Temps de minha : de six heures et demie jusqu’à la nuit selon les Sages, ou jusqu’au pelag ha-minha selon Rabbi Yehouda (fin de la 11e heure moins un quart). On suit toujours le même avis. Rav Amram : en chemin, attendre l’eau jusqu’à quatre milles devant soi, quitte à manquer le temps ; les Tossafot s’y opposent. Berakha sur la netila seulement après les besoins.
וזמנה משש שעות ומחצה ולמעלה עד הלילה דברי חכמים רבי יהודה אומר עד פלג המנחה שהוא עד סוף י"א שעות חסר רביע והוא שעה ורביע קודם הלילה ולא נפסק הלכתא בהדיא כחד מינייהו ואסיקנא דעבד כמר עבד ודעבד כמר עבד והוא שיעשה לעולם כחד מינייהו שאם עשה כרבנן ומתפלל מנחה עד הלילה שוב אינו יכול להתפלל ערבית מפלג המנחה ולמעלה דכיון דמחשיב אותו יום לענין תפלת המנחה אינו יכול לעשותו לילה לענין תפלת ערבית וכן אם הוא עושה כר"י ומתפלל ערבית מפלג המנחה ולמעלה צריך ליזהר שלא יתפלל מנחה באותה שעה. וכשיבא להתפלל כתב רב עמרם שנוטל ידיו אין לו מים ליטלם אם יודע שיהיו לפניו עד ד' מילין והוא בדרך ימתין עד מקום המים אפילו אם יעבור זמן התפלה אבל יותר מד' מילין יתפלל מיד ואל יעבור זמן התפלה וה"מ לפניו אבל לאחריו פחות ממיל חוזר אבל מיל אינו חוזר והתוספות כתבו שאין לו להעביר זמן התפלה כדי ליטול ידיו במים ואם אין ידיו נקיות יקנחם בעפר או בצרור וכן לאחריו א"צ לחזור כלל כדי ליטלם אפילו אם יש לו זמן ולענין ברכה על הנטילה אין לו לברך אם לא שעשה צרכיו וקנח או קטנים ושפשף אז צריך לברך:
Son temps est depuis six heures et demie et au-delà jusqu’à la nuit, paroles des Sages. Rabbi Yehouda dit : jusqu’au pelag ha-minha, c’est-à-dire jusqu’à la fin de la onzième heure moins un quart, soit une heure et un quart avant la nuit. La règle n’a pas été tranchée explicitement selon l’un d’eux, et l’on a conclu : qui a fait comme l’un a bien fait, et qui a fait comme l’autre a bien fait — à condition de suivre toujours l’un des deux. S’il a fait comme les Sages et prie minha jusqu’à la nuit, il ne peut plus prier Arvit à partir du pelag ha-minha : puisqu’il compte ce moment comme jour pour la tefila de minha, il ne peut le compter comme nuit pour la tefila d’Arvit. De même, s’il fait comme Rabbi Yehouda et prie Arvit à partir du pelag ha-minha, il doit prendre garde de ne pas prier minha à cette heure-là. Lorsqu’il vient prier, Rav Amram a écrit qu’il se lave les mains. S’il n’a pas d’eau pour se les laver, s’il sait qu’il y en aura devant lui jusqu’à quatre milles et qu’il est en chemin, il attendra jusqu’au lieu de l’eau, même si le temps de la tefila passe ; mais s’il y a plus de quatre milles, il priera aussitôt et ne laissera pas passer le temps de la tefila. Cela n’est dit que pour l’eau qui est devant lui ; mais derrière lui, moins d’un mil : il revient ; un mil : il ne revient pas. Les Tossafot ont écrit qu’il ne doit pas laisser passer le temps de la tefila afin de se laver les mains dans l’eau ; et si ses mains ne sont pas propres, il les essuiera avec de la terre ou un caillou. De même, derrière lui, il n’a pas du tout à revenir pour les laver, même s’il a encore le temps. Quant à la berakha sur la netila, il ne la dira pas, sauf s’il a fait ses grands besoins et s’est essuyé, ou ses petits besoins et s’est frotté les mains : alors il doit bénir.