On bénit « tout est advenu par Sa parole » sur ce qui ne pousse pas de la terre et sur les aliments altérés ; cœur de palmier, pousses, farine, bières, lies (sauf vin coupé trois pour quatre), herbes sauvages, eau pour la soif, miel. Sur la confiture au miel, le Tour retire son avis devant ses collègues : sur celle de roses, fruit de la terre.
הלכות שאר ברכות כל דבר שאין גידולו מן הארץ כגון בשר בהמה חיה ועוף ודגים ביצים חלב גבינה מברכין עליו שהכל ופת שעיפשה ויין שהחמיץ וריחיה חמרא וטעמיה חלא שהכל אבל אם ריחיה חלא וטעמיה חמרא חמרא הוא. ועל תבשיל שנשתנה צורתו ונתקלקל ועל החומץ שערבו במים עד שראוי לשתותו שהכל אבל אם הוא לבדו אין מברכין עליו שהוא מזיקו ועל הנובלות והן מין תמרים שאין מתבשלין על האילן ועל הגובאי ועל המלח ועל הזומית (פי' מי מלח) שהכל ורבינו האי פי' זומית שהוא הקצף העולה על רתיחת הקדירה ועל כמיהין ופטריות שהכל: קורא והוא הנתוסף בענפי הדקל ובשנה הראשונה הוא רך וראוי לאכילה ואחר כך מתקשה כעץ מברכין עליו שהכל כיון דלא נטעי אינשי לאילן אדעתא למיכליה כשהוא רך לאו פרי הוא וכן כל כיוצא בזה כגון לולבי גפנים ושקדים שאוכלים אותם כשהן רכים בקליפיהן כיון דלא נטעי להו אינשי אדעתא דהכי מברכין עלייהו שהכל. חזיז והוא שחת מברכין עליו שהכל. קרא חייא וקמחא דשערי או דחיטי שהכל שכר תמרים ושכר שעורים ושמרי יין אפילו יש בהם טעם יין שהכל אבל אם נתן בהם ג' מדות של מים ומצא ד' הו"ל כיין מזוג ומברכין עליו בפה"ג כתב הראב"ד עשבא דדברי שאין נזרעין מברכין עליהם שהכל כיון דלא זרעי להו אינשי לא חשיבי פרי וכתב עוד וכמדומה לי שבתא ושבללתא וכמונא וכוסברתא שהכל והכי אמר בעל הלכות וטעמא דידיה דכל הני לטעמא עבידי ולא לאכילה שבתא הוא שאנו קורין אניס ובלשון ערבי שבתא שבללתא הוא שאנו קורין פטינ"א כמונא כמשמעה כוסברתא אליינדר"י בלע"ז ע"כ: וכל המשקין של כל מיני פירות שהכל כדלעיל: השותה מים לצמאו מברך עליו שהכל ולאחריו בורא נפשות ודוקא לצמאו אבל אי חנקתיה אומצא ושותה לרפואה אינו מברך לא לפניו ולא לאחריו דלא כרב עמרם שכתב שמברך לאחריו: ופי' ר"י דוקא ששותה מים לרפואה אינו מברך עליהם לפי שאינו נהנה מן המים אבל שאר משקין נהנה בשתייתן ובטעמם הלכך אם שותה אותם לרפואה צריך לברך עליהם דבש דבורים מברך עליהם שהכל: ועל המורבא המרוקח בדבש היה נראה לי לברך עליו שהכל בין אם עשוי מחבושים או מוורדין או ממיני עשבים מפני שהדבש עיקר אע"ג דכתיבנא לעיל על אגוז מטוגן בדבש בפה"ע שאני התם שהאגוז שלם וממשו קיים ולא דמי להומלתא שהיא מרוקחת בבשמים ומברכין עליה בפה"א דשאני התם דלטעמא עבידא וטעמא לא בטיל כדאמרינן גבי שאור (חולין ו:) הואיל ולטעמא עביד לא בטל. אבל הכא שהוא למאכל והדבש עיקר מברך על העיקר ופוטר הטפלה וכ"ש לפי מה שראיתי במקצת גירסאות הומלתא שהכל כך הוא סברתי אלא שחבירי חולקים עלי ואומרים שהדבש הוא טפל שאינו אלא לקיים הדבר המרוקח בו ולדבריהם יש לברך על של וורדים בפה"א שאינן עיקר הפרי כדבעינן למכתב לקמן והנני מבטל דעתי מפני דעתם:
Lois des autres bénédictions. " "Toute chose qui ne pousse pas de la terre — viande de gros bétail, de gibier et de volaille, poissons, œufs, lait, fromage — on bénit « tout est advenu par Sa parole ». Le pain moisi, et le vin aigri dont l’odeur est de vin et le goût de vinaigre : « tout est advenu par Sa parole ». Mais si l’odeur est de vinaigre et le goût de vin, c’est du vin. " "Sur un mets dont la forme a changé et qui s’est gâté, et sur le vinaigre mêlé d’eau jusqu’à être bon à boire : « tout est advenu par Sa parole ». Mais s’il est seul, on ne bénit pas, car il nuit. " "Sur les novlot — espèce de dattes qui ne mûrissent pas sur l’arbre —, sur les sauterelles, sur le sel et sur la zomit (c’est-à-dire l’eau salée) : « tout est advenu par Sa parole ». Rabbénou Haï explique que la zomit est l’écume qui monte à l’ébullition de la marmite. Sur les truffes et les