Après les eaux dernières, Rachi interdit de manger jusqu’à Birkat hamazone ; le Tour entend plutôt qu’il faut une nouvelle bénédiction initiale. « Hav lan unvarekh » vaut hesech hadaat, sauf pour l’invité tant que le maître de maison ne l’a pas dit.
הלכות ברכת המזון גמר סעודתו ונטל ידיו מים אחרונים אסור לאכול פירש"י עד שיברך ברה"מ ולא נראה כן דהיסח הדעת אינו מזקיק ברכה אחרונה על מה שאכל אלא פירוש אסור לשתות ולאכול עד שיברך עליו תחלה דכיון שנטל ידיו כדי לברך הסיח דעתו מלאכול ולשתות ואין הברכה שבירך תחילה פוטרת מה שרוצה לאכול ולשתות עוד ולכך צריך לברך עליו ואי אמר הב לן ונבריך הוי היסח הדעת כמו נט"י ומי שסומך על שולחן אחרים אפילו אמר הב לן ונבריך לא הוי היסח הדעת עד שיאמר בעל הבית:
Lois de Birkat hamazone. S’il a achevé son repas et s’est lavé les mains des mayim acharonim (eaux dernières), il est interdit de manger. Rachi explique : jusqu’à ce qu’il dise Birkat hamazone. Il n’apparaît pas ainsi, car le hesech hadaat n’oblige pas une bénédiction finale sur ce que l’on a déjà mangé. Le sens est plutôt : il est interdit de boire et de manger jusqu’à ce qu’il bénisse d’abord sur ce qu’il veut encore prendre ; car puisqu’il s’est lavé les mains afin de bénir, il a retiré son esprit de manger et de boire, et la bénédiction qu’il a dite au début ne couvre plus ce qu’il veut encore manger et boire ; aussi doit-il bénir dessus. S’il a dit « hav lan unvarekh » (apportez, et bénissons), c’est un hesech hadaat comme le lavage des mains. Celui qui dépend de la table d’autrui, même s’il a dit « hav lan unvarekh », ce n’est pas un hesech hadaat jusqu’à ce que le maître de maison le dise.