas fait, c'est comme s'il n'avait pas prié. Certains ont l'usage de dire : « Chalom à ma gauche et chalom à ma droite, Ossé chalom bimromav, etc. » Leur preuve : ce qu'on dit au traité Yoma au nom de Rabbi Chemaya : on donne le salut à sa droite, puis à sa gauche — c'est-à-dire à la droite de la Chekhina, qui est face à lui, et qui est sa gauche à lui. L'Avi haEzri a écrit qu'il ne faut pas le dire : le sens n'est pas qu'on prononce « chalom à ma droite, etc. », mais que, lorsqu'on dit « Ossé chalom bimromav », on tourne le visage vers son côté gauche, et lorsqu'on dit « Hou yaassé chalom », on tourne le visage vers son côté droit. À l'endroit où s'achèvent les trois pas, on reste debout et l'on ne revient pas aussitôt à sa place. Car il a été dit (Yoma 53b) au nom de Rav Mordekhai : une fois qu'on a fait trois pas en arrière, c'est là qu'il faut demeurer. Comparaison : un disciple qui a pris congé de son maître ; s'il revient aussitôt, il ressemble au chien qui retourne à son vomissement : la fin prouve sur le commencement qu'il n'avait pas reculé pour prendre congé de son maître, puisqu'il revient vers lui tout de suite. Le Rif a écrit qu'il faut rester là jusqu'à ce que le chalia'h tsibbour commence ; et quand le chalia'h tsibbour commence, on revient à sa place. Et il est une opinion : jusqu'à ce que le chalia'h tsibbour arrive à la Kedoucha.