טור אורח חיים

Tour Orah Haim — siman 160

Rabbi Yaakov ben Asher (Baal HaTour) · Quelles eaux sont kasher ou pasoul pour la netilat yadayim
En bref - de quoi parle ce chiour ?

Les eaux doivent garder l’apparence de l’eau, n’avoir servi à aucun travail, et former au moins une reviit pour un seul. Eaux découvertes, chauffées au feu, thermales de Tibériade, salées ou douteuses : règles distinctes. Plusieurs peuvent se laver aux restes d’une même reviit s’ils sont venus ensemble.

Glossaire

komos
gomme tinctoriale
kankantom
vitriol (couperose, ingrédient d’encre)
glouskin
miches, pains fins
gilouy
eaux laissées à découvert (crainte du venin)
hamé ha-or
eaux chauffées au feu
hamé Teveria
sources chaudes de Tibériade
mikvé
bain rituel
reviit
quart de log
log
mesure de capacité (4 reviit, 6 œufs)
gozma
exagération
shiyarei reviit
restes d’une reviit

צריך שיהא במים מראה מים שאם נשתנו מראיתן בין מחמת עצמן בין מחמת דבר אחר שנפל לתוכן בין מחמת מקומן פסולין כדתנן נתן לתוכן קומוס וקנקנתום ושינו מראיהן פסולין ושלא נעשה בהן מלאכה דתנן עשה בהן מלאכה או ששרה בהן פתו פסולים הדיח בהן כלים פסולים אבל הדיח בהן כלים מודחים או כלים חדשים כשרים: המים שהנחתום מטבל בהן גלוסקין פסולין אבל אותן שמטביל בהן ידיו וטח בגלוסקין כשרים ובלבד שלא ישתנו מראיתן כתב הרמב"ם ז"ל אם נתגלו גילוי האוסר אותם לשתות פסולים ואפשר דהאידנא שאין חוששין לגילוי כשרים אף לנטילה: חמי האור נוטלים מהם לידים אפילו הן חמין שהיד נכוית בהן חמי טבריא במקומן יכול להטביל בהן את הידים אבל ליטול מהם בכלי לא וכן אם המשיך אותו בארץ דרך חריץ חוץ למקומן ואין בהן שיעור מקוה אין נוטלין מהם: מים מלוחים או סרוחין או מרים שאין הכלב יכול לשתות מהן פסולים לנטילה אע"פ שכשרים למי מקוה ואם הם עכורים מחמת טיט שנתערב בהן אם הכלב יכול לשתות מהן כשרים בין לנטילה בין למקוה ואם אין יכול לשתות מהן פסולין לשניהם מים שיש לו ספק אם נעשה בהם מלאכה אם לאו או שיש לו ספק אם יש בהן שיעור אם לאו או אם הן טהורים או טמאים או ספק אם נטל ידיו אם לאו טהור שכל ספק טהרה בידים טהור וצריך שיהא במים רביעית וה"מ לאחד אבל לשנים שבאו ליטול כא' האחרון א"צ רביעית כיון שבאו משירי רביעית ובאו ליטול כאחד דתנן מי רביעית נוטלין לאחד אף לב' מחצי לוג אף לג' או לד' מלוג לה' לי' אף לק' כלומר גוזמא קאמר כל זמן שמספיקים המים לשפוך לכל אחד על ידו ב' פעמים בין שנוטלין זה אחר זה בין שנוטלין כולם כאחד דתנן נוטלין ד' או ה' זה בצד זה וזה על גב זה ובלבד שיבואו בהם המים פי' יכולין להניח ידיהם זה ע"ג זה וליטול כאחד ובלבד שירפו ידיהם בענין שיגיע המים לכל אחד:

Il faut que les eaux aient l’apparence d’eau : si leur apparence a changé, que ce soit d’elles-mêmes, à cause d’une autre chose tombée dedans ou à cause de leur lieu, elles sont pasoul. Comme on a enseigné : si l’on y a mis du komos (gomme) et du kankantom (vitriol) et qu’ils en ont changé l’apparence, elles sont pasoul. Et qu’aucun travail n’ait été fait avec elles. Comme on a enseigné : si l’on a fait un travail avec elles ou que l’on y a trempé son pain, elles sont pasoul. Si l’on y a rincé des ustensiles, elles sont pasoul ; mais si l’on y a rincé des ustensiles déjà rincés ou des ustensiles neufs, elles sont kasher. Les eaux dans lesquelles le boulanger trempe les glouskin (miches) sont pasoul ; mais celles dans lesquelles il trempe ses mains et dont il enduit les glouskin sont kasher, pourvu que leur apparence n’ait pas changé. Le Rambam z"l a écrit : si elles ont subi un gilouy (eaux laissées à découvert) qui les interdit à la boisson, elles sont pasoul. Et il se peut qu’aujourd’hui, où l’on ne se soucie plus du gilouy, elles soient kasher même pour la netila. Des hamé ha-or (eaux chauffées au feu), on en prend pour les mains, même si elles sont si chaudes que la main s’y brûle. Les hamé Teveria (sources chaudes de Tibériade) : sur place, on peut y immerger les mains, mais on n’en prend pas dans un récipient. De même, si on les a fait couler à terre par un sillon hors de leur lieu et qu’elles n’ont pas la mesure d’un mikvé, on n’en prend pas. Les eaux salées, putrides ou amères dont un chien ne peut boire sont pasoul pour la netila, bien qu’elles soient kasher comme eaux de mikvé. Si elles sont troubles à cause de boue qui s’y est mêlée : si le chien peut en boire, elles sont kasher tant pour la netila que pour le mikvé ; s’il ne peut en boire, elles sont pasoul pour les deux. Des eaux dont on doute si l’on y a fait un travail ou non, ou s’il y a la mesure ou non, ou si elles sont pures ou impures, ou si l’on doute d’avoir fait la netila ou non : on est pur, car tout doute de pureté concernant les mains est pur. Il faut qu’il y ait dans les eaux une reviit. Cela n’est dit que pour un seul ; mais pour deux qui sont venus se laver ensemble, le dernier n’a pas besoin d’une reviit, puisqu’ils viennent des restes d’une reviit et qu’ils sont venus se laver ensemble. Comme on a enseigné : avec une reviit on lave pour un, et même pour deux ; d’un demi-log, même pour trois ou quatre ; d’un log, pour cinq, pour dix, et même pour cent — c’est-à-dire une gozma (exagération) : tant que les eaux suffisent à verser deux fois sur la main de chacun, qu’ils se lavent l’un après l’autre ou tous ensemble. Comme on a enseigné : quatre ou cinq se lavent l’un à côté de l’autre et l’un par-dessus l’autre, pourvu que les eaux arrivent sur eux. C’est-à-dire : ils peuvent poser leurs mains l’une sur l’autre et se laver ensemble, pourvu qu’ils relâchent les mains afin que l’eau atteigne chacun.