On peut se laver le matin et poser une condition pour le jour. Le Sefer ha-Mitsvot et R. Perets ne l’autorisent qu’en situation de contrainte, sans eaux fréquentes et sans salir les mains. Le Roch l’autorise même hors contrainte ; Rachi et le Rambam exigent de ne pas souiller les mains ni en détourner l’esprit.
אמר רב נוטל אדם ידיו שחרית ומתנה עליהם כל היום כתוב בספר המצות הולכי דרכים חשובים כשעת הדחק ואם אחר שהתנה שחרית נזדמנו לו מים לא יברך (ס"א נוטל ומברך) יראה שפוסק כאותו לשון שאינו מתיר בתנאי אלא ע"י הדחק וכ"כ ה"ר פרץ ודוקא היכא דלא שכיחי מיא ודוקא שחרית ודוקא שלא יטנפו אבל א"א הרא"ש ז"ל מתיר אפילו שלא ע"י הדחק ומיהו פירש רש"י ובלבד שיזהר מלטמאם ומלטנפם וכ"כ הרמב"ם ז"ל ובלבד שלא יסיח דעתו מהם:
Rav a dit : un homme se lave les mains le matin et pose une condition (tenaï) sur elles pour toute la journée. Il est écrit dans le Sefer ha-Mitsvot : les voyageurs sont considérés comme une sheat ha-dehak (situation de contrainte) ; et si, après qu’il a posé la condition le matin, des eaux se présentent à lui, qu’il ne bénisse pas (autre leçon : il se lave et bénit). Il apparaît qu’il tranche selon cette leçon qui n’autorise la condition que par contrainte. Et ainsi a écrit R. Perets : et seulement là où les eaux ne se trouvent pas couramment, et seulement le matin, et seulement qu’elles ne se salissent pas. Mais mon maître mon père le Roch z"l autorise même hors contrainte. Toutefois Rashi a expliqué : à condition qu’il prenne garde de ne pas les rendre impures et de ne pas les salir. Et ainsi a écrit le Rambam z"l : à condition qu’il n’en détourne pas son attention (hessah daat).