טור אורח חיים

Tour Orah Haim — siman 129

Rabbi Yaakov ben Asher (Baal HaTour) · Dans quelles prières on lève les mains
En bref - de quoi parle ce chiour ?

Nesi'at kappayim seulement à shaharit, au moussaf et à neïla (Yom Kippour, Maamadot). Pas à minha, crainte d’ivresse ; décret même au jeûne qui a une neïla. Aux jeûnes sans neïla (9 Av, 17 Tamouz), minha proche du coucher du soleil : on lève les mains. Bahag : aussi à minha de Yom Kippour. Ashkenaz et Rav Amram : non. Rambam : kohen déjà monté à minha de Yom Kippour — on ne le fait pas descendre.

Glossaire

nesi'at kappayim
élévation des mains, bénédiction des kohanim
neïla
prière de fermeture, en fin d’un jour de jeûne solennel
Maamadot
délégations d’Israël assistant aux sacrifices ; ces jours avaient une neïla
gezeira atu
décret par crainte de confusion avec un cas voisin
ta'anit tsibbour
jeûne public
Bahag
Baal Halakhot Guedolot
doukhan
estrade d’où les kohanim bénissent

אין נשיאות כפים אלא בשחרית ומוסף ובנעילה ביום שיש בו נעילה כמו ביה"כ והמעמדות אבל לא במנחה דשכיחא שכרות שמא יהא הכהן שכור ואפילו במנחה של תענית גזירה אטו שאר הימים. וה"מ בתענית שיש בו נעילה כמו ביוה"כ ות"צ שהמנחה היא בעוד היום גדול ואתי לאיחלופי במנחה דשאר יומי אבל תענית שאין בו נעילה כגון ט"ב וי"ז בתמוז הואיל ותפלת המנחה סמוך לשקיעת החמה היא דומה לתפלת נעילה ואינה מתחלפת במנחה של שאר הימים הילכך יש בה נשיאות כפים ובה"ג כתב דפרסי כהני ידיהם בי"ה בתפלת המנחה דהוי כתפלת המנחה של שאר תעניות שהיא סמוכה לשקיעת החמה ה"נ כיון דמפשי ביה רחמי הויא סמוכה לשקיעת החמה ובאשכנז אין נוהגים כן וכ"כ רב עמרם שאין נושאין כפיהם במנחה ביה"כ והרמב"ם ז"ל כתב כהן שעבר ועלה לדוכן ביה"כ במנחה כיון שהדבר ידוע שאין שם שכרות הרי זה נושא כפיו ואין מורידין אותו מפני החשד שלא יאמרו פסול הוא ולכך הורידוהו:

On ne fait la nesi'at kappayim qu’à shaharit et au moussaf, ainsi qu’à neïla un jour où il y a neïla, comme à Yom Kippour et aux Maamadot. On ne la fait pas à minha, car l’ivresse y est fréquente : on craint que le kohen soit ivre. Même à minha d’un jeûne, c’est un décret à cause des autres jours. Cela ne vaut que pour un jeûne où il y a neïla, comme Yom Kippour et un jeûne public (ta'anit tsibbour), dont la minha a lieu alors que le jour est encore grand, si bien qu’on en viendrait à la confondre avec la minha des autres jours. Mais un jeûne sans neïla, comme le 9 Av et le 17 Tamouz : puisque la tefila de minha est proche du coucher du soleil, elle ressemble à la tefila de neïla et ne se confond pas avec la minha des autres jours ; on y fait donc la nesi'at kappayim. Le Bahag a écrit que les kohanim étendent les mains à Yom Kippour pendant la tefila de minha, car cette minha est comme celle des autres jeûnes, proche du coucher du soleil : ici aussi, comme on y multiplie les supplications, elle se trouve proche du coucher du soleil. En Ashkenaz, on n’en a pas l’usage. Rav Amram a écrit de même qu’on ne lève pas les mains à minha de Yom Kippour. Le Rambam a écrit : un kohen qui a transgressé et est monté au doukhan à minha de Yom Kippour — puisque l’on sait qu’il n’y a pas d’ivresse — lève les mains, et on ne le fait pas descendre, à cause du soupçon : que l’on ne dise pas qu’il est inapte, et que c’est pour cela qu’on l’a fait descendre.