À deux, mitsva de se séparer pour Birkat Hamazone, sauf si l’un ne sait pas bénir et comprend l’hébreu. À trois jusqu’à cinq, interdit de se séparer ; à six on peut jusqu’à dix ; à dix on ne se sépare qu’à vingt, et l’on recherche dix. Exception : grande tablée qui n’entend pas, maître de maison susceptible — groupes de trois à voix basse. Kviout : Rabbénou Yona exige Hamotsi commun ; le Roch suffit l’établissement au repas. Même sans kézayit et même chacun de son pain. Trois venus de trois groupes : si déjà zimmunés jusqu’à Hazan, le zimmun s’est envolé.
וכל זמן שאינן ג' מצוה להם ליחלק דתניא שנים שאכלו מצוה ליחלק שיברך כ"א בה"מ לעצמו אבל בברכת המוציא פוטר אחד את חבירו בד"א כשהיו שניהם יודעין לברך בה"מ אבל אם אחד יודע והב' אינו יודע מברך היודע והב' יוצא וכגון שמבין לשון הקודש אלא שאינו יודע לברך וצריך לכוין מלה במלה לכל מה שאומר אבל אם אינו מבין אינו יוצא בשמיעה ולכך אין הנשים יוצאות בשמיעה אם אינן מבינות אבל כשהן ג' אינן רשאין ליחלק כדתנן ג' שאכלו כאחת אינן רשאין ליחלק ולא עוד אלא אפילו ב' שאכלו כאחת מצוה שיחזרו אחר שלישי שיצטרף עמהן לזימון וכן ד' או ה' אסור להם ליחלק שכולם נתחייבו בזימון. ו' נחלקין כיון שישאר זימון לכל חבורה עד י' ואז אין נחלקין כיון שנתחייבו בהזכרת השם עד כ' ומצוה לחזר אחר י'. ומיהו אם היתה חבורה גדולה מסובין יחד ואינן יכולין כולם לשמוע הברכה מפי המברך ואינן רשאין ליחלק לחבורות של י' י' מפני שיצטרכו לברך בקול רם וישמע בעה"ב ויקפיד עליהם יכולים ליחלק לחבורות של ג' ג' ולברך בנחת שלא ישמע בעה"ב ויקפיד זה טוב להם ממה שלא יצאו ידי חובת בהמ"ז שהרי אינן יכולין לשמוע מפי המברך: כתב הר"י ז"ל הא דתנן ג' שאכלו אינן רשאין ליחלק דוקא כשקבעו עצמם ביחד בתחילת ברכת המוציא לדידהו בהיסיבה ולדידן בישיבה אז אינן רשאין ליחלק אבל לא קבעו עצמם ביחד בברכת המוציא אלא אחר כך נקבעו באכילה ביחד רשאין ליחלק: וא"א ז"ל כתב ונ"ל כדברי המפרשים שאע"פ שלא ברכו המוציא ביחד אלא אח"כ נקבעו באכילה ביחד נקבעו לזימון ואינן רשאין ליחלק ע"כ: ואפילו לא אכלו כזית ביחד אינן רשאין ליחלק דתנן ג' שאכלו כאחת אינן רשאין ליחלק ופריך מאי קמ"ל תנינא חדא זימנא שלשה שאכלו כאחד חייבין לזמן קמ"ל כי הא דאמר רבי אבא אמר שמואל ג' שישבו לאכול וברכו ברכת המוציא אין רשאין ליחלק פירוש שישבו לאכול וברכו ברכת המוציא ועדיין לא אכלו שיעור הברכה אין רשאין ליחלק ורב אלפס גורס קמ"ל ג' שישבו לאכול אף ע"פ שכל אחד אוכל מככרו אינן רשאין ליחלק. הלכך צריך לחוש לשתי הגירסאות אפילו כל אחד אוכל מככרו ואפי' לא אכל עדיין כזית פת אין רשאין ליחלק ותו משנינן אהא דפריך ומאי קמ"ל תנינא קמ"ל כי הא דא"ר הונא ג' שבאו מג' חבורות אין רשאין ליחלק א"ר חסדא והוא שבאו מג' חבורות של ג' ג' ב"א אמר רבא לא אמרן אלא דלא אזמון עלייהו בדוכתייהו אבל אזמון עלייהו בדוכתייהו פרח זימון מינייהו פי' ג' שבאו מג' חבורות של ג' ג' בני אדם ונתחברו אלו הג' אם זימנו עליהם במקומן כגון שהפסיקו כל אחד לשנים עד שאמרו הזן כדרך שאחד מפסיק לשנים שוב אינן יכולין לזמן אפילו אכלו אח"כ יחד וגמרו סעודתן ואם לא זימנו עלייהו במקומן חייבין לזמן ואין רשאין ליחלק ואפי' לא אכלו אלו הג' ביחד משנתחברו:
Tant qu’ils ne sont pas trois, il est mitsva pour eux de se séparer. Car on a enseigné : deux qui ont mangé, il est mitsva de se séparer, afin que chacun récite Birkat Hamazone pour soi. Mais pour la bénédiction de Hamotsi, l’un dispense l’autre. De quoi parle-t-on ? Quand tous deux savaient bénir Birkat Hamazone. Mais si l’un sait et le second ne sait pas, celui qui sait bénit et le second s’acquitte — à condition qu’il comprenne la langue sainte, seulement qu’il ne sache pas bénir ; et il faut qu’il suive mot à mot tout ce que dit le premier. S’il ne comprend pas, il ne s’acquitte pas par l’écoute. C’est pourquoi les femmes ne s’acquittent pas par l’écoute si elles ne comprennent pas. Mais lorsqu’ils sont trois, ils n’ont pas le droit de se séparer, comme on a enseigné : trois qui ont mangé ensemble n’ont pas le droit de se séparer. Bien plus : même deux qui ont mangé