טור אורח חיים

Tour Orah Haim — siman 237

Rabbi Yaakov ben Asher (Baal HaTour) · L’ordre de la tefila d’Arvit
En bref - de quoi parle ce chiour ?

On dit Véhou Rahoum, puis Barkhou, le Chema et ses berakhot, Veyirou Eineinou et le kaddish ; le tsibbour prie à voix basse sans répétition. Pitoum haketoret le soir. Néfilat appayim permise après Arvit, sauf le vendredi soir.

Glossaire

והוא רחום
« Lui, le Miséricordieux » (verset dit avant Barkhou le soir)
תמידין
sacrifices perpétuels du matin et de l’après-midi
מלקות
flagellation (trente-neuf coups)
ש״צ
officiant
ברכו
appel à bénir ה'
בין הפרקים
entre les sections
פטום הקטורת
récit de la composition de l’encens
נפילת אפים
chute sur le visage / prosternation de prière

סדר תפלת ערבית אומר והוא רחום ותיקנו לאומרו לפי שבשחרית ומנחה יש תמידין שמכפרין אבל ערבית שאין תמיד לכפר תקנו לומר והוא רחום ויש אומרים לפי שנהגו ללקות ערבית לאחר שחטאו כל היום ובמלקות מתכפר להם לכך נהגו לומר אחר המלקות והוא רחום וגם מפני שאומרים אותו ג"פ בשעת המלקות כי יש בו י"ג תיבות הרי לג' פעמים ט"ל תיבות כמנין המלקות ואומר ש"צ ברכו ועונין ברוך ה' המבורך וקורין ק"ש וברכותיה ויראו עינינו וקדיש ומתפללין הציבור בלחש ואין הש"ץ מחזיר התפלה וכתב הרמב"ם ז"ל הטעם לפי שאינה חובה ואומר קדיש ונפטרין לבתיהן לשלום: כתב רב עמרם שש"צ יכול להפסיק אחר שחתם בא"י המלך בכבודו ולומר ברכו בשביל ב"א שבאו בין הפרקים ולא שמעו ברכו ונותן טעם לדבריו כיון שבלא"ה מפסיקין בפסוקים אין חוששין להפסיק ואני כתבתי למעלה שאין להפסיק אלא במה שתיקנו הראשונים וכתב עוד שבערב אחר שגומרין תפלת ערבית נוהגין לומר פטום הקטורת שאומרים אותו זכר למקדש וקטורת היה גם בערב אבל השיר שהיו אומרים במקדש אין לומר בערב שלא היו אומרים אותו במקדש בערב וכתב עוד על שם רב שר שלום גאון שמותר ליפול על אפים לבקש רחמים אחר תפלת ערבית אפילו בציבור וכן המנהג בבבל שנופלין על פניהם בערבית חוץ מערב שבת:

Ordre de la tefila d’Arvit : on dit Véhou Rahoum. On l’a institué parce qu’à Chaharit et à Minha il y a des tamidin qui expient, mais à Arvit il n’y a pas de tamid pour expier ; on institua donc de dire Véhou Rahoum. Certains disent : parce qu’on avait l’usage d’administrer la flagellation le soir, après avoir fauté tout le jour, et que par la flagellation l’expiation leur est accordée ; aussi disait-on Véhou Rahoum après la flagellation. De plus, on le dit trois fois à l’heure de la flagellation : il y a en lui treize mots, soit pour trois fois trente-neuf mots, comme le compte des coups. L’officiant dit Barkhou ; on répond : « Béni soit ה' le Béni. » On lit le Chema et ses berakhot, Veyirou Eineinou et le kaddish ; le tsibbour prie à voix basse et l’officiant ne répète pas la tefila. Le Rambam z"l a écrit la raison : parce qu’elle n’est pas une obligation. On dit un kaddish et l’on s’en retourne chez soi en paix. Rav Amram a écrit que l’officiant peut s’interrompre après avoir clos « Béni sois-Tu, ה', le Roi dans Sa gloire » et dire Barkhou pour des gens venus entre les sections et qui n’ont pas entendu Barkhou. Il en donne pour raison que, puisqu’on s’interrompt de toute façon par des versets, on ne craint pas l’interruption. J’ai écrit plus haut qu’on ne s’interrompt que par ce qu’ont institué les Premiers. Il a encore écrit que le soir, après qu’on a achevé la tefila d’Arvit, on a l’usage de dire Pitoum haketoret : on le dit en souvenir du Temple, et l’encens se faisait aussi le soir. Mais le chant que l’on disait au Temple, on ne le dira pas le soir, car on ne le disait pas au Temple le soir. Il a encore écrit au nom de Rav Sar Chalom Gaon qu’il est permis de tomber sur le visage pour demander miséricorde après la tefila d’Arvit, même en public ; et tel est l’usage en Babylonie : on tombe sur le visage à Arvit, sauf le vendredi soir.