On donne aussitôt au serviteur tout mets qui a une odeur et dont on a envie ; par piété, de chaque espèce. On ne lui tend rien tant que la coupe est en main, ni un morceau s’il n’a pas fait netilat yadayim. Il bénit Boré peri haguéfen sur chaque coupe, et la berakha finale seulement à la fin.
הלכות ברכות שבסעודה ואחר כך מביאים לפניו לאכול וכל דבר שמביאים לפניו שיש לו ריחא ואדם תאב לו צריך ליתן ממנו מיד לשמש ומיהו מדת חסידות הוא ליתן לו מיד מכל מין ומין דגרסינן בכתובות הכל משהין מפני השמש פירוש שלא ליתן לו ממנו עד שיאכלו המסובין חוץ מבשר שמן כל השנה ויין ישן בתקופת תמוז שצריך ליתן לו מיד ואסיקנא כללא דמילתא כל דאית ליה ריחא ואית ביה קיוהא צריך ליתן לו אבוה בר איהי ומנימין בר איהי חד ספי ליה לשמעיה מכל מינא ומינא חד לא ספי ליה אלא מחד מינא מר משתעי אליהו בהדיה ומר לא משתעי אליהו בהדיה ומיהו לא יתן לו כל זמן שהכוס בידו או ביד בע"ה דתניא לא יתן אדם פרוסה לשמש בין שהכוס בידו שמא מתוך שהוא טרוד בפרוסה ישפוך הכוס בין שהוא ביד בע"ה דשמא יסתכל לראות מה שנתנו לשמש וישפוך הכוס ואסור ליתן לו פרוסה אא"כ יודע בו שנטל ידיו השמש מברך בפ"ה על כל כוס וכוס שיתנו לו אבל ברכה אחרונה א"צ לברך אלא בסוף אבל על כל פרוסה ופרוסה א"צ לברך אם יש אדם חשוב בסעודה שאז יודע שיתנו לו כל צרכו ואם אין אדם חשוב בסעודה צריך לברך על כל פרוסה ופרוסה:
Lois des berakhot pendant le repas. Ensuite on apporte devant lui de quoi manger. Tout aliment qu’on présente devant lui, s’il a une odeur (reiha) et que l’homme en a envie, il faut en donner aussitôt au serviteur. Toutefois, c’est une mesure de piété (midat hassidout) de lui en donner tout de suite de chaque espèce. Car on enseigne dans Ketouvot : « On fait tout attendre à cause du serviteur », c’est-à-dire qu’on ne lui en donne pas avant que les convives aient mangé, sauf la viande grasse toute l’année et le vin vieux à la saison de Tamouz, qu’il faut lui donner tout de suite. Et l’on a conclu : la règle générale est que tout ce qui a une odeur et une âcreté (kiyouha) doit lui être donné. Avouha bar Ihi et Minyamin bar Ihi : l’un nourrissait son serviteur de chaque espèce, l’autre ne lui en donnait que d’une seule ; avec l’un Élie s’entretenait, avec l’autre Élie ne s’entretenait pas. Toutefois on ne lui donnera pas tant que la coupe est dans sa main ou dans celle du maître de maison. Car il a été enseigné : qu’on ne tende pas un morceau au serviteur, ni quand la coupe est dans sa main — de peur que, occupé par le morceau, il ne verse la coupe —, ni quand elle est dans la main du maître de maison — de peur que celui-ci ne lève les yeux pour voir ce qu’on a donné au serviteur et ne verse la coupe. Il est interdit de lui donner un morceau à moins de savoir qu’il a fait netilat yadayim. Le serviteur bénit « Boré peri haguéfen » sur chaque coupe qu’on lui donne ; mais la berakha finale, il n’a pas à la dire qu’à la fin. Sur chaque morceau, en revanche, il n’a pas à bénir s’il y a une personne importante au repas, car alors il sait qu’on lui donnera tout ce qu’il lui faut ; s’il n’y a pas de personne importante au repas, il doit bénir sur chaque morceau.