טור אורח חיים

Tour Orah Haim — siman 191

Rabbi Yaakov ben Asher (Baal HaTour) · Les ouvriers qui abrègent Birkat Hamazone
En bref - de quoi parle ce chiour ?

Les ouvriers salariés chez un maître de maison abrègent Birkat Hamazone pour ne pas interrompre son ouvrage : première berakha intacte, seconde qui fond Boneh Yeroushalayim dans Birkat haarets, pas de Hatov vehametiv. S’ils n’ont que le repas pour salaire, ou si le maître s’attable avec eux, ils disent les quatre berakhot entières.

Glossaire

פועלים
ouvriers
בעה"ב
maître de maison
מיסב
s’attable (s’accoude au repas)

פועלים העושין מלאכה אצל בעה"ב מקצרין בבה"מ כדי שלא לבטל במלאכת בעה"ב דתניא פועלים העושין מלאכה אצל בעה"ב קורין ק"ש ומתפללין ואוכלין פתן ומברכין לפניה ולאחריה שתי ברכות כיצד ברכה ראשונה כתקנה שניה פותחת בברכת הארץ וכולל בונה ירושלים בברכת הארץ וחותם בברכת הארץ והטוב והמטיב א"א אותה כלל בד"א כשנוטלין שכר על מלאכתן לבד הסעודה אבל אם אין נותנין להם שכר אלא הסעודה שאוכלין או אפילו נותן להם שכר ובעל הבית מיסב עמהם מברכין כל ד' ברכות כתקנן:

Les ouvriers qui font un travail chez un maître de maison abrègent Birkat Hamazone, afin de ne pas interrompre l’ouvrage du maître de maison. Comme l’enseigne une baraita : les ouvriers qui font un travail chez un maître de maison lisent le Chema et prient, mangent leur pain, bénissent avant [le pain] et, après [le pain], deux berakhot. Comment ? La première berakha comme elle a été instituée ; la seconde s’ouvre par Birkat haarets, y inclut Boneh Yeroushalayim dans Birkat haarets, et se clôt par Birkat haarets ; quant à Hatov vehametiv, on ne la dit pas du tout. Dans quel cas cela s’applique-t-il ? Lorsqu’ils reçoivent un salaire pour leur travail, en plus du repas. Mais si l’on ne leur donne pas d’autre salaire que le repas qu’ils mangent, ou même si l’on leur donne un salaire et que le maître de maison s’attable avec eux, ils disent les quatre berakhot comme elles ont été instituées.