טור אורח חיים

Tour Orah Haim — siman 139

Rabbi Yaakov ben Asher (Baal HaTour) · Préparation de la lecture et berakhot de la Torah
En bref - de quoi parle ce chiour ?

Réviser la parasha deux ou trois fois avant de monter ; n’être autorisé à lire que sur invitation ; berakhot avant et après ; ouvrir le sefer, voir, puis bénir selon Rabbi Yehouda ; Barékhou à voix haute ; Acher ba'har banou même après la berakha du matin, sauf si l’alya précède cette berakha (on est alors quitte par Ahava Rabba) ; berakha finale : Torah écrite et orale ; tenir le sefer en main.

Glossaire

sader
réviser, préparer la lecture
golél
enrouler, refermer le rouleau
hamévorakh
Qui est béni
Birkat Hamazone
bénédiction après le repas
korbanot
sacrifices (lecture du matin)
Ahava Rabba
bénédiction avant le Chema du matin, qui peut acquitter de la berakha de la Torah
Baal HaManhig
R. Avraham ben Nathan HaYarhi, auteur du Sefer HaManhig
Torah chébikhtav
Torah écrite
Torah chébéal pé
Torah orale
loulav
branche de palmier des quatre espèces

הקורא הפרשה צריך לסדר אותה תחלה פעמים ושלש בינו לבין עצמו כההוא דר"ע שקראו אותו לתורה ולא רצה לעלות לפי שלא סדר אותה תחילה ודריש ליה מקרא אז ראה ויספרה וגו' ואינו רשאי לקרות עד שיאמרו לו קרא וזה שנהגו שש"צ קורא לעולים ואפי' ראש הכנסת או חזן הכנסת לא יקרא עד שיאמרו לו קרא וכל הקורין מברכין לפניה ולאחריה ופותח הספר קודם שיברך ואחר כך יברך דתניא פותח ורואה וגולל ומברך פי' לאחר שפתח חוזר וסוגרו ואז מברך וחוזר ופותח וקורא דברי רבי מאיר ר' יהודה אומר פותח ורואה ומברך והלכה כרבי יהודה ולאחר שקרא גולל ומברך וזה נוסח הברכות ברכו את ה' המבורך בקול רם כדי שיענו הציבור ברוך ה' המבורך ואע"פ שאומר ברכו אינו כמוציא עצמו מן הכלל כיון שאומר המבורך וה"ר יהודה ברצלוני כתב בשם רב סעדיה גאון אע"פ שאומר המבורך ולא הוציא עצמו מן הכלל צריך להחזיר עצמו לכלל לגמרי ולומר ברוך ה' המבורך מידי דהוה אברכת המזון שאף על פי שאומר נברך שאכלנו משלו צריך לחזור למקום שפסק ולומר ברוך הוא שאכלנו משלו ובטובו חיינו ואף על פי שכבר בירך על התורה בבוקר קודם פרשת הקרבנות חוזר ומברך אשר בחר בנו כשקורא בתורה ולא הוי ברכה לבטלה דמשום כבוד תורה נתקנה כשקורא בציבור וכתב אחי הרב יחיאל ז"ל ואם איחר אדם לבא לב"ה עד קריאת התורה והתחיל בברכות וכשסיים ברכת התורה קודם שהתחיל פר' הקרבנות קראוהו בתורה בזה נסתפקתי אם יש לו לברך אשר בחר בנו אם נאמר שאין לחלק הואיל ותקנו ברכה זו על קריאתה בציבור יש לו לברך אע"פ שכבר בירך או נאמר ודאי אחת מהן לבטלה דהיאך יברך ברכה אחת פעמים בזה אחר זה בלי הפסק בינתים וכן היה נ"ל אמנם שאלתי את פי א"א הרא"ש ז"ל ואמר לי יש לו לברך כי לא חלקו חכמים ואם קראוהו לקרות בתורה קודם שיברך ברכת התורה ודאי נ"ל שאין לו לברך שנית אשר בחר בנו דלא גרע ממי שנפטר באהבה רבה: ומטבע של ברכה אחרונה כך הוא אשר נתן לנו תורת אמת וחיי עולם נטע בתוכנו פי' תורת אמת היא תורה שבכתב וחיי עולם נטע בתוכנו היא תורה שבע"פ דכתיב (קהלת יב) דברי חכמים כדרבונות וכמסמרות נטועים לאפוקי מאותם האומרים ולחיי עולם נטעה בתוכנו ושתי ברכות אלו יש בהם מ' תיבות כנגד מ' ימים שעמד משה בהר כתב בעה"מ שהקורא בתורה ומברך בה נוטלה בידו וסמך למנהג מההיא דסוכה (מא:) כך היה מנהגם של אנשי ירושלים אדם יוצא מפתח ביתו לולבו בידו וכו' עד היה קורא בתורה ונושא כפיו מניחו ע"ג קרקע אלמא שצריך ליטול הספר בידו בשעת קריאה:

