Laver les mains avant de manger, même le houllin et tout aliment trempé dans un liquide, mais pas pour les fruits (orgueil). Qui méprise la netila encourt le nidouï, la pauvreté et d'être arraché du monde ; exemption des eaux premières au camp de guerre. Mesure : revi'it, mieux en abondance. On bénit bien que ce soit de par les Sages (serekh terouma). On bénit après le lavage et avant l'essuyage, qui fait partie de la mitsva. Manger sans essuyer, c'est comme du pain impur.
הלכות נטילת ידים וכשבא לאכול יטול ידיו קודם ואפי' לחולין ולאו דוקא כשאוכל פת אלא לכל דבר שטיבולו במשקה צריך נטילת ידים אבל הנוטל ידיו לפירות הרי זה מגסי הרוח וצריך ליזהר בנטילתם שכל המזלזל בנטילתם חייב נידוי כדאמרינן את מי נידו את ר"א בן הנדל שזלזל בנט"י וכל המזלזל בנט"י בא לידי עניות ואמר ר' זריקא א"ר אלעזר כל המזלזל בנט"י נעקר מן העולם ומיהו במחנה ההולכים למלחמה פטורים מנט"י ראשונים ואע"פ ששיעורם ברביעית יוסיף ליטול בשפע דאמר רב חסדא אנא משאי מלא חפנאי מיא ויהבו לי מלא חפנאי טיבותא ויברך על נט"י אע"פ שאינה אלא מדרבנן שהצריכו נטילה לחולין משום סרך תרומה פי' שלא יבא לאכול תרומה בלא נטילה וסתם ידים שניות לטומאה ופוסלות התרומה ומשום הכי תקנו שיהא רגיל ליטול אף לחולין ואע"פ שלא היה צריך דחולין לאו בני קבולי טומאה נינהו ושייך לומר וצונו בדבר שהוא מדרבנן ואסמכוהו אלאו דלא תסור ולא יברך עד אחר הנטילה אף על גב דכל המצות מברכין עליהם קודם לעשייתן שאני הכא שפעמים שאין ידיו נקיות ואינו יכול לברך קודם הילכך תקנו שלעולם יברך אח"כ ועוד כיון דמברך קודם הניגוב הוי שפיר קודם לעשייתן שגם ניגוב הוא מן המצוה וינגבם היטב קודם שיבצע דאמר רבי אבהו כל האוכל בלא ניגוב ידים כאילו אוכל לחם טמא שנאמר ככה יאכלו בני ישראל את לחמם טמא בגוים לחמם טמא בגימטריא בלא ניגוב ידים (ס"א לחמ"ם לח מים וכו'):
Lois de netilat yadayim. Quand il vient manger, qu'il se lave les mains auparavant, même pour le houllin. Ce n'est pas seulement quand il mange du pain : pour toute chose trempée dans un liquide, la netilat yadayim est requise. Mais celui qui se lave les mains pour des fruits, celui-là est du nombre des orgueilleux. Il faut prendre garde à cette netila : quiconque la méprise est passible de nidouï, comme l'on dit : « Qui a-t-on mis en nidouï ? Rabbi Éliézer ben Hendel, qui a méprisé la netilat yadayim. » Quiconque méprise la netilat yadayim en vient à la pauvreté. Rabbi Zerika a dit au nom de Rabbi Éléazar : quiconque méprise la netilat yadayim est arraché du monde. Toutefois, dans le camp de ceux qui vont à la guerre, ils sont exempts des eaux premières. Bien que leur mesure soit une revi'it, qu'il ajoute à se laver largement : Rav Hisda a dit : « Moi, je verse un plein de mes paumes d'eau, et l'on me donne un plein de mes paumes de bienfaits. » Qu'il bénisse « al netilat yadayim », bien que ce ne soit que de par les Sages : on a exigé la netila pour le houllin à cause du serekh terouma, c'est-à-dire pour qu'on n'en vienne pas à manger la terouma sans netila. Les mains ordinaires sont de second degré d'impureté et rendent la terouma impropre. C'est pourquoi l'on a institué que l'on s'habitue à se laver aussi pour le houllin, bien que ce n'eût pas été nécessaire, car le houllin n'est pas susceptible de recevoir l'impureté. Il convient de dire « et Il nous a ordonné » pour une chose de par les Sages : on l'a appuyée sur l'interdit « tu ne t'écarteras pas ». Qu'il ne bénisse qu'après la netila, bien que pour toutes les mitsvot l'on bénisse avant de les faire : ici c'est différent, car parfois ses mains ne sont pas nettes et il ne peut bénir auparavant ; c'est pourquoi l'on a institué de bénir toujours ensuite. De plus, puisqu'il bénit avant l'essuyage, c'est bien avant l'achèvement de l'acte, car l'essuyage aussi fait partie de la mitsva. Qu'il les essuie bien avant de rompre le pain : Rabbi Abbahou a dit que quiconque mange sans essuyer les mains, c'est comme s'il mangeait du pain impur, ainsi qu'il est dit : « Ainsi les enfants d'Israël mangeront leur pain impur parmi les nations » ; « leur pain impur » a pour guématria « sans essuyage des mains ». Autre lecture : lahmam — pain humide d'eau, etc.