Après l'amida à voix basse, le chalia'h tsibbour la répète pour acquitter qui ne sait pas prier et pour la Kedoucha. Il faut écouter de bout en bout, se taire et répondre amen comme il faut — ni hatoufa, ni ketoufa, ni yetoma. S'il n'y a pas neuf personnes attentives, la répétition risque d'être une berakha en vain. Qui a oublié Yaalé veyavo s'acquitte par l'écoute des dix-huit, même s'il est versé.
ולאחר שסיימו הציבור תפלתן יחזיר ש"ץ התפלה שאם יש מי שאינו יודע להתפלל יכוין למה שהוא אומר ויוצא בו וכתבו רב שרירא ורב האי שצריך שיכוין לכל מה שאומר ש"צ מראש ועד סוף כאדם שמתפלל לעצמו ואין מפסיקין ולא משיחין ופוסעין ג' פסיעות לאחוריהם וגם מחזיר התפלה כדי שיענו קדושה אחריו ועל כן צריך שלא יתחיל יחיד להתפלל אא"כ יכול לגמור קודם שיגיע ש"צ לקדושה ואם התחיל והגיע עם ש"צ לקדושה יאמר עמו נעריצך וקדושה מלה במלה וצריך שיכוין כל יחיד ויחיד למה שאומר ש"צ וז"ל א"א הרא"ש ז"ל בתשובת שאלה יש לגעור באותם המגביהים קולם ואומרים עם החזן תפלת י"ח וקדושה ואף לר"י דאמר הלואי שיתפלל אדם כל היום כולו היינו בספק התפלל אם לא אבל הכא שהתפלל כבר אסור להתפלל שנית והחזן מתפלל להוציא מי שאינו בקי והקהל יש להם לשתוק ולכוין לברכת החזן לומר אמן וכשאין ט' בב"ה המכוונים בברכת ש"צ קרוב בעיני להיות ברכת ש"צ ברכה לבטלה כי נתקנה ברכת ש"צ לאומרה בי' וכשאין ט' המכוונים לברכותיו נראה כברכה לבטלה לכן כל אדם יעשה עצמו כאילו אין תשעה זולתו ויכוין לברכת החזן והמזמרים עם החזן נראה כקלות ראש ושמעתי מאבא מורי שהיה אומר על כל ברכה וברכה שהיה שומע בכל מקום ברוך הוא וברוך שמו וזהו שאמר משה רבינו כי שם ה' אקרא הבו גודל לאלהינו ועוד אפי' כשמזכירין צדיק בשר ודם צריך לברכו שנאמר זכר צדיק לברכה ע"כ ויענו אמן אחר כל ברכה וברכה בין אותם שיצאו ידי תפלה ובין אותם שלא יצאו ובכוונה שיכוין בלבו אמת היא הברכה שבירך המברך ואני מאמין בזה כי אמן הוא לשון האמנת דברים ולא יענה אמן חטופה פירוש כאילו האל"ף נקודה בחטף ויש מפרשים שלא יחטוף אותו שלא ימהר לענותו קודם שיסיים המברך ולא אמן קטופה שאינו מחתך האותיות ולא אמן יתומה שלא שמע הברכה מפי המברך ופירש ר"י ה"מ שלא יצא ידי חובת הברכה ועונה אמן כדי לצאת אבל אם כבר יצא לית לן בה אבל מדברי רב כהן צדק משמע אפילו אם יצא כבר לא יענה אמן יתומה שכתב חייבין הציבור לשתוק ולשמוע כל ברכה וברכה מפי החזן ואחר כך יענו אמן כי העונה אמן ולא שמע הברכה היא אמן יתומה והכי מסתבר טפי ומיהו אם יודע איזו ברכה סיים אע"פ שלא שמעה מפיו יכול לענות אמן כדמוכח במסכת סוכה בב"ה של אלכסנדריא היו מניפין בסודרין להודיע שסיים ש"צ ברכה ויענו אמן אלמא שהיו עונין אע"פ שלא שמעו מפיו וצ"ל שהיו מכוונין בחשבון הברכות לידע איזו ברכה הוא אומר וז"ל רב עמרם מאן דקאי בבי כנישתא אחורי ש"צ בעי לכווני דעתיה ובתר דחתים ש"צ על כל ברכה וברכה להוי עני אמן דהכי אמור רבנן מ"ד (תהלים לא) אמונים נוצר ה' אלו שאומרים אמן באמונה אומר ש"צ ברוך מחיה המתים והם עונין אמן ועדיין לא ראו תחיית המתים ומאמינין בהקב"ה שמחיה המתים אומר ש"צ ברוך גואל ישראל והם עונין אמן ועדיין לא נגאלו וא"ת נגאלו הרי חזרו ונשתעבדו ומאמינין שעתיד הקב"ה לגאלם אומר ש"צ ברוך בונה ירושלים ועדיין היא בחורבנה ומאמינים בהקב"ה שעתיד לבנותה ועונין אמן הוי אמונים נוצר ה' תניא אין עונין לא אמן חטופה ולא אמן קטופה ולא אמן יתומה ולא יזרקנה מפיו פירוש שלא ימהר לאומרה שלא בכוונה בן עזאי אומר האומר אמן חטופה יתחטפו ימיו קטופה יתקטפו ימיו יתומה יהיו בניו יתומים קצרה יתקצרו ימיו ארוכה מאריכין לו ימיו ושנותיו ובלבד שלא יאריך בה יותר מדאי דא"ר חסדא אין הבוצע רשאי לבצוע עד שיכלה אמן מפי רוב העונין אבל אם כלה מפי רוב העונין אפי' יש עדיין מיעוט ומאריכין אינו צריך להמתין להם כיון שמאריכין בו יותר מדאי אמר רבי שמעון כל העונה אמן בכל כחו פי' בכל כוונתו פותחין לו שערי גן עדן שנאמר (ישעיה כו) פתחו שערים ויבא גוי צדיק שומר אמונים אל תקרי אמונים אלא אמנים אלו שאומרים אמן מי ששכח ולא אמר יעלה ויבא בר"ח או בחולו של מועד או בכל דבר שצריך לחזור בשבילו ולהתפלל יכוין דעתו וישמע מש"צ כל י"ח ברכות מראש עד סוף ויוצא ידי חובתו אע"ג דאמר בפ"ב דראש השנה ש"צ אינו פוטר אלא האנוסים שאינן יכולין לבא לב"ה שאני הכא שכבר התפלל אלא ששכח ולא הזכיר מוציא אף הבקי:
