טור אורח חיים

Tour Orah Haim — siman 126

Rabbi Yaakov ben Asher (Baal HaTour) · Le chaliah tsibbour qui s’est trompé dans les berakhot
En bref - de quoi parle ce chiour ?

On n’écarte l’officiant que s’il a sauté Velamalchinim (crainte d’apikoros) ; Yerouchalmi : mêmes soupçons pour la résurrection des morts et Boneh Yerushalayim. Le remplaçant ne se récuse pas et reprend au début de la berakha fautive (ou au début / à Retsé). Pas de reprise pour Yaalé véyavo oublié au chaharit de Roch Hodech. Discussion Smag / Halakhot Guedolot / Semak sur Moussaf, Chabbat et Yom Tov. Rambam : l’erreur à voix basse se rattrape par la répétition à voix haute.

Glossaire

Velamalchinim
« Et pour les délateurs », 12e berakha de l’amida (Birkat haminim)
apikoros
hérétique
Mekhni'a zedim
« qui soumet les insolents », châtima de Birkat haminim
Boneh Yerushalayim
berakha « qui reconstruit Jérusalem »
teiva
pupitre de l’officiant
Retsé
« Agrée », 17e berakha, début des trois dernières
Yaalé véyavo
« Qu’il monte et qu’il vienne », insertion de Roch Hodech et des fêtes
Roch Hodech
premier jour du mois
Séfer Mitsvot Gadol
Smag, code de R. Moshé de Coucy
Halakhot Guedolot
code gaonique (Behag)
Semak
Séfer Mitsvot Katan de R. Yits'hak de Corbeil

שליח ציבור שטעה באחת מכל הברכות שדלג אותה וכשמזכירים אותו יודע לחזור למקומו אין מסלקין אותו אבל אם דלג קללת ולמלשינים מסלקין אותו מיד שמא אפיקורס הוא אבל אם התחיל אותה וטעה בה אין מסלקין אותו ירושלמי ש"צ שדלג ב' או ג' ברכות אין מסלקין אותו חוץ ממי שלא אמר תחיית המתים שמא כופר הוא בתחיית המתים ומכניע זדים שמא אפיקורס הוא בונה ירושלים שמא אינו מאמין בביאת המשיח ואני אומר אפיקורס הוא וכשמסלקים אותו העומד במקומו לא יסרב כלל אף על פי שהעובר לפני התיבה צריך לסרב כדפי' לעיל הכא שהוא באמצע תפלה אין לו לסרב והיכא שטעה ואינו יודע לחזור שאחר עומד במקומו מתחיל השני מתחלת ברכה שטעה זה ואם היה הטעות בג' ראשונות מתחיל בראש ובג' אחרונות מתחיל ברצה ובכ"מ שיחיד חוזר ש"צ חוזר אם טעה כשמחזיר התפלה חוץ מבר"ח שחרית שאם לא הזכיר יעלה ויבא אינו חוזר שלא להטריח על הציבור כתב בס"ה על שם ה"ג שגם בתפלת המוסף אין מחזירין אותו מפני טורח ציבור ודוקא בר"ח אבל בשבת וי"ט מחזירין ובסמ"ק כתב דאפילו בשבת וי"ט נמי אין מחזירין והכי מסתבר דמאי שנא שבת וי"ט מר"ח וכן מה שכתב שגם במוסף אין מחזירין לא נהירא דלא קאמר בגמרא אלא בשחרית מפני שתפלת המוספין לפניו אבל לא סמכינן ממוסף על מנחה שלאחר זמן כתב הרמב"ם ז"ל שאם טעה ש"צ כשמתפלל בלחש שאינו חוזר ומתפלל שנית מפני טורח ציבור אלא סומך על התפלה שמתפלל בקול רם ואם טעה באותה שמתפלל בקול רם חוזר לעולם כמו היחיד עד כאן:

Un chaliah tsibbour qui s’est trompé dans l’une de toutes les berakhot, qu’il l’a sautée, et, lorsqu’on le lui rappelle, sait revenir à sa place : on ne l’écarte pas. Mais s’il a sauté la malédiction « Velamalchinim », on l’écarte aussitôt, de peur qu’il ne soit un apikoros. Mais s’il l’a commencée et s’y est trompé, on ne l’écarte pas. Yerouchalmi : un chaliah tsibbour qui a sauté deux ou trois berakhot, on ne l’écarte pas, excepté celui qui n’a pas dit la résurrection des morts, de peur qu’il ne nie la résurrection des morts ; « qui soumet les insolents », de peur qu’il ne soit un apikoros ; « qui reconstruit Jérusalem », de peur qu’il ne croie pas à la venue du Mashia'h. Et moi je dis qu’il est un apikoros. Quand on l’écarte, celui qui se tient à sa place ne se récuse aucunement, bien que celui qui passe devant la teiva doive se récuser, comme expliqué plus haut : ici, comme c’est au milieu de la tefila, il n’a pas à se récuser. Et là où il s’est trompé et ne sait pas revenir, de sorte qu’un autre se tient à sa place, le second commence au début de la berakha où celui-ci s’est trompé. Si l’erreur était dans les trois premières, il commence au début ; et dans les trois dernières, il commence à Retsé. Et partout où le yahid recommence, le chaliah tsibbour recommence s’il s’est trompé en répétant la tefila, excepté au chaharit de Roch Hodech : s’il n’a pas mentionné Yaalé véyavo, il ne recommence pas, afin de ne pas faire peser de charge sur le tsibbour. On a écrit dans le Séfer Mitsvot Gadol, au nom des Halakhot Guedolot, que de même, dans la tefila de Moussaf, on ne le fait pas recommencer à cause de la charge du tsibbour — et cela uniquement à Roch Hodech, mais le Chabbat et à Yom Tov on le fait recommencer. Et dans le Semak, il a écrit que même le Chabbat et à Yom Tov on ne le fait pas non plus recommencer. Et ainsi il est raisonnable : en quoi le Chabbat et Yom Tov différeraient-ils de Roch Hodech ? Et ce qu’il a écrit, que même à Moussaf on ne le fait pas recommencer, n’est pas plausible : le Talmud n’a dit cela qu’au chaharit, parce que la tefila de Moussaf est encore devant lui ; mais on ne s’appuie pas, de Moussaf, sur Minha qui vient plus tard. Le Rambam de mémoire bénie a écrit : si le chaliah tsibbour s’est trompé en priant à voix basse, il ne recommence pas et ne prie pas une seconde fois à cause de la charge du tsibbour, mais s’appuie sur la tefila qu’il dit à voix haute ; et s’il s’est trompé dans celle qu’il dit à voix haute, il recommence toujours, comme le yahid. Jusqu’ici.