Ami très cher : chéhé’héyanou après trente jours, mé’hayé hamétim après douze mois. Fruit qui revient chaque année : chéhé’héyanou, d’usage à la consommation ; à la vue ce n’est pas perdu. Aspects insolites, éléphant, singe : méchané habriyot. Infirmités de naissance : méchané habriyot ; survenues ensuite : Dayan haémet. Le Raavad limite à la première fois et à celui dont on s’afflige ; le Tour : une fois tous les trente jours. Belles créatures : chekakha lo baolamo.
הרואה חבירו לאחר ל' יום אומר שהחיינו ואחר י"ב חדש מברך מחיה המתים והוא שחביב עליו הרבה ושמח מאד בראייתו הרואה פרי חדש מתחדש משנה לשנה מברך שהחיינו ונוהגין עתה שלא לברך עד שעת אכילה והמברך בשעת ראייה לא הפסיד ואם אינו מתחדש משנה לשנה אפילו אם יש ימים רבים שלא אכל ממנו לא יברך הרואה הכושי והגיחור שהוא אדום הרבה והלווקן שהוא לבן הרבה ואת הקפח והוא שבטנו גדול ומתוך עביו נראית קומתו מקופחת והננס והדרקונס והוא שמלא יבלת ופתוי הראש שכל שערותיו דבוקות זה בזה והפיל והקוף מברך בא"י משנה הבריות והחיגר והקיטע והסומא ומוכה שחין והבוהקנין והוא שמנומר בנקודות דקות אם הם ממעי אמו מברך משנה הבריות ואם נשתנו אח"כ מברך דיין האמת וכתב הראב"ד דוקא על מי שמצטער עליו דומיא דבריות טובות שיש הנאה לרואה וכתב עוד שאינו מברך אלא פעם ראשונה שהשינוי עליו גדול מאוד ולפי מה שכתבתי למעלה מברך אחד לשלשים יום: ראה בריות טובות או בהמה ואילנות טובות אומר ברוך אתה ה' אלהינו מלך העולם שככה לו בעולמו גם בזה כתב הראב"ד דוקא בפעם ראשונה מברך עליהם ולא יותר (עליהם) ולא על אחרים אלא אם כן ראה נאים מהם:
Celui qui voit son ami après trente jours dit « chéhé’héyanou » ; et après douze mois, il bénit « mé’hayé hamétim » — pourvu que cet ami lui soit très cher et qu’il se réjouisse beaucoup de le voir. Celui qui voit un fruit nouveau qui se renouvelle d’année en année bénit « chéhé’héyanou ». On a maintenant l’usage de ne bénir qu’au moment de le manger ; celui qui a béni au moment de le voir n’y a rien perdu. S’il ne se renouvelle pas d’année en année, même s’il s’est passé beaucoup de jours sans qu’il en ait mangé, il ne bénira pas. Celui qui voit un homme au teint très noir, ou un homme fort rouge, ou un homme fort blanc, ou celui dont le ventre est gros et dont la taille, à cause de cette épaisseur, paraît tronquée, ou un nain, ou celui qui est couvert de verrues, ou celui dont tous les cheveux de la tête sont collés les uns aux autres, ou un éléphant, ou un singe, bénit : « Béni sois-Tu, ה', qui diversifie les créatures. » Le boiteux, l’amputé, l’aveugle, celui qui est atteint d’ulcères et celui qui est tacheté de petits points : s’ils sont ainsi dès le ventre de leur mère, il bénit « méchané habriyot » ; s’ils ont changé ensuite, il bénit « Dayan haémet ». Le Raavad a écrit : seulement sur celui dont on s’afflige, à l’instar des belles créatures dont la vue procure un plaisir. Il a encore écrit qu’on ne bénit que la première fois, car le changement est alors très grand pour lui. Et d’après ce que j’ai écrit plus haut, on bénit une fois tous les trente jours. S’il a vu de belles créatures, ou une belle bête et de beaux arbres, il dit : « Béni sois-Tu, ה' notre Dieu, Roi de l’univers, qui a de telles choses dans Son monde. » Là aussi, le Raavad a écrit : seulement la première fois on bénit sur eux, et non davantage (sur eux) ni sur d’autres, à moins d’en voir de plus beaux.