טור אורח חיים

Tour Orah Haim — siman 175

Rabbi Yaakov ben Asher (Baal HaTour) · Hatov vehametiv sur un autre vin
En bref - de quoi parle ce chiour ?

On bénit hatov vehametiv sur un second vin, même s’il était déjà là au départ. Rashbam : seulement s’il est supérieur ; Tossafot : même sans le savoir, sauf s’il est plus mauvais. Il faut un compagnon. Pendant le repas chacun bénit pour soi ; sans repas, un seul pour tous. Deux tonneaux mis en deux récipients dans les quarante jours après la vendange : on bénit ; après quarante jours : non.

Glossaire

hatov vehametiv
« Qui est bon et qui fait du bien », bénédiction sur un second vin
bore peri hagafen
bénédiction « Qui crée le fruit de la vigne »
beit habelia
gosier, conduit de la déglutition
mesubin
installés ensemble pour boire ou manger
Rashbam
Rabbi Chemouel ben Meïr
Rabbenu Perez
tossafiste cité au nom de ses maîtres
batsir
vendange

הביאו להם יין אחר מברכין הטוב והמטיב ולאו דוקא הביאו להם עתה מחדש אלא ה"ה אם היה לו תחלה ב' מיני יינות מברך על הב' הטוב והמטיב ופי' רשב"ם דוקא שיודע שהב' משובח מן הראשון והתוס' מפרשים אפי' סתמא שאינו יודע אם הוא משובח אם לאו יש לו לברך אלא א"כ יודע שהוא גרוע יותר ממנו ואין לו לברך הטוב והמטיב אא"כ יש אחר עמו אבל אם הוא לבדו לא וי"א כיון שאין מברכין הטוב והמטיב ביחיד אע"פ שעל היין שבתוך הסעודה כל אחד מברך לעצמו הטוב והמטיב אחד מברך לכולם שאם היה כל אחד מברך לעצמו הוה כל חד וחד יחיד ול"נ דמטעמא דאמרינן בבפה"ג כל אחד מברך לעצמו משום שאין בית הבליעה פנוי האי טעמא נמי שייך בהטוב והמטיב ואף על פי שכל אחד ואחד מברך לעצמו כיון שאחר שותה ונהנה עמו מאותו המין קרינן ביה שפיר הטוב לדידיה והמטיב לאחריני אבל היו מסובין לשתות בלא אכילה אחד מברך לכולם כתב הר"פ בשם רבותיו יין של ב' חביות והכל ממין אחד אם בתוך מ' יום לבצירתו שמוהו בשתי כלים מברכין עליו הטוב והמטיב ואם לאחר מ' יום חלקוהו אין מברכין עליו הואיל והכל ממין אחד:

S’ils leur apportent un autre vin, on bénit hatov vehametiv. Ce n’est pas seulement s’ils le leur apportent à présent de nouveau : de même, s’il avait dès le début deux sortes de vins, on bénit hatov vehametiv sur le second. Le Rashbam explique : uniquement s’il sait que le second est supérieur au premier. Les Tossafot expliquent : même dans le cas indéterminé — s’il ne sait pas s’il est supérieur ou non — il doit bénir, à moins qu’il sache qu’il est plus mauvais que le premier. On ne bénit hatov vehametiv que s’il y a quelqu’un d’autre avec lui ; s’il est seul, non. Certains disent : puisque l’on ne bénit pas hatov vehametiv en yahid, bien que, pour le vin dans le repas, chacun bénisse pour soi, pour hatov vehametiv un seul bénit pour tous — car si chacun bénissait pour soi, chacun serait yahid. Il ne me paraît pas ainsi : du motif pour lequel on dit, pour bore peri hagafen, que chacun bénit pour soi — parce que le beit habelia (gosier) n’est pas libre — ce motif s’applique aussi à hatov vehametiv. Et bien que chacun bénisse pour soi, du moment qu’un autre boit et en jouit avec lui de cette même espèce, on applique bien « hatov » pour lui et « hametiv » pour les autres. Mais s’ils étaient installés à boire sans manger, un seul bénit pour tous. Rabbenu Perez a écrit au nom de ses maîtres : du vin de deux tonneaux, tout étant de la même espèce — si, dans les quarante jours suivant la vendange, on l’a mis dans deux récipients, on bénit hatov vehametiv ; si on l’a partagé après quarante jours, on ne bénit pas, puisqu’il est tout de la même espèce.