Après Birkat Hamazone on bénit bore peri haguefen sur la coupe ; celui qui bénit goûte, puis les autres. On dit ensuite la berakha meein chaloch. Si l’on veut encore boire, la berakha finale attend la fin. Le Ri doute si le seuil est le kezayit ou la réviit ; ici on boit une réviit entière, car le melo lougma dépasse déjà le kezayit.
ואחר שסיים הכל יברך בפה"ג דיין של ברה"מ צריך לברך עליו ואין לברך עליו בתחלת בה"מ כדרך שמברכין בפה"ג בקידוש והבדלה תחלה לפי שבה"מ היא סילוק והיסח הדעת למה שלפניו הילכך אם היה מברך בפה"ג תחלה הוי בה"מ הפסק בין ברכה לשתייה ויטעום המברך ואחר כך יטעמו האחרים כדרך שאמרו בברכת המוציא ויברך אחריו ברכה מעין ג' לאפוקי מה"ג ורב עמרם שכתבו שאין לברך אחר כוס של בה"מ ואם דעתו לשתות עוד לא יברך ברכה אחרונה עד לבסוף ולענין שיעור שתייתו שחייב בברכה אחרונה היה ר"י מסתפק אם הוא בכזית או ברביעית לכך כתב שטוב ליזהר לשתות פחות מכזית או רביעית כדי להסתלק מן הספק והכא אי אפשר לשתות פחות מכזית דכל דבר שצריך כוס צריך לשתות ממנו כמלא לוגמא שהוא רוב רביעית הלכך ישתה רביעית שלם:
Après avoir tout achevé, on bénit bore peri haguefen : le vin de Birkat Hamazone requiert une berakha. On ne le bénit pas au début de Birkat Hamazone, comme on bénit d’abord bore peri haguefen au Kiddoush et à la Havdala, parce que Birkat Hamazone est un congé et un heseah hadaat (détournement de l’attention) de ce qui précède. Dès lors, si l’on bénissait d’abord bore peri haguefen, Birkat Hamazone serait un hefsek (interruption) entre la berakha et la consommation. Celui qui bénit goûte, puis les autres goûtent, comme on l’a dit pour la berakha de hamotsi. On récite ensuite après [le vin] une berakha meein chaloch (berakha à la manière des trois) — à l’encontre des Halakhot Guedolot et de Rav Amram, qui ont écrit qu’on ne bénit pas après la coupe de Birkat Hamazone. Si l’on a l’intention de boire encore, on ne récite pas la berakha finale avant la fin. Quant à la mesure de consommation qui oblige à la berakha finale, le Ri était dans le doute : est-ce un kezayit ou une réviit ? Aussi a-t-il écrit qu’il est bon de veiller à boire moins d’un kezayit, ou une réviit, afin de se soustraire au doute. Mais ici il est impossible de boire moins d’un kezayit, car tout ce qui requiert une coupe, on doit en boire un melo lougma (pleine bouchée), qui est la majeure partie d’une réviit. On boira donc une réviit entière.