Après que le tsibbour a achevé sa tefila, le chalia'h tsibbour répète la tefila, afin que s'il y a quelqu'un qui ne sait pas prier, il dirige sa kavana vers ce qu'il dit et s'en acquitte. Rav Chérira et Rav Haï ont écrit qu'il faut diriger sa kavana vers tout ce que dit le chalia'h tsibbour, du commencement jusqu'à la fin, comme un homme qui prie pour lui-même : on n'interrompt pas, on ne converse pas, et l'on recule de trois pas. Il répète aussi la tefila afin que l'on réponde Kedoucha après lui. C'est pourquoi un yahid ne commencera à prier que s'il peut achever avant que le chalia'h tsibbour n'arrive à la Kedoucha. S'il a commencé et qu'il arrive avec le chalia'h tsibbour à la Kedoucha, il dira avec lui Naaritsékha et la Kedoucha, mot à mot. Il faut que chaque yahid dirige sa kavana vers ce que dit le chalia'h tsibbour. Voici les termes de mon maître et père, le Roch de mémoire bénie, dans une réponse : il faut réprimander ceux qui élèvent la voix et disent avec le hazzan la tefila des Dix-huit et la Kedoucha. Même selon Rabbi Yo'hanan, qui a dit : « Plût au Ciel qu'un homme priât tout le jour entier », cela vise le cas où l'on doute d'avoir prié ou non ; mais ici, puisqu'il a déjà prié, il est interdit de prier une seconde fois. Le hazzan prie pour acquitter celui qui n'est pas versé ; l'assemblée doit se taire et diriger sa kavana vers la berakha du hazzan, pour répondre amen. Quand il n'y a pas, dans le beit haknesset, neuf personnes qui dirigent leur kavana vers la berakha du chalia'h tsibbour, j'estime presque que la berakha du chalia'h tsibbour est une berakha en vain : car la berakha du chalia'h tsibbour a été instituée pour être dite à dix, et lorsqu'il n'y a pas neuf personnes attentives à ses berakhot, cela a l'apparence d'une berakha en vain. C'est pourquoi chacun se regardera comme s'il n'y avait pas neuf autres que lui, et dirigera sa kavana vers la berakha du hazzan. Ceux qui chantent avec le hazzan donnent l'apparence d'une légèreté. J'ai entendu de mon père et maître qu'il disait, sur chaque berakha qu'il entendait, en tout lieu : « Baroukh hou ouvaroukh chemo ». C'est ce qu'a dit Moché notre maître : « Car je proclame le Nom de ה' ; rendez grandeur à notre Dieu. » De plus, même lorsqu'on mentionne un juste de chair et de sang, il faut le bénir, comme il est dit : « Le souvenir du juste est pour la bénédiction. » Fin de citation. On répondra amen après chaque berakha, tant ceux qui se sont déjà acquittés de la tefila que ceux qui ne s'en sont pas acquittés, avec cette kavana dans le cœur : « Vraie est la berakha qu'a bénie celui qui bénit, et j'y crois », car amen est un langage d'affirmation des paroles. On ne répondra pas un amen hatoufa, c'est-à-dire comme si l'alef était ponctué d'un hataf. Certains expliquent : qu'on ne le hâte pas, c'est-à-dire qu'on ne se presse pas de le répondre avant que celui qui bénit n'ait achevé. Ni un amen ketoufa, dont on n'articule pas les lettres. Ni un amen yetoma, lorsque l'on n'a pas entendu la berakha de la bouche de celui qui bénit. Le Ri a expliqué : cela ne vise que celui qui ne s'est pas encore acquitté de l'obligation de la berakha et qui répond amen pour s'en acquitter ; mais s'il s'en est déjà acquitté, cela ne nous importe