On élève la sainteté, on ne la baisse pas. Synagogue de village vendable ; de ville seulement si elle dépend d’un particulier. L’argent reste saint, sauf vente par les sept notables en présence de la ville. Don et échange font sortir au profane ; gage et location, non. Briques neuves : pas de sainteté.
מותר לעשות מבה"כ בית המדרש אבל לא מבית המדרש בה"כ שקדושת בית המדרש יתירה על קדושת בה"כ בני העיר שמכרו בה"כ יכולים לקנות בדמיה תיבה מכרו תיבה יכולים ליקח בדמיה מטפחת מכרו מטפחת לוקחין בדמיה חומשין מכרו חומשין לוקחין בדמיהן ס"ת אבל איפכא להורידן מקדושתן לא ואפי' אם קנו בקצת המעות דבר שקדושתו חמורה אין יכולים לשנות המותר לקדושה קלה וכן אם גבו מעות לבנות בה"מ או בה"כ או לקנות תיבה או מטפחת או ס"ת ורצו לשנותן מלצורך שגבו אותן אין משנין אלא מקדושה קלה לחמורה אבל אם עשו בהן הדבר שגבו אותן בשבילו משנין המותר לכל מה שירצו והא דבה"כ נמכרת ה"מ של כפרים שאין באין שם אנשים ממקומות אחרים שלא נעשית אלא לבני הכפר לבד אבל של כרכים שבאין שם אנשים ממקומות אחרים אפי' בנו אותה משלהם אינה נמכרת אא"כ תלו אותה בדעת היחיד אז יעשה בה היחיד מה שירצה ומ"מ המעות נשארין בקדושתן ואם בנו בית סתם והקדישוהו אחר כך לבה"כ דינו כבה"כ ומיהו אינו קדוש עד שישתמשו בו אפי' אם בנאוהו תחילה לשם ב"ה וכשמוכרין אנשי כפר בהכ"נ יכולין למכרה ממכר עולם והלוקח יעשה בה מה שירצה חוץ ממרחץ ובורסקי ובית הטבילה ובית הכסא והא דאמרי' שהמעות נשארין בקדושתן ואין הלוקח יכול לעשות בו אלו הד' דברים ה"מ בשלא מכרוהו שבעה טובי העיר במעמד אנשי העיר אבל אם מכרוהו שבעה טובי העיר במעמד אנשי העיר עושין במעות מה שירצו וכן הלוקח יעשה בה אפילו אלו הד' דברים וכן כל יחיד בשלו יכול למוכרו ולעשות בדמיו כל מה שירצה אפילו ס"ת בה"כ או לבנים או עצים מבה"כ ישן שסתרו יכולין ליתנן במתנה דמתנה כמכר וכן יכולים להחליפם באחרים והן יוצאין לחולין אבל אסור למשכנן או להשכירן אפי' ע"י שבעה טובי העיר שעדיין נשארין בקדושתן שאין כאן דבר אחר שתחול קדושתן עליו לבנים חדשים שנעשו לצורך בה"כ אין בהן קדושה:
Il est permis de faire d’une synagogue un beit hamidrash, mais non d’un beit hamidrash une synagogue, car la sainteté du beit hamidrash est supérieure à celle de la synagogue. Les habitants de la ville qui ont vendu une synagogue peuvent, avec son prix, acheter une teiva (arche). S’ils ont vendu une teiva, ils peuvent, avec son prix, prendre une mitpa’hat (manteau du sefer). S’ils ont vendu une mitpa’hat, on prend avec son prix des houmachim. S’ils ont vendu des houmachim, on prend avec leur prix un sefer Torah. Mais l’inverse, pour les faire descendre de leur sainteté, non. Même s’ils ont acheté, avec une partie de l’argent, une chose dont la sainteté est plus grave, ils ne peuvent pas changer le reste pour une sainteté plus légère. De même, s’ils ont collecté de l’argent pour bâtir un beit hamidrash ou une synagogue, ou pour acheter une teiva, une mitpa’hat ou un sefer Torah, et qu’ils veulent le détourner de l’usage pour lequel ils l’ont collecté, on ne change que d’une sainteté légère vers une plus grave. Mais s’ils ont déjà fait, avec cet argent, la chose pour laquelle ils l’avaient collecté, on change le reste pour tout ce qu’ils veulent. Ce que l’on dit qu’une synagogue se vend, c’est seulement celle des villages où des gens d’ailleurs n’y viennent pas, car elle n’a été faite que pour les seuls villageois. Mais celle des villes, où des gens d’ailleurs y viennent : même s’ils l’ont bâtie de leurs propres deniers, elle ne se vend pas, à moins qu’ils ne l’aient fait dépendre de l’avis d’un particulier ; alors le particulier en fera ce qu’il voudra. Néanmoins l’argent demeure dans sa sainteté. S’ils ont bâti une maison sans précision et l’ont ensuite consacrée comme synagogue, son statut est celui d’une synagogue. Toutefois elle n’est pas sainte tant qu’on ne s’en est pas servi, même s’ils l’ont d’abord bâtie pour en faire une synagogue. Quand les villageois vendent leur synagogue, ils peuvent la vendre d’une vente à perpétuité, et l’acheteur en fera ce qu’il voudra, sauf des bains, une tannerie, une maison d’immersion et des latrines. Ce que l’on dit que l’argent demeure dans sa sainteté et que l’acheteur ne peut y faire ces quatre choses, c’est lorsqu’on ne l’a pas vendue par les sept notables de la ville en présence des habitants de la ville. Mais si les sept notables de la ville l’ont vendue en présence des habitants de la ville, on fait de l’argent ce que l’on veut, et l’acheteur y fera même ces quatre choses. De même, tout particulier, pour ce qui est à lui, peut le vendre et faire de son prix tout ce qu’il veut, même un sefer Torah. Une synagogue, ou des briques ou des bois d’une ancienne synagogue qu’on a démolie : on peut les donner en don, car un don est comme une vente. De même on peut les échanger contre d’autres, et ils sortent vers le 'houlin (usage profane). Mais il est interdit de les mettre en gage ou de les louer, même par l’intermédiaire des sept notables de la ville, car ils restent encore dans leur sainteté : il n’y a pas ici autre chose sur quoi leur sainteté puisse se reporter. Des briques neuves faites pour les besoins d’une synagogue n’ont pas de sainteté.