טור אורח חיים

Tour Orah Haim — siman 206

Rabbi Yaakov ben Asher (Baal HaTour) · Erreur de berakha, interruption et conditions de la bénédiction
En bref - de quoi parle ce chiour ?

« Boré péri haadama » acquitte le fruit de l’arbre, pas l’inverse ; « chéhakol » acquitte tout. Pas d’interruption entre berakha et consommation ; prononcer des lèvres suffit ; toute langue. L’homme couvre sa nudité ; la femme assise, le bas du corps appliqué au sol. Tenir de la main droite. L’aliment doit être présent, sauf canal d’eau. Fruit tombé : re-bénir et Baroukh chem ; si l’on s’est arrêté à ה', achever par « lamdeni houqékha ».

Glossaire

boré péri haadama
Qui crée le fruit de la terre
boré péri haèts
Qui crée le fruit de l’arbre
chéhakol
Par la parole de Qui tout existe
erva
nudité
chem chamayim levatala
Nom du Ciel prononcé en vain
Baroukh chem kevod malkhouto leolam vaed
Béni soit le Nom de la gloire de Son règne à jamais
lamdeni houqékha
enseigne-moi Tes lois (Ps 119,12)
amat hamayim
canal d’eau

בירך על פירות האילן בפה"א יצא ואם בירך על פרי האדמה בפה"ע לא יצא הלכך אם אדם מסופק בפרי אם הוא פרי העץ או פרי האדמה מברך בורא פרי האדמה. ועל הכל אם אמר שהכל יצא. כל אלו הברכות צריך שלא יפסיק בין ברכה לאכיל' וצריך להשמיע לאזניו ואם לא השמיע לאזניו יצא ובלבד שיוציא בשפתיו ונאמרין בכל לשון. לא יברך כשהוא ערום עד שיכסה ערותו בד"א באיש אבל באשה יושבת ופניה טוחות בקרקע ומברכת כי בזה מתכסה ערותה. כל דבר שמברך עליו לאוכלו או להריח בו צריך לאוחזו בימינו כשהוא מברך. אין מברכין לא על אוכל ולא על משקה עד שיביאוהו לפניו בירך ואח"כ הביאוהו לפניו צריך לברך פעם אחרת אבל מי שבירך על פירות שלפניו ואח"כ הביאו לו יותר מאותו המין א"צ לברך אע"פ שלא היו לפניו כשבירך. נטל בידו פרי לאוכלו ובירך עליו ונפל מידו ונאבד צריך לחזור ולברך אע"פ שהיה מאותו המין לפניו יותר כשבירך על הראשון וצ"ל ברוך שם כבוד מלכותו לעולם ועד על שהוציא שם שמים לבטלה ואם אמר כשנפל בא"י ולא אמר אלהינו יסיים ויאמר למדני חוקיך שיהא נראה כקורא פסוק ואין כאן מוציא שם שמים לבטלה אבל העומד על אמת המים מברך ושותה אע"פ שהמים ששותה לא היו לפניו כשבירך מפני שלכך נתכוון תחלה:

Si l’on a béni sur des fruits de l’arbre « boré péri haadama », on s’est acquitté. Mais si l’on a béni sur un fruit de la terre « boré péri haèts », on ne s’est pas acquitté. C’est pourquoi, si l’on doute si un fruit est fruit de l’arbre ou fruit de la terre, on bénit « boré péri haadama ». Et sur tout, si l’on a dit « chéhakol », on s’est acquitté. Pour toutes ces berakhot, il ne faut pas interrompre entre la berakha et la consommation. Il faut les faire entendre à ses oreilles ; et si on ne les a pas fait entendre à ses oreilles, on s’est tout de même acquitté, pourvu qu’on les ait prononcées des lèvres. Elles se disent en toute langue. On ne bénit pas nu tant qu’on n’a pas couvert sa nudité : cela concerne l’homme ; mais la femme, assise, le bas du corps appliqué contre le sol, bénit, car ainsi sa nudité est couverte. Tout ce sur quoi l’on bénit pour le manger ou pour en sentir l’odeur, il faut le tenir de la main droite pendant la berakha. On ne bénit ni sur un aliment ni sur une boisson avant qu’on les ait apportés devant soi. Si l’on a béni, puis qu’on les a apportés devant soi, il faut bénir une seconde fois. Mais celui qui a béni sur des fruits déjà devant lui, puis à qui l’on en a apporté davantage de la même espèce, n’a pas besoin de bénir de nouveau, même s’ils n’étaient pas devant lui au moment de la berakha. Si l’on a pris en main un fruit pour le manger, qu’on a béni dessus, et qu’il est tombé de la main et s’est perdu, il faut bénir de nouveau, même s’il y avait devant soi davantage de la même espèce lorsqu’on a béni sur le premier ; et il faut dire « Baroukh chem kevod malkhouto leolam vaed » pour avoir prononcé le Nom du Ciel en vain. Et si, quand il est tombé, on avait dit « Baroukh ata ה' » sans encore dire « Elohénou », on achève en disant « lamdeni houqékha », afin que cela paraisse comme la lecture d’un verset et qu’il n’y ait pas ici de prononciation du Nom du Ciel en vain. Mais celui qui se tient près d’un canal d’eau bénit et boit, même si l’eau qu’il boit n’était pas devant lui au moment de la berakha, car c’est à cela qu’il avait d’abord l’intention.