טור אורח חיים

Tour Orah Haim — siman 186

Rabbi Yaakov ben Asher (Baal HaTour) · Si les femmes et les mineurs sont tenus à Birkat hamazone
En bref - de quoi parle ce chiour ?

Les femmes sont tenues à Birkat hamazone. Selon le Raavad, de par la Torah, et elles font acquitter les autres ; selon les Tossafot et le Rambam, le doute n’est pas tranché, elles n’acquittent donc pas un homme qui a mangé une quantité deoraita. Le mineur y est tenu derabanan, pour l’éduquer. Qui n’a pas mangé ne peut faire acquitter qui a mangé.

Glossaire

deoraita
de par la Torah
derabanan
de par les Sages
zimoun
invitation à bénir à trois
kezaït
volume d’une olive

נשים חייבות בברה"מ ופירש הראב"ד שחייבות מן התורה ולדבריו מוציאות אחרים והא דאמרינן אשה מברכת לבעלה אפילו אם אכל שיעור דאורייתא אבל התוספות כתבו הך בעיא דנשים מברכות דאורייתא או דרבנן לא נפשטה הלכך אינן מוציאות אחרים וההיא דאשה מברכת לבעלה מיירי שאכל שיעור דרבנן וכ"כ הר"מ שהוא ספק אם חייבות מן התורה. ודינן להצטרף לזימון לקמן יתבאר בעז"ה: קטן חייב בברה"מ מדרבנן כדי לחנכו במצות וההיא דבן מברך לאביו מיירי בשאכל שיעור דרבנן וראיתי בספר המצות קטן שכתב על שם ר"י מי שלא אכל יכול לברך להוציא מי שאכל ולא נהירא דאמרי' ולהוציא חבירו עד שיאכל כזית ובירוש' מסמיך ליה אקרא:

Les femmes sont tenues à Birkat hamazone. Le Raavad a expliqué qu’elles y sont tenues de par la Torah ; selon lui, elles font acquitter les autres. Et ce que l’on dit « une femme bénit pour son mari » vaut même s’il a mangé une quantité deoraita. Mais les Tossafot ont écrit que cette question — les femmes bénissent-elles deoraita ou derabanan — n’a pas été tranchée ; dès lors, elles ne font pas acquitter les autres. Et ce cas où « une femme bénit pour son mari » vise celui où il a mangé une quantité derabanan. Ainsi a aussi écrit le Rambam : c’est un doute si elles y sont tenues de par la Torah. Leur règle pour s’associer au zimoun sera expliquée plus loin, avec l’aide de ה'. Un mineur est tenu à Birkat hamazone derabanan, afin de l’éduquer aux mitsvot. Et ce cas où « un fils bénit pour son père » vise celui où le père a mangé une quantité derabanan. J’ai vu dans le Sefer ha-Mitsvot Katan, qui a écrit au nom de Ri, que celui qui n’a pas mangé peut bénir pour faire acquitter celui qui a mangé ; cela ne me paraît pas juste, car l’on dit : « et pour faire acquitter son compagnon, jusqu’à ce qu’il mange un kezaït », et le Yeroushalmi l’appuie sur un verset.