Règles concernant la bénédiction lors de l'entrée dans une boutique de parfumeur, la fréquence de cette bénédiction, les parfums non conçus pour être odorés (ceux des morts, des lieux d'aisance, d'assainissement ou des vêtements), la controverse avec le Rambam sur l'odeur sans substance, ainsi que les interdits liés au culte idolâtre et aux mélanges d'odeurs.
הנכנס לחנותו של בשם שיש בו מיני בשמים מברך במ"ב ישב שם כל היום כולו אינו מברך אלא פעם אחת נכנס ויוצא נכנס ויוצא מברך ע"כ פעם ופעם: כתב הר"ם מרוטנבורק דוקא כשלא היה דעתו לחזור אבל אם היה דעתו לחזור לא יברך דהא לא אסח דעתיה: אין מברכין על הריח אלא אם כן נעשה להריח הילכך אין מברכים על בשמים של מתים ושל בית הכסא ושמן העשוי להעביר הזוהמא שלא נעשו אלא להעביר ריח רע: ומוגמר שמגמרין בו הכלים אין מברכין עליו שלא נעשה להריח בעצמו של מוגמר אלא כדי ליתן ריח בכלים: כתב הרמב"ם ז"ל וכן המריח בכלים שהם מוגמרין אינו מברך לפי שאין שם עיקר אלא ריח בלא עיקר ולא הבנתי דבריו כיון שהוא חושב אותו עשוי להריח שכן משמע דבריו שהרי לא פטר מלברך עליו אלא מפני שאין בו עיקר וכן הוא אמת שנעשה להריח כדי שיתבסמו הכלים וא"כ למה אין מברכין עליו ואפשר שרוצה לדמותו לריח רע דלא חשבי' ליה ריח לענין הרחקת תפלה כשאין לו עיקר ואינו דומה דבהנאה תליא מילתא והרי נהנה וראוי לברך עליו וגם בתפלה צריך להרחיק עד מקום שכלה הריח (סימן עט). בשמים של ע"ג אין מברכין עליהם לפי שאסור להריח בהם לפיכך מסיבה של עו"ג אין מברכין על בשמים שלהם דסתם מסיבתן לעבודת גילולים היה הולך חוץ לכרך והריח ריח אם רוב העיר עו"ג אינו מברך ואם רוב ישראל מברך נתערב ריח שמברכין עליו בריח שאין מברכין עליו כתב הרמב"ם שהולכין אחר הרוב:
Celui qui entre dans la boutique d'un parfumeur contenant diverses sortes de parfums bénit « bore miné bessamim ». S'il y est resté tout au long de la journée entière, il ne bénit qu'une seule fois ; s'il entre et sort, entre et sort, il bénit à chaque fois. Le Maharam de Rothenburg a écrit que cela ne s'applique que lorsqu'il n'avait pas l'intention de revenir, mais si son intention était de revenir, il ne doit pas bénir car il n'a pas eu d'interruption d'attention (hesseh da'at). On ne bénit sur une odeur que si elle a été faite pour être odorée ; par conséquent, on ne bénit pas sur les parfums des morts, ni sur ceux des lieux d'aisance, ni sur l'huile destinée à éliminer la crasse, puisqu'ils n'ont été faits que pour dissiper une mauvaise odeur. Quant au parfum d'encens (mougar) dont on parfume les vêtements, on ne bénit pas dessus parce qu'il n'a pas été fait pour être odoré en lui-même, mais pour diffuser une odeur dans les vêtements. Le Rambam z.l. a écrit : de même, celui qui hume des vêtements parfumés à l'encens ne bénit pas, parce qu'il n'y a pas là de substance principale (ikkar), mais une odeur sans substance. Mais je n'ai pas compris ses propos : puisqu'il considère que ce vêtement est fait pour être odoré — comme le suggèrent ses termes, car il n'a dispensé de bénir que parce qu'il manque de substance — et cela est vrai qu'il est fait pour être odoré afin de parfumer les vêtements, si tel est le cas, pourquoi ne bénit-on pas dessus ? Et il est possible qu'il souhaite le comparer à une mauvaise odeur, que l'on ne considère pas comme une odeur quant à l'éloignement de la tefila lorsqu'elle manque de substance, mais cela ne ressemble pas : car en matière de jouissance cela dépend du plaisir ressenti, or il en profite et il est apte à bénir dessus, et de plus pour la tefila il faut s'éloigner jusqu'à l'endroit où l'odeur s'éteint (siman 79). On ne bénit pas sur les parfums de la avoda zara parce qu'il est interdit de les humer ; c'est pourquoi, lors d'un banquet de non-juifs (avodey giloulim), on ne bénit pas sur leurs parfums, car le commun de leurs banquets est destiné au culte idolâtre. S'il marchait en dehors de la ville et a senti une odeur : si la majorité de la ville est non-juive, il ne bénit pas ; si la majorité est d'Israël, il bénit. Si une odeur sur laquelle on bénit s'est mélangée à une odeur sur laquelle on ne bénit pas, le Rambam a écrit que l'on suit la majorité.