Règles et coutumes concernant la traduction araméenne de la Torah lors de la lecture publique.
בימי חכמי התלמוד היו רגילין לתרגם כדי שיבינו העם כי לשונם היה ארמי ואין הקורא רשאי לקרות לתורגמן יותר מפסוק א' אלא קורא לו פסוק אחד ומתרגמו וחוזר וקורא לו פסוק ב' ואין המתרגם רשאי לתרגם עד שיכלה הפסוק מפי הקורא ואין הקורא רשאי להגביה קולו יותר מן המתרגם ולא המתרגם יותר מהקורא ולא הקורא רשאי לקרות פסוק אחר עד שיכלה התרגום מפי המתרגם והקורא אינו רשאי לסייע למתרגם שלא יאמרו תרגום כתוב בתורה קטן מתרגם ע"י גדול אבל אינו כבוד לגדול שיתרגם ע"י קטן כתב רב נטרונאי אלו שאין מתרגמין ואומרים אין אנו צריכים תרגום דרבנן אלא בלשון שלנו בלשון שהציבור מבינין אין יוצאים י"ח אלא חייבים לתרגם אבל אם אינן מתרגמין להכעיס בני עבירה הם ואם מפני שאינן יודעין לתרגמו ילמדו ויתרגמו ואם יש מקום שרוצים לפרש להם יעמוד אחר חוץ מן המתרגם ויפרש להם כרצונם אבל התוספות כתבו על הא דתניא ר' חלפתא בן שאול אומר ל"ש אלא במקום שאין תורגמן אבל במקום שיש תורגמן פוסק משמע שגם בימי חכמי התלמוד היו מקומות שלא היו מתרגמין מכאן סעד למנהג שלנו שאין אנו רגילין לתרגם ואמרינן נמי בירושלמי ממה דאנן חמי רבנן נפקי לתעניתא וקראו ולא מתרגמין הדא אמרה שאין התרגום מעכב ונראה שהם היו רגילין לפרש להמון העם שהיו מדברים ארמית אבל לדידן מה תועלת בתרגום כיון שאין אנו מבינין אותו ואין לומר נלמוד מהם לפרש לעם בלשון שיבינו די"ל תרגום שאני שנתקן ברוח הקדש:
À l'époque des Sages du Talmud, on avait l'habitude de traduire la lecture pour que le peuple comprenne, car leur langue était l'araméen. Le lecteur n'est pas autorisé à lire au traducteur plus d'un verset à la fois : il lit un verset et l'autre le traduit, puis il lui lit le deuxième. Le traducteur ne doit pas traduire avant que le verset ne soit entièrement sorti de la bouche du lecteur. Le lecteur ne doit pas élever la voix plus haut que le traducteur, ni l'inverse. Le lecteur ne peut pas lire un nouveau verset tant que la traduction n'est pas achevée de la bouche du traducteur. Le lecteur n'a pas le droit d'aider le traducteur, de peur que l'on ne croie que la traduction est écrite dans la Torah. Un mineur peut traduire pour un adulte, mais par respect, un adulte ne devrait pas traduire pour un mineur. Rav Natronaï a écrit : Ceux qui refusent de traduire en arguant qu'ils n'ont pas besoin de la traduction rabbinique mais plutôt d'une explication dans la langue maternelle comprise par le tsibbour, ne sont pas quittes ; ils sont tenus de traduire en araméen. S'ils s'abstiennent pour provoquer, ce sont des pécheurs. S'ils ignorent comment traduire, qu'ils l'apprennent. Si, à un certain endroit, on souhaite leur expliquer le texte, une autre personne que le traducteur devra se tenir à l'écart et le leur expliquer selon leur désir. Cependant, les Tosafot écrivent, à propos de l'enseignement de R. 'Halafta ben Chaoul (« cela ne s'applique que là où il n'y a pas de traducteur, mais s'il y en a un, il s'interrompt »), qu'il existait visiblement des endroits à l'époque des Sages du Talmud où l'on ne traduisait pas. C'est un appui pour notre coutume actuelle où nous n'avons plus l'habitude de traduire. Nous disons également dans le Talmud de Jérusalem que puisque l'on voyait les Sages sortir lors d'un jeûne et lire sans traduire, cela prouve que la traduction n'est pas indispensable. Il semble qu'ils avaient coutume d'expliquer au grand public qui parlait araméen ; mais pour nous, quelle utilité y a-t-il dans cette traduction puisque nous ne la comprenons pas ? Et l'on ne peut pas non plus prétendre que l'on devrait s'en inspirer pour expliquer au peuple dans une langue qu'ils comprennent, car on pourrait répondre que la traduction araméenne a un statut particulier, ayant été instituée sous l'inspiration divine.