Aux eaux premières on lève les doigts pour que l’eau hors du joint ne redescende pas ; aux dernières on les baisse. Deux versements purifient jusqu’au joint ; le Sefer ha-Mitsvot exige un troisième pour la saleté. Pas de netila à moitié sur le premier versement. Frotter une main à l’autre invalide. Plaie sous emplâtre : le reste de la main suffit (Roch). Les eaux premières se versent dans un récipient ou à terre.
גרסינן בפ"ק דסוטה א"ר חייא בר אשי אמר רב מים הראשונים צריך שיגביה ידיו למעלה וסימן לדבר וינטלם וינשאם אחרונים צריך שישפיל ידיו למטה תניא נמי הכי הנוטל צריך שיגביה ידיו למעלה שלא יבאו המים שחוץ לפרק ויטמאו את הידים דתנן הידים מטמאים ומטהרין עד הפרק כיצד נטל הראשונים עד הפרק והשניים חוץ לפרק וחזרו ליד טהורה נטל הראשונים והשניים חוץ לפרק וחזרו ליד טמאה פירוש דין נטילה שאדם שופך מן הכלי ב' פעמים על ידו הראשונים טמאין והשניים מטהרין את הראשונים טומאתן וטהרתן דוקא עד הפרק הילכך כשנטל ראשונים ושניים חוץ לפרק לא טהרו שניים את הראשונים מה שיצא מהן חוץ לפרק ואם השפיל ידיו וחזרו הראשונים שחוץ לפרק וירדו על ידיו טמאים לכן צריך להגביה אצבעותיו למעלה ובמים אחרונים צריך להשפיל כדי שתרד הזוהמא שעל ידיו ובספר המצות כתב מה שמזכיר מים ראשונים ושניים היינו דוקא במים שבאים לטהר אבל מלבד אלו צריך ליתן עליהם פעם אחרת כדי להסיר מהן הלכלוך וכל דבר שחוצץ ואותם לא הזכיר במשנה לכך צריך ליתן עליהם ג' פעמים אחד להסיר הלכלוך ושתי פעמים לטהרם תנן מוסיפין על השניים ואין מוסיפין על הראשונים פי' אם כשנטל ידיו בשפיכה ראשונה לא נטל עד הפרק אינו יכול ליתן פעם שנית על המקום שלא נטל תחלה כדי שתעלה לו בשביל שפיכה אחת שאין נטילה לחצאין אלא מה שנתן תחלה חשיב כמאן דליתיה וצריך ליתן שפיכה אחת עד הפרק ואח"כ שפיכה שנייה אבל בשניים פירוש בשפיכה שנייה יכול ליתן לחצאין. וי"מ שניים פי' מים אחרונים וראשונים מים ראשונים תנן נטל ידו ושפשפה בחבירתה טמאה פי' אם שפך מים על ידו אחת ושפשפה בחבירתה כדי ליטול שתי ידיו אין נטילה זו מועלת ואפי' שפך באחרונה על שתי ידיו לפי שהמים ששפך על ידו אחת נטמאו וכששפשף בחבירתה נטמאת חבירתה ממנה ואין המים שניים מטהרין אלא המים שנטמאו מחמת היד עצמה ולא הבאים מחמת היד האחרת הילכך השופך מן הכלי על ידו אחת ושפשף בחבירתה צריך לנגב ידיו ולחזור וליטלם כראוי לפיכך הנוטל ידיו צריך שישפוך לו אחר עליהם ואם אין לו אחר יאחוז הכלי בראשי אצבעותיו וישפוך על ב' ידיו כאחת או ישפוך על כל אחת רביעית ואח"כ ישפשפם שהשופך רביעית כאחת א"צ מים שניים לטהרם וצריך ליזהר כששופך מים הראשונים שלא ישאיר על ידיו צרור או קיסם או שום דבר שהיה בתוך המים שאין השניים מטהרין אלא מים שעל היד ולא המים שעל הצרור ומי שיש לו מכה בידו ורטייה עליה כתב א"א הרא"ש ז"ל שדי לו במה שיטול שאר היד שלא במקום הרטייה אע"ג דאמרינן בפ"ב דגיטין אין נט"י לחצאין פי' שאינו יכול ליטול חצי היד ואחר כך חציה השנית ה"מ כשנוטל חצי היד ואח"כ חצי היד אבל הכא שאינו יכול ליטול חציה השני לא הוי נטילה לחצאין ודומה למי שנקטעה אצבעו שנוטל שאר היד אמנם צריך ליזהר שלא יגעו המים ברטייה שלא יחזרו המים שעל הרטייה ויטמאו היד או ישפוך רביעית כאחת על היד שאז לא נטמאו המים: מים ראשונים ניטלין בין בכלי בין על גבי קרקע:
On lit au premier chapitre de Sota : Rabbi Hiyya bar Ashi a dit au nom de Rav : pour les eaux premières, il faut élever les mains vers le haut — et un signe de cela : « il les prendra et les élèvera » (vayintelèm veyinsaèm) ; pour les eaux dernières, il faut abaisser les mains vers le bas. Une baraïta enseigne de même : celui qui fait la netila doit élever les mains vers le haut, afin que les eaux hors de l’articulation (parak) ne reviennent pas souiller les mains. Comme on a enseigné : les mains souillent et purifient jusqu’à l’articulation. Comment ? S’il a versé les premières jusqu’à l’articulation et les secondes hors de l’articulation, et qu’elles sont revenues à la main — elle est pure. S’il a versé les premières et les secondes hors de l’articulation, et qu’elles sont revenues à la main — elle est impure. Explication : la règle de la netila est qu’on verse du récipient