ensemble, il est mitsva qu’ils recherchent un troisième qui s’associe à eux pour le zimmun. De même quatre ou cinq, il leur est interdit de se séparer, car tous se sont obligés au zimmun. Six se séparent, puisqu’il restera un zimmun pour chaque groupe, jusqu’à dix. Alors on ne se sépare pas, puisqu’ils se sont obligés à la mention du Nom, jusqu’à vingt. Et il est mitsva de rechercher dix. Toutefois, si c’était un grand groupe accoudé ensemble, que tous ne peuvent entendre la bénédiction de la bouche de celui qui bénit, et qu’ils n’ont pas le droit de se séparer en groupes de dix et dix — parce qu’ils devraient bénir à voix haute, que le maître de maison l’entendrait et s’en formaliserait —, ils peuvent se séparer en groupes de trois et trois et bénir à voix basse, afin que le maître de maison n’entende pas et ne s’en formalise pas. Cela leur est préférable à ne pas s’acquitter de Birkat Hamazone, puisqu’ils ne peuvent entendre de la bouche de celui qui bénit. A écrit Rabbénou Yona z"l : ce qu’on a enseigné, « trois qui ont mangé n’ont pas le droit de se séparer », vise seulement le cas où ils se sont établis ensemble dès le début de la bénédiction de Hamotsi — chez eux par l’accoudement, chez nous par l’assise ; alors ils n’ont pas le droit de se séparer. Mais s’ils ne se sont pas établis ensemble à Hamotsi, et que seulement ensuite ils se sont établis dans le repas ensemble, ils ont le droit de se séparer. Et mon père et maître z"l a écrit : il me semble, comme l’avis des commentateurs, que même s’ils n’ont pas béni Hamotsi ensemble, dès lors qu’ensuite ils se sont établis dans le repas ensemble, ils se sont établis pour le zimmun et n’ont pas le droit de se séparer. Fin de citation. Même s’ils n’ont pas mangé un kézayit ensemble, ils n’ont pas le droit de se séparer. Car on a enseigné : trois qui ont mangé ensemble n’ont pas le droit de se séparer. On objecte : qu’est-ce que cela nous apprend de nouveau ? Nous l’avons déjà appris une fois : trois qui ont mangé ensemble sont tenus au zimmun. Cela nous apprend comme ce que dit Rabbi Abba au nom de Chemouel : trois qui se sont assis pour manger et ont béni Hamotsi n’ont pas le droit de se séparer. C’est-à-dire : ils se sont assis pour manger, ont béni Hamotsi, et n’ont pas encore mangé la quantité requise pour la bénédiction — ils n’ont pas le droit de se séparer. Rav Alfas lit : cela nous apprend que trois qui se sont assis pour manger, même si chacun mange de son pain, n’ont pas le droit de se séparer. C’est pourquoi il faut craindre les deux leçons : même si chacun mange de son pain, et même s’il n’a pas encore mangé un kézayit de pain, ils n’ont pas le droit de se séparer. Et l’on répond encore à l’objection « qu’est-ce que cela nous apprend de nouveau, nous l’avons déjà appris » : cela nous apprend comme ce que dit Rav Houna : trois qui sont venus de trois groupes n’ont pas le droit de se séparer. Dit Rav 'Hisda : et c’est s’ils sont venus de trois groupes de trois personnes chacun. Dit Rava : nous n’avons dit cela que si l’on n’a pas fait le zimmun sur eux à leur place ; mais si l’on a fait le zimmun sur eux à leur place, le zimmun s’est envolé d’eux. C’est-à-dire : trois venus de trois groupes de trois personnes, et ces trois se sont joints. Si l’on a fait le zimmun sur eux à leur place — par exemple que chacun a interrompu pour les deux jusqu’à ce qu’ils aient dit Hazan (qui nourrit), comme un seul interrompt pour deux —, ils ne peuvent plus faire le zimmun, même s’ils ont ensuite mangé ensemble et achevé leur repas. Et si l’on n’a pas fait le zimmun sur eux à leur place, ils sont tenus au zimmun et n’ont pas le droit de se séparer, même si ces trois n’ont pas mangé ensemble depuis qu’ils se sont joints.