Le soir : deux berakhot avant le Chema et deux après. Versions séfarade et ashkénaze de Hamaariv Aravim ; Ahavat Olam ; Emet veEmouna clôt « qui a racheté Israël » (passé) ; Hachkivenou compte comme géoula prolongée ; versets Veyirou Eineinou et kaddish ; Arvit facultative ; complément le matin.
בערב מברך שתים לפניה ושתים לאחריה ירושלמי רבי יוסי בר בון בשם ריב"ל על שם שבע ביום הללתיך ר"נ בשם רבי מנא אומר כל המקיים שבע ביום הללתיך כאילו קיים והגית בו יומם ולילה הראשונה אשר בדברו מעריב ערבים וכו' וחותמת ומבדיל בין יום ובין לילה בא"י המעריב ערבים זו היא נוסח ספרד ונוסח אשכנז ומבדיל בין יום ובין לילה ה' צבאות שמו אל חי וקיים תמיד ימלוך עלינו לעולם ועד בא"י המעריב ערבים וכתב אחי ה"ר יחיאל ז"ל ויותר נכון נוסח ספרד כי אין זה מעין חתימה סמוך לחתימה וליישב המנהג היה אומר א"א ז"ל שאנו מתפללין ה' ימלוך לעולם ועד ויקויים הפסוק והיה לעת ערב יהיה אור ויאיר לנו והוי קצת מעין חתימה סמוך לחתימה. שנייה אהבת עולם ואינה פותחת בברוך דהויא סמוכה לחבירתה וקורין ק"ש ושתים לאחריה ראשונה אמת ואמונה ואינה פותחת בברוך דהויא סמוכה לחבירתה דק"ש לא הוי הפסק וחותם בא"י גאל ישראל ולא גואל ישראל שנתקנה על הגאולה שעברה. שניה השכיבנו וחותם שומר את עמו ישראל לעד מפני שלילה צריכה שימור מן המזיקין ואע"ג דקי"ל כרבי יוחנן דאמר שצריך לסמוך אף גאולה של ערבית לתפלת ערבית השכיבנו לא הוי הפסק דכיון דתקינו ליה רבנן כגאולה אריכתא דמיא כמו בשחרית שתיקנו להפסיק בה' שפתי תפתח ואפילו הכי לא חשיב הפסק כיון דתיקנו למימריה ומה שנוהגין להפסיק בפסוקים ויראו עינינו וקדיש לפי שבימים ראשונים היו בתי כנסיות שלהם בשדות והיו יראים להתאחר שם עד זמן תפלת ערבית ותיקנו לומר פסוקים אלו שיש בהם י"ח אזכרות כנגד י"ח ברכות שיש בתפלת ערבית ונפטרין בקדיש ועתה שחזרו להתפלל ערבית בבתי כנסיות לא נתבטל מנהג הראשון ומ"מ אין להפסיק בדברים אחרים ויש מן הגדולים שנהגו שלא לאמרם כתב רב נטרונאי מדברי חכמים אין אומרים בערב אלא שתים לפניה ושתים לאחריה וכיון שהלכה כרב דאמר תפלת ערבית רשות תיקנו האחרונים שאחר שאמר שומר את עמו ישראל לעד שאומר פסוקים שיש בהם זמירות ושבח ולומר אחריהם ברכה ומפסיק בקדיש כלומר אסתיים תפלה הרוצה לצאת יצא טעה ולא התפלל ערבית מתפלל שחרית שתים הראשונה של שחרית והשנייה לתשלום של ערבית:
Le soir, on bénit deux [berakhot] avant [le Chema] et deux après. Le Talmud de Jérusalem : Rabbi Yossi bar Boun au nom de Rabbi Yehoshoua ben Levi — au titre de « Sept fois le jour je T’ai loué ». Rabbi Na’hman au nom de Rabbi Mana dit : quiconque accomplit « Sept fois le jour je T’ai loué » est comme s’il avait accompli « tu t’y appliqueras jour et nuit ». La première est « Asher bidvaro maariv aravim, etc. » ; elle se clôt : « et Il sépare entre le jour et la nuit. Béni sois-Tu, ה', qui fait tomber le soir. » Telle est la version séfarade. La version ashkénaze : « et Il sépare entre le jour et la nuit, ה' Tsevaot est Son Nom, Dieu vivant et existant, qu’Il règne toujours sur nous à jamais. Béni sois-Tu, ה', qui fait tomber le soir. » Mon frère, R. Ye’hiel z"l, a écrit que la version séfarade est plus correcte, car cela n’est pas du thème de la clôture, tout contre la clôture. Pour justifier l’usage, mon maître et père z"l disait que nous prions « ה' régnera à jamais », et que s’accomplira le verset « et il arrivera, à l’heure du soir, qu’il y aura de la lumière », et qu’Il nous illuminera : c’est un peu du thème de la clôture, tout contre la clôture. La deuxième est Ahavat Olam ; elle ne s’ouvre pas par « Béni », car elle est accolée à sa voisine. On lit le Chema, puis deux après lui. La première est Emet veEmouna ; elle ne s’ouvre pas par « Béni », car elle est accolée à sa voisine — le Chema n’étant pas une interruption — et l’on clôt : « Béni sois-Tu, ה', qui a racheté Israël », et non « qui rachète Israël », car elle a été instituée sur la délivrance passée. La seconde est Hachkivenou ; l’on clôt « qui garde Son peuple Israël à jamais », parce que la nuit a besoin d’être gardée des nuisibles. Bien que nous tenions comme Rabbi Yo’hanan, qui a dit qu’il faut aussi juxtaposer la géoula d’Arvit à la tefila d’Arvit, Hachkivenou n’est pas une interruption : puisque les Sages l’ont instituée, elle compte comme une géoula prolongée. De même qu’au matin on a institué d’interrompre par « ה', ouvre mes lèvres », et que cela n’est pourtant pas compté interruption, puisqu’on a institué de le dire. Quant à l’usage d’interrompre par les versets Veyirou Eineinou et par un kaddish : aux premiers temps, leurs batei knesset étaient dans les champs, et l’on craignait de s’attarder là jusqu’à l’heure de la tefila d’Arvit ; on institua de dire ces versets, qui contiennent dix-huit mentions du Nom, correspondant aux dix-huit berakhot de la tefila d’Arvit, et l’on prenait congé par un kaddish. À présent qu’on est revenu à prier Arvit dans les batei knesset, l’usage ancien n’a pas été aboli. Néanmoins on n’interrompra pas par d’autres propos. Certains des Grands avaient coutume de ne pas les dire. Rav Natronaï a écrit : d’après les paroles des Sages, le soir on ne dit que deux avant et deux après. Et puisque la halakha est comme Rav, qui a dit que la tefila d’Arvit est facultative, les derniers ont institué qu’après « qui garde Son peuple Israël à jamais » on dise des versets de chants et de louange, puis une berakha après eux, et que l’on interrompe par un kaddish — c’est-à-dire : la tefila est close, qui veut sortir sort. Qui s’est trompé et n’a pas prié Arvit prie le matin deux [amidot] : la première de Chaharit, la seconde en complément d’Arvit.