Celui qui lit la parasha doit d'abord la réviser deux ou trois fois à part soi, comme dans le cas de Rabbi Akiva : on l'appela à la Torah et il ne voulut pas monter, parce qu'il ne l'avait pas d'abord révisée ; il tira cet enseignement du verset : « Alors Il la vit et l'exposa, etc. » Il n'a pas le droit de lire tant qu'on ne lui a pas dit : « Lis. » C'est pourquoi l'on a coutume que le chalia'h tsibbour appelle ceux qui montent. Même le chef de la synagogue ou le chazan de la synagogue ne lira pas tant qu'on ne lui a pas dit : « Lis. » Tous ceux qui lisent bénissent avant et après. Il ouvre le sefer avant de bénir, puis il bénit. Car il a été enseigné : « Il ouvre, il regarde, il enroule et il bénit » — c'est-à-dire : après avoir ouvert, il le referme, puis bénit, puis rouvre et lit. Ce sont les paroles de Rabbi Méir. Rabbi Yehouda dit : il ouvre, il regarde et il bénit. La halakha est comme Rabbi Yehouda. Après avoir lu, il enroule et bénit. Voici la formule des berakhot : « Barékhou et ה' hamévorakh », à voix haute, afin que le tsibbour réponde : « Baroukh ה' hamévorakh ». Bien qu'il dise « Barékhou », il ne s'exclut pas du groupe, puisqu'il dit « hamévorakh ». Le Rav Yehouda de Barcelone a écrit au nom de Rav Saadia Gaon : même s'il dit « hamévorakh » et ne s'est pas exclu du groupe, il doit se réintégrer pleinement au groupe et dire « Baroukh ה' hamévorakh ». C'est comme pour Birkat Hamazone : bien qu'il dise « Névarékh chéakhalnou michélo », il doit reprendre là où il s'est arrêté et dire « Baroukh hou chéakhalnou michélo ouvetouvo 'hayinou ». Même s'il a déjà béni sur la Torah le matin, avant la parasha des korbanot, il bénit de nouveau « Acher ba'har banou » quand il lit dans la Torah. Ce n'est pas une berakha vaine : elle a été instituée pour l'honneur de la Torah, lorsqu'on lit en public. Mon frère le rav Ye'hiel z"l a écrit : si un homme est arrivé en retard au beit haknesset, seulement à la lecture de la Torah, qu'il a commencé les berakhot, et qu'après avoir achevé la berakha de la Torah, avant d'avoir commencé la parasha des korbanot, on l'a appelé à la Torah — j'ai douté s'il doit bénir « Acher ba'har banou ». Dira-t-on qu'il n'y a pas lieu de distinguer : puisque cette berakha a été instituée pour la lecture en public, il doit bénir même s'il a déjà béni ? Ou bien l'une des deux est certainement vaine : comment bénirait-il la même berakha deux fois de suite, sans interruption entre elles ? C'est ainsi qu'il m'avait paru. Mais j'ai demandé à mon père le Roch z"l, et il m'a dit : il doit bénir, car les Sages n'ont pas distingué. S'il a été appelé à lire dans la Torah avant d'avoir dit la berakha de la Torah, il m'apparaît certainement qu'il ne doit pas bénir une seconde fois « Acher ba'har banou », car il n'est pas moindre que celui qui s'est acquitté par Ahava Rabba. La formule de la berakha finale est : « Acher natan lanou Torat émet vé'hayé olam nata bétokhénou ». C'est-à-dire : « Torat émet » est la Torah écrite, et « vé'hayé olam nata bétokhénou » est la Torah orale, comme il est écrit (Kohélet 12) : « Les paroles des sages sont comme des aiguillons et comme des clous plantés ». Cela écarte ceux qui disent « oul'hayé olam netaah bétokhénou ». Ces deux berakhot ont quarante mots, correspondant aux quarante jours que Moïse passa sur la montagne. Le Baal HaManhig a écrit que celui qui lit dans la Torah et y bénit la prend dans sa main. Il a appuyé la coutume sur ce qui est dit dans Soucca (41b) : telle était la coutume des gens de Jérusalem — un homme sortait de sa porte, son loulav à la main, etc., jusqu'à : quand il lisait dans la Torah et quand il levait les mains, il le posait à terre. D'où l'on voit qu'il faut prendre le sefer dans sa main au moment de la lecture.