pas. Toutefois, des paroles de Rav Cohen Tsedek il ressort que, même s'il s'en est déjà acquitté, il ne répondra pas un amen yetoma : il a écrit que le tsibbour est tenu de se taire et d'entendre chaque berakha de la bouche du hazzan, puis de répondre amen, car celui qui répond amen sans avoir entendu la berakha, c'est un amen yetoma. Et cela est plus raisonnable. Cependant, s'il sait quelle berakha s'est achevée, même s'il ne l'a pas entendue de sa bouche, il peut répondre amen, comme il appert du traité Soukka : dans le beit haknesset d'Alexandrie, on agitait des mouchoirs pour faire savoir que le chalia'h tsibbour avait achevé une berakha, et l'on répondait amen ; donc on répondait bien sans l'avoir entendue de sa bouche. Il faut dire qu'ils suivaient le compte des berakhot, pour savoir laquelle il disait. Voici les termes de Rav Amram : celui qui se tient dans le beit haknesset derrière le chalia'h tsibbour doit diriger son esprit ; et après que le chalia'h tsibbour a conclu chaque berakha, qu'il réponde amen. Car ainsi ont parlé les Sages, au sujet du verset (Psaumes 31) : « ה' garde les fidèles » — ce sont ceux qui disent amen avec foi. Le chalia'h tsibbour dit : « Béni soit Celui qui fait revivre les morts », et ils répondent amen, alors qu'ils n'ont pas encore vu la résurrection des morts, et ils croient au Saint, béni soit-Il, qui fait revivre les morts. Il dit : « Béni soit le Rédempteur d'Israël », et ils répondent amen, alors qu'ils n'ont pas encore été rachetés ; et si l'on dit qu'ils l'ont été, voici qu'ils sont retombés dans la servitude ; et ils croient que le Saint, béni soit-Il, les rachètera à l'avenir. Il dit : « Béni soit Celui qui bâtit Jérusalem », alors qu'elle est encore en ruine, et ils croient au Saint, béni soit-Il, qui la bâtira à l'avenir, et ils répondent amen. Voilà : « ה' garde les fidèles ». Il a été enseigné : on ne répond ni amen hatoufa, ni amen ketoufa, ni amen yetoma, et l'on ne le jettera pas de sa bouche — c'est-à-dire qu'on ne se hâtera pas de le dire sans kavana. Ben Azaï dit : celui qui dit un amen hatoufa, ses jours seront saisis ; ketoufa, ses jours seront tranchés ; yetoma, ses fils seront orphelins ; un amen court, ses jours seront abrégés ; un amen long, on lui allonge ses jours et ses années — pourvu qu'on ne l'allonge pas trop : car Rav 'Hisda a dit que celui qui rompt le pain n'a pas le droit de rompre avant que l'amen soit achevé de la bouche de la majorité de ceux qui répondent ; mais si l'amen est achevé de la bouche de la majorité, même s'il reste encore une minorité qui allonge, il n'a pas à les attendre, puisqu'ils l'allongent plus qu'il ne faut. Rabbi Chimone a dit : quiconque répond amen de toute sa force — c'est-à-dire de toute sa kavana —, on lui ouvre les portes du Gan Eden, comme il est dit (Isaïe 26) : « Ouvrez les portes, qu'entre une nation juste, gardienne de la fidélité » ; ne lis pas émounim mais amenim — ceux qui disent amen. Celui qui a oublié et n'a pas dit Yaalé veyavo à Roch 'Hodech ou pendant 'Hol Hamoed, ou toute chose pour laquelle il faut revenir en arrière et prier, dirigera son esprit et écoutera du chalia'h tsibbour les dix-huit berakhot du commencement jusqu'à la fin, et il s'acquitte de son obligation. Bien que l'on ait dit, au chapitre 2 de Roch Hachana, que le chalia'h tsibbour n'acquitte que les anos (contraints) qui ne peuvent venir au beit haknesset, ici c'est différent : il a déjà prié, seulement il a oublié et n'a pas mentionné ; aussi acquitte-t-il même le versé.