deux fois sur la main ; les premières sont impures et les secondes purifient les premières ; leur impureté et leur purification n’ont lieu que jusqu’à l’articulation. Dès lors, s’il a versé premières et secondes hors de l’articulation, les secondes n’ont pas purifié des premières ce qui en était sorti hors de l’articulation ; et s’il a abaissé les mains et que les premières restées hors de l’articulation sont revenues et ont coulé sur ses mains, elles sont impures. C’est pourquoi il faut élever les doigts vers le haut. Aux eaux dernières, il faut abaisser afin que la souillure (zoama) qui est sur les mains descende. Dans le Sefer ha-Mitsvot il a écrit : ce que l’on appelle eaux premières et secondes, ce sont seulement les eaux qui viennent purifier ; mais en plus de celles-là, il faut en verser une autre fois pour ôter la saleté et tout ce qui fait obstacle, et celles-là, la mishna ne les a pas mentionnées. Aussi faut-il verser trois fois : une pour ôter la saleté et deux pour purifier. On a enseigné : on peut ajouter aux secondes, et l’on n’ajoute pas aux premières. C’est-à-dire : si, au premier versement, il n’a pas versé jusqu’à l’articulation, il ne peut pas verser une seconde fois sur l’endroit qu’il n’a pas atteint d’abord pour que cela compte comme un seul versement, car il n’y a pas de netila par moitié : ce qu’il a versé d’abord est comme s’il n’existait pas, et il faut un versement jusqu’à l’articulation puis un second versement. Mais aux secondes — c’est-à-dire au second versement — on peut verser par moitié. Et certains expliquent « secondes » : eaux dernières, et « premières » : eaux premières. On a enseigné : s’il a versé sur une main et l’a frottée contre l’autre, elle est impure. C’est-à-dire : s’il a versé de l’eau sur une seule main et l’a frottée contre l’autre pour laver les deux, cette netila n’est d’aucun effet, même s’il a ensuite versé sur les deux mains, parce que l’eau versée sur une main s’est souillée et, en frottant contre l’autre, l’a souillée ; or les secondes eaux ne purifient que les eaux souillées par la main elle-même, non celles qui viennent de l’autre main. Dès lors, celui qui verse du récipient sur une main et la frotte contre l’autre doit sécher ses mains et les laver de nouveau comme il faut. Par conséquent, celui qui fait la netila a besoin qu’un autre verse sur ses mains ; s’il n’a personne, qu’il tienne le récipient du bout des doigts et verse sur les deux mains à la fois, ou qu’il verse une reviit sur chacune puis les frotte, car celui qui verse une reviit d’un coup n’a pas besoin de secondes eaux pour les purifier. Il faut prendre garde, en versant les premières eaux, de ne pas laisser sur les mains un tsaror (caillou), un kisam (éclat de bois) ou quelque chose qui était dans l’eau, car les secondes ne purifient que l’eau qui est sur la main, non l’eau qui est sur le caillou. Celui qui a une plaie à la main et une retiya (emplâtre) dessus : mon maître mon père le Roch z"l a écrit qu’il lui suffit de laver le reste de la main hors de l’endroit de la retiya. Bien que l’on dise au chapitre 2 de Gittin qu’il n’y a pas de netilat yadayim par moitié — c’est-à-dire qu’on ne peut laver la moitié de la main puis l’autre moitié —, cela n’est dit que lorsqu’il lave une moitié puis l’autre ; mais ici, puisqu’il ne peut pas laver l’autre moitié, ce n’est pas une netila par moitié, et cela ressemble à celui dont un doigt a été coupé, qui lave le reste de la main. Toutefois il faut prendre garde que l’eau ne touche pas la retiya, afin que l’eau qui est sur la retiya ne revienne pas souiller la main ; ou qu’il verse une reviit d’un coup sur la main, car alors l’eau ne s’est pas souillée. Les eaux premières se versent soit dans un récipient, soit à terre.