champignons : « tout est advenu par Sa parole ». " "Le kora — ce qui s’ajoute aux branches du palmier : la première année il est tendre et bon à manger, ensuite il durcit comme le bois — on bénit « tout est advenu par Sa parole », car on ne plante pas l’arbre dans l’intention de le manger tant qu’il est tendre : ce n’est donc pas un fruit. De même tout ce qui y ressemble, comme les pousses de vigne et les amandes qu’on mange tendres dans leur enveloppe : comme on ne les plante pas dans cette intention, on bénit « tout est advenu par Sa parole ». " "Le ḥaziz — c’est le fourrage vert — on bénit « tout est advenu par Sa parole ». " "La courge crue, et la farine d’orge ou de froment : « tout est advenu par Sa parole ». " "La bière de dattes, la bière d’orge et les lies de vin, même s’il y a en elles un goût de vin : « tout est advenu par Sa parole ». Mais si l’on y a mis trois mesures d’eau et que l’on en a trouvé quatre, c’est comme du vin coupé et l’on bénit « qui crée le fruit de la vigne ». " "Le Raavad a écrit : les herbes des champs qui ne se sèment pas, on bénit sur elles « tout est advenu par Sa parole », car puisqu’on ne les sème pas, elles n’ont pas rang de fruit. Il a encore écrit : il me semble que sur la chabta, la shebilteta, le cumin et la coriandre, « tout est advenu par Sa parole » ; ainsi a dit le Baal Halakhot, et sa raison est que tout cela est fait pour le goût et non pour être mangé. Chabta : ce que nous appelons anis, et en arabe chabta. Shebilteta : ce que nous appelons patina. Komona : au sens propre. Kosbarta : aliandre en langue étrangère. Fin de citation. " "Toutes les boissons de toutes sortes de fruits : « tout est advenu par Sa parole », comme plus haut. " "Qui boit de l’eau pour sa soif bénit « tout est advenu par Sa parole », et ensuite « qui crée les êtres ». Cela vaut seulement pour la soif ; mais si un morceau l’a étouffé et qu’il boit pour se soigner, il ne bénit ni avant ni après — contrairement à Rav Amram, qui a écrit qu’on bénit après. Le Ri explique : c’est seulement l’eau bue pour se soigner qu’on ne bénit pas, parce qu’on n’en tire pas de plaisir ; mais les autres boissons, on en jouit par la boisson et par le goût ; aussi, si on les boit pour se soigner, il faut bénir. " "Le miel d’abeilles : on bénit « tout est advenu par Sa parole ». " "Sur la confiture confite au miel, il m’aurait semblé de bénir « tout est advenu par Sa parole », qu’elle soit faite de coings, de roses ou de sortes d’herbes, parce que le miel est l’essentiel — bien que j’aie écrit plus haut, sur une noix frite au miel, « qui crée le fruit de l’arbre » : là, la noix est entière et sa substance subsiste. Cela ne ressemble pas à la houmalta, confite aux aromates, sur laquelle on bénit « qui crée le fruit de la terre » : là, elle est faite pour le goût, et le goût ne s’annule pas, comme on le dit au sujet du levain (Houlin 6b) : puisqu’il est fait pour le goût, il ne s’annule pas. Ici, c’est pour l’aliment, et le miel est l’essentiel : on bénit sur l’essentiel et l’on dispense l’accessoire. À plus forte raison selon certaines leçons que j’ai vues, où la houmalta est « tout est advenu par Sa parole ». Telle était mon opinion ; mais mes collègues s’y opposent et disent que le miel est l’accessoire, qu’il ne sert qu’à conserver ce qui y est confit. Selon eux, sur celle de roses on bénit « qui crée le fruit de la terre », car les roses ne sont pas le fruit principal, comme nous l’écrirons plus bas. Et je retire mon avis devant le leur.