Rav Yehoudai et Rav Haï : on répond amen après la berakha finale des fruits, comme après Boné Yeroushalayim. Le Rambam, suivi par le Roch, ne fait répondre amen qu’après deux berakhot ou plus. Après un Israël on répond même sans avoir tout entendu, sauf si l’on est soi-même tenu. Après un Kouti, seulement si l’on a tout entendu ; après un non-Juif, même sans tout entendre. Le Rambam oblige à répondre après tout Israël, sauf apikoros, Kouti, idolâtre, enfant qui s’exerce ou formule altérée. Après les enfants de classe : pas d’amen pendant l’exercice ; oui à la sortie, selon les avis (kaddish, repas, ou haftara).
כתב רב יהודאי ורב האי שאחר ברכת אכילת פירות וכיוצא בהם דבר שצריך לברך אחר אכילתו צריך לענות אמן אחר ברכתו האחרונה דכיון שהוא סוף הענין צריך לענות אמן כמו אחר בונה ירושלים והרמב"ם ז"ל כתב שאין לענות אמן אלא כשאומר ב' ברכות או יותר זה אחר זה אבל ברכה אחת אין לענות אמן אחריה אפילו בסוף וא"א ז"ל היה נוהג כהרמב"ם ז"ל: עונין אמן אחר ישראל המברך אע"פ שלא שמע כל הברכה אלא הזכרת השם ומוקמינן לה כשלא אכל אבל אם אכל ונתחייב בברכה אינו יוצא עד שישמע כל הברכה. ואין עונין אמן אחר כותי (היינו שמרוני) המברך עד שישמע כל הברכה מפיו דשמא כוונתו לעבודת גילולים אבל כששומע כל הברכה מוכיח שאין כוונתו לעבודת גילולים ונכרי עונין אחריו אף על פי שלא שמע כל הברכה והכי איתא בירושלמי נכרי שבירך השם עונין אחריו אמן כותי אין עונין אחריו לפי שאין דרך הנכרי לכוין השם לעבודת גילולים וזה מיירי כשלא שמע כל הברכה כיון שאין עונין אחר הכותי ויראה דעונין דקאמר לאו חיובא קאמר אלא קמ"ל דאין עונין אמן אחר הכותי אבל הרמב"ם ז"ל כתב השומע אחד מישראל מברך אחת מכל הברכות אע"פ שלא שמע כולה מתחלתה ועד סופה אע"פ שאינו חייב באותה ברכה חייב לענות אחריו אמן ואם היה מברך אפיקורס או כותי או עו"ג או תינוק המתלמד או שהיה גדול ושינה ממטבע הברכות אין עונין אחריו אמן תניא אחר הכל עונין אמן חוץ מאחר תינוקות של בית רבן וה"מ בעידנא דגמרי פי' שלומדין בפני רבן סדר הברכות אבל בעידנא דמפטרי נפשייהו עונין י"מ דמפטרי נפשייהו אחר שלמדו נפטרים משם ואומרים קדיש והראב"ד פירש בשעה שאכלו ומברכין לפטור עצמם אע"פ שאינן בני חיוב מ"מ חינוך מצוה איכא ורש"י פי' בעידנא דמפטרי נפשייהו כשאומרים ההפטרה ומברכין בתורה ובנביאים:
Rav Yehoudai et Rav Haï ont écrit : après la berakha de la consommation des fruits et de ce qui leur ressemble — chose après laquelle il faut bénir — il faut répondre amen après sa dernière berakha, car, puisqu’elle est la fin du propos, il faut répondre amen, comme après Boné Yeroushalayim. Le Rambam z"l a écrit qu’on ne répond amen que lorsqu’on dit deux berakhot ou plus l’une après l’autre ; mais après une seule berakha on ne répond pas amen, même à la fin. Et mon maître mon père z"l avait l’usage de suivre le Rambam z"l. On répond amen après un Israël qui bénit, même si l’on n’a pas entendu toute la berakha, mais seulement la mention du Nom ; et l’on établit cela au cas où l’on n’a pas mangé. Mais si l’on a mangé et que l’on s’est tenu à la berakha, on ne s’acquitte qu’après avoir entendu toute la berakha. On ne répond pas amen après un Kouti (c’est-à-dire un Samaritain) qui bénit, jusqu’à ce qu’on ait entendu toute la berakha de sa bouche, de peur que son intention ne soit vers le culte des idoles ; mais lorsqu’on entend toute la berakha, cela prouve que son intention n’est pas vers le culte des idoles. Après un non-Juif, on répond même si l’on n’a pas entendu toute la berakha. Et ainsi est-il dans le Talmud de Jérusalem : un non-Juif qui a béni le Nom, on répond amen après lui ; après un Kouti, on ne répond pas, parce qu’il n’est pas dans la manière du non-Juif de diriger le Nom vers le culte des idoles. Et cela traite du cas où l’on n’a pas entendu toute la berakha, puisqu’on ne répond pas après le Kouti. Il apparaît que « on répond », dit là, ne parle pas d’une obligation, mais enseigne seulement qu’on ne répond pas amen après le Kouti. Mais le Rambam z"l a écrit : celui qui entend un Israël bénir l’une de toutes les berakhot, même s’il n’en a pas entendu le tout du début à la fin, même s’il n’est pas tenu à cette berakha, est tenu de répondre amen après lui. Et si celui qui bénissait était un apikoros, ou un Kouti, ou un idolâtre, ou un enfant qui s’exerce, ou un adulte qui a changé la formule des berakhot, on ne répond pas amen après lui. Il a été enseigné : après tous on répond amen, hors après les enfants de la maison du maître. Et cela, au moment où ils étudient — c’est-à-dire qu’ils apprennent devant leur maître l’ordre des berakhot ; mais au moment où ils « se dégagent », on répond. Certains expliquent « se dégagent » : après qu’ils ont appris, ils se retirent de là et disent le kaddish. Le Raavad a expliqué : au moment où ils ont mangé et bénissent pour s’acquitter, même s’ils ne sont pas tenus, il y a néanmoins une éducation à la mitsva. Et Rachi a expliqué « au moment où ils se dégagent » : lorsqu’ils disent la haftara et bénissent sur la Torah et sur les Prophètes.