Aliments à cause du repas : aucune berakha ni avant ni après, même sans pain. Fruits pendant le repas : berakha avant seulement. Après le repas, avant birkat hamazone : berakha avant et après. Qui fixe son repas sur les fruits : le pain les acquitte ; fruits apportés en cours de repas et d’abord mangés sans pain : il faut bénir.
אמר רב פפא הלכתא דברים הבאים מחמת הסעודה בתוך הסעודה אין טעונין ברכה לא לפניהם ולא לאחריהם כגון בשר ודגים וביצים וירקות וגבינה ודייסא לא מיבעיא אם מלפת בהן הפת שא"צ לברך עליהן אלא אפי' אם אוכל אותם בלא פת אין טעונין ברכה לפניהם דברכת הפת פוטרתן ולא לאחריהם דברהמ"ז פוטרתן דברים הבאים בתוך הסעודה שלא מחמת הסעודה כגון תאנים וענבים וכל מיני פירות ומיקרו שלא מחמת הסעודה לפי שאינם כמו בשר ודגים ומיני מלוחים שרגילין לבא לעיקר הסעודה טעונים ברכה לפניהם דברכת המוציא אינו פוטרן דלאו מעיקר הסעודה הם ולא לאחריהם דבהמ"ז פוטר כל מה שאוכל בסעודה פי' כל מה שהזכרנו למעלה בין הבאים מחמת הסעודה בין הבאים שלא מחמת הסעודה אם הביאם לאחר סעודה קודם ברהמ"ז כמו שרגילין בסעודות גדולות שלאחר שמושכין ידיהן מן הפת מסירין אותו ועורכין השולחן בפירות ובמיני מגדים וקובעין עצמן לשתות כל מה שמביאין אז בין דברים הבאים מחמת הסעודה בין שלא מחמת הסעודה טעונין ברכה בין לפניהם בין לאחריהם דהמוציא ובה"מ אין פוטרין אלא מה שאוכלין בתוך הסעודה וכתב א"א הרא"ש ז"ל יש להסתפק במי שקובע סעודתו על הפירות אם אכל מהן תחלה מעט בלא פת אם יש לברך עליהם וסברא הוא שלא יברך עליהם דלדידיה הוו השתא באין מחמת הסעודה דכיון שעיקר סעודתו סומך עליהם פת פוטרן אפי' אם אוכל מהם מעט בלא פת אבל כשמביאין לו פירות באמצע סעודה ואין עיקר הסעודה עליהן אף ע"פ שמלפת בהם הפת אם אוכל מהם תחלה מעט בלא פת צריך לברך עליהם:
Rav Papa a dit : la halakha est que les aliments qui viennent à cause du repas, pendant le repas, n’ont besoin d’aucune bénédiction ni avant ni après — tels que viande, poissons, œufs, légumes, fromage et bouillie. Il va de soi que s’il en accompagne le pain, il n’a pas à bénir sur eux ; mais même s’il les mange sans pain, ils n’ont pas besoin de bénédiction avant, car la bénédiction du pain les acquitte, ni après, car birkat hamazone les acquitte. Les aliments qui viennent pendant le repas sans être à cause du repas — tels que figues, raisins et toutes sortes de fruits — on les appelle ainsi parce qu’ils ne sont pas comme la viande, les poissons et les salaisons, que l’on a l’habitude de servir comme partie essentielle du repas : ils ont besoin d’une bénédiction avant, car ha-motsi ne les acquitte pas, puisqu’ils ne font pas partie de l’essentiel du repas ; mais pas après, car birkat hamazone acquitte tout ce que l’on mange pendant le repas. C’est-à-dire : tout ce que nous avons mentionné plus haut, tant ce qui vient à cause du repas que ce qui n’en vient pas — si on les apporte après le repas, avant birkat hamazone, comme c’est l’usage dans les grands repas : après qu’ils ont retiré les mains du pain, on l’enlève, on dresse la table de fruits et de friandises, et l’on s’installe à boire —, tout ce que l’on apporte alors, que ce soit à cause du repas ou non, a besoin d’une bénédiction tant avant qu’après, car ha-motsi et birkat hamazone n’acquittent que ce que l’on mange pendant le repas. Mon père le Roch z"l a écrit : il y a lieu de douter, pour celui qui fixe son repas sur les fruits, s’il en a d’abord mangé un peu sans pain, s’il doit bénir sur eux. Il est raisonnable qu’il ne bénisse pas, car pour lui ils viennent maintenant à cause du repas : puisque l’essentiel de son repas s’appuie sur eux, le pain les acquitte même s’il en mange un peu sans pain. Mais lorsqu’on lui apporte des fruits au milieu du repas et que l’essentiel du repas ne porte pas sur eux, même s’il en accompagne le pain, s’il en mange d’abord un peu sans pain, il doit bénir sur eux.