טור אורח חיים

Tour Orah Haim — siman 182

Rabbi Yaakov ben Asher (Baal HaTour) · La coupe de Birkat Hamazon
En bref - de quoi parle ce chiour ?

Birkat Hamazon requiert une coupe de vin même en yahid ; on la cherche avant de manger. Sans vin, bière ou autres boissons. La coupe ne doit pas être pagoum ; avis divergents sur la réparation et l’usage en cas de nécessité.

Glossaire

pagoum
entamé — vin ou coupe dont on a déjà bu, impropre à une coupe de berakha
zimmoun
invitation à bénir à plusieurs
lekhathila
a priori
bediavad
après coup
ḥatsba
jarre
qankan
cruche
qama qama batel
chaque quantité qui entre est annulée

ואחר כך מביאים לו כוס של יין לברך עליו בה"מ אבל לא שאר משקין אפילו אם קבע עלייהו דבה"מ טעונה כוס אפילו ביחיד מדלא קאמר בשום מקום ברכת זימון טעונה כוס אלא בה"מ קאמר משמע כל בה"מ אפילו ביחיד וכיון שטעון כוס צריך לחזור אחריו ולא יאכל אא"כ יהיה לו כוס לברך עליו בה"מ אם הוא מצפה ואפשר שיהיה לו אפי' אם צריך לעבור זמן אכילה אחת כדחזינן באמימר שלן בתענית במוצאי שבת מפני שלא היה לו כוס להבדיל עליו דכיון שבה"מ טעונה כוס אין חילוק בינו להבדלה ואם אין יין מצוי באותו מקום יכול לברך על שכר ושאר משקין וצריך שלא יהא פגום כדאמרינן בפרק ערבי פסחים שמע מינה טעמו פגמו ר' יעקב בר אידי קפיד אכסא פגימא רב שישא בר אידי קפיד אחצבא פגימא ודוקא ששתה ממנו אבל אם שפך ממנו לכלי אחר לא חשיב פגום. ופרשב"ם דוקא לכתחלה קפיד אבל מי שאין לו אלא כוס פגום יכול לקדש עליו ורבינו יואל כתב דאפי' בדיעבד שאין לו אחר אין לברך עליו והר"מ מרוטנבורג היה נוהג לברך עליו בשעת הדחק. וכתב עוד שאם החזירו מיין של כוס פגום לתוך הקנקן שאין לחוש כלל מלברך על היין שבקנקן משום דקמא קמא בטיל ויש נוהגין להוסיף על כוס פגום מעט יין לתקנו בכך וכן יש בירושלמי ויש אומרים דאפי' ע"י מים (שמוסיפין בו) מיתקן ויש שנותנין בו מעט פירורין של פת ואומרים שמיתקן בכך ומנהג של שוטים הוא ואין לו סמך ולא ראיה:

Ensuite on lui apporte une coupe de vin pour y réciter Birkat Hamazon, et non d’autres boissons, même s’il a fixé son repas sur elles. Car Birkat Hamazon requiert une coupe même en yahid : nulle part il n’est dit que la berakha de zimmoun requiert une coupe, mais on parle de Birkat Hamazon, ce qui implique toute Birkat Hamazon, même en yahid. Puisqu’elle requiert une coupe, il faut la chercher ; et il ne mangera que s’il aura une coupe pour y réciter Birkat Hamazon, s’il s’y attend et qu’il est possible qu’il en ait une, même s’il doit laisser passer le temps d’un repas. Comme on le voit d’Ameimar, qui passa la nuit à jeun à la sortie du Chabbat, faute de coupe pour y faire la Havdala : puisque Birkat Hamazon requiert une coupe, il n’y a pas de différence entre elle et la Havdala. Si le vin n’est pas disponible en cet endroit, on peut bénir sur de la bière et les autres boissons. Il faut que la coupe ne soit pas pagoum (entamée), comme on dit au chapitre Arvei Pessaḥim : on en déduit que d’y avoir goûté l’a rendue pagoum. Rabbi Yaakov bar Idi était strict pour une coupe pagoum ; Rav Shisha bar Idi était strict pour une jarre pagoum. Et seulement s’il a bu dedans ; mais s’il en a versé dans un autre récipient, ce n’est pas considéré comme pagoum. Le Rashbam a expliqué qu’on n’est strict que lekhathila (a priori) ; mais celui qui n’a qu’une coupe pagoum peut y faire le Qiddoush. Rabbénou Yoël a écrit que même bediavad (après coup), s’il n’en a pas d’autre, on ne bénit pas dessus. Le Maharam de Rothenbourg avait coutume d’y bénir en cas de nécessité. Il a encore écrit que si l’on a remis le vin d’une coupe pagoum dans la cruche, on n’a nulle crainte de bénir sur le vin de la cruche, car chaque quantité qui y entre est annulée. Certains ont coutume d’ajouter un peu de vin à une coupe pagoum pour la réparer ainsi, et il en est ainsi dans le Yerouchalmi. Certains disent que même par de l’eau (qu’on y ajoute) elle est réparée. Certains y mettent un peu de miettes de pain et disent que cela la répare : c’est une coutume de sots, sans appui ni preuve.