Lire debout sans s'appuyer ; un seul lit à voix haute ; aujourd'hui le chalia'h tsibbour lit, faute d'experts des taamim, et celui qui monte lit à voix basse avec lui ; qui ne sait pas lire n'est pas appelé ; le chalia'h tsibbour qui lit pour lui-même doit avoir quelqu'un à ses côtés, comme un intermédiaire au Sinaï ; ne pas commencer avant la fin de l'amen.
וצריך לקרות מעומד דתנן הקורא את המגילה יושב יצא משא"כ בתורה ומטעם זה נמי צריך ליזהר שלא לסמוך דאמרינן בפ"ב דזבחים עמידה מן הצד פירוש ע"י סמיכה איכא בינייהו לרבנן לא הוי עמידה וצריך שלא יקראו שנים דתנן במגילה קראוה שנים יצאו משא"כ בתורה אלא אחד קורא אותו שעולה ואין ש"צ קורא עמו ומה שנהגו האידנא שש"ץ קורא פי' א"א הרא"ש ז"ל לפי שאין הכל בקיאין בטעמי קריאה ואין הציבור יוצאין בקריאתו והוא בעיניו כיודע ואם לא יקראוהו אתי לאינצויי עם ש"צ לכך תקנו שיקרא ש"צ שהוא בקי בקריאה ומ"מ גם העומד לקרות יקרא בנחת עם ש"צ שלא תהא ברכתו לבטלה והא דאמרינן שלא יקראו שנים פי' בקול רם דטעמא משום דתרי קלי לא משתמעי ומי שאינו יודע לקרות אינו ראוי שיקראוהו ש"צ והויא ברכה לבטלה ולא מסתבר שיברך על קריאת ש"צ עד כאן ומיהו אם יודע לקרות כשמקרין אותו שפיר דמי ואם ש"צ רוצה לברך לעצמו ולקרות צריך שיהא אחד עומד אצלו דתניא בתוספתא חזן העומד לקרות אחד עומד ומחזן עליו עד שיקרא וגרסינן נמי בירושלמי רב שמואל בר רב יצחק על לבי כנישתא וחזא חזנא דקרא ולא קאי בר איניש תחותיה א"ל אסור לך כשם שניתנה ע"י סרסור כך אנו צריכין לנהוג בה ע"י סרסור. אין הקורא רשאי לקרות עד שיכלה אמן מפי הצבור:
Il faut lire debout. Car la michna enseigne : celui qui lit la méguila assis a accompli son devoir, ce qui n'est pas le cas pour la Torah. Pour la même raison, il faut aussi prendre garde de ne pas s'appuyer. Car on dit au deuxième chapitre de Zéva'him : « se tenir de côté » — c'est-à-dire en s'appuyant — est un point de divergence ; selon les Sages, ce n'est pas une station debout. Il ne faut pas que deux lisent. Car la michna enseigne dans Méguila : s'ils l'ont lue à deux, ils ont accompli leur devoir, ce qui n'est pas le cas pour la Torah. Un seul lit : celui qui monte, et le chalia'h tsibbour ne lit pas avec lui. Quant à la coutume d'aujourd'hui que le chalia'h tsibbour lit, mon père le Roch z"l l'a expliquée ainsi : tout le monde n'est pas expert dans les taamim de la lecture ; le tsibbour ne s'acquitte pas par sa lecture, et lui se croit savant ; si on ne l'appelle pas, il en viendrait à se quereller avec le chalia'h tsibbour. C'est pourquoi l'on a institué que le chalia'h tsibbour, qui est expert dans la lecture, lise. Néanmoins, celui qui se tient pour lire lira aussi à voix basse avec le chalia'h tsibbour, afin que sa berakha ne soit pas vaine. Et ce qu'on a dit — que deux ne lisent pas — s'entend à voix haute, car la raison est que deux voix ne s'entendent pas distinctement. Celui qui ne sait pas lire n'est pas digne que le chalia'h tsibbour l'appelle ; ce serait une berakha vaine, et il n'est pas raisonnable qu'il bénisse sur la lecture du chalia'h tsibbour. Jusqu'ici [les paroles du Roch]. Toutefois, s'il sait lire lorsqu'on lui dicte, cela convient. Si le chalia'h tsibbour veut bénir pour lui-même et lire, il faut qu'un autre se tienne auprès de lui. Car la Tossefta enseigne : le chazan qui se tient pour lire, un autre se tient et l'assiste jusqu'à ce qu'il ait lu. On lit aussi dans le Yeroushalmi : Rav Chemouel bar Rav Yits'hak entra au beit haknesset et vit un chazan qui lisait sans qu'un homme se tînt auprès de lui. Il lui dit : c'est interdit pour toi ; de même que [la Torah] a été donnée par un intermédiaire, ainsi devons-nous la traiter par un intermédiaire. Le lecteur n'a pas le droit de lire jusqu'à ce que l'amen soit achevé dans la bouche du tsibbour.