On ne déplace pas le Chabbat les mokhin dont on s'est servi par hasard pour enfouir une marmite : on secoue le couvercle si une partie en est découverte. Toisons ordinaires : permises même sans les destiner. Toisons de commerce, pierres et briques : il faut les destiner. On retire et on remet la marmite tant que la cavité tient, et selon que le revêtement se déplace ou non.
מוכין שטמן בהן דרך מקרה אסור לטלטלן אלא מנער הכיסוי והן נופלות וכגון שמקצתן מגולה שאין זה טלטול אלא מצדו והן נופלות ואם יחדן לכך מותר לטלטלן אבל אם טמן בגיזי צמר אפילו לא יחדן לכך מותר לטלטלן וה"מ סתם גיזין שאין עומדין לסחורה אבל אם נתנן לאוצר לסחורה צריכין יחוד ואם טמן בהם בלא יחוד מנער הכיסוי והם נופלות ואותן שנותנים אבנים ולבנים סביב הקדרה יראה שצריכין יחוד שהרי כל זמן שלא יחדן אינן חשובין לו ומשליכן הילכך אסור לטלטלן אם לא שיצניעם ומייחדן לכך: הטומן בקופה מלאה צמר שאסור לטלטל והוציא הקדרה כל זמן שלא נתקלקלה הגומא יכול להחזירה ואם נתקלקלה לא יחזירנה ואפי' לכתחלה יכול להוציאה על דעת להחזירה אם לא תתקלקל ולא חיישינן שמא יחזירנה אף אם תתקלקל טמן בדבר הניטל שנתן סביב הקדרה דבר שניטל בשבת וכיסה גם עליה דבר הניטל יכול ליטול הקדרה ולהחזירה ואפי' טמן בדבר שאינו ניטל אם כיסה בדבר הניטל נוטלה ומחזירה דכיון שכיסה בדבר הניטל מגלה הכיסוי ואוחז בקדרה ומוציאה אבל אם טמן וכיסה בדבר שאינו ניטל (או שטמן בדבר הניטל וכיסה בדבר שאינו ניטל) אם קצת הקדרה מגולה נוטל ומחזיר ואם לאו אינו נוטל שאין לו במה לאחוז בקדרה:
Les mokhin (bourre) dont on s'est servi par hasard pour enfouir, il est interdit de les déplacer ; on se contente de secouer le couvercle et ils tombent. Cela s'entend lorsqu'une partie en est découverte, car ce n'est pas un déplacement, mais seulement par le côté, et ils tombent. Si on les a destinés à cet usage, il est permis de les déplacer. Mais si l'on a enfoui dans des toisons de laine, même sans les avoir destinées à cet usage, il est permis de les déplacer. Cela ne vaut que pour des toisons ordinaires qui ne sont pas destinées au commerce ; mais si on les a mises en réserve pour le commerce, elles ont besoin d'être destinées à cet usage. Si l'on a enfoui avec elles sans les y destiner, on secoue le couvercle et elles tombent. Quant à ceux qui placent des pierres et des briques autour de la marmite, il semble qu'elles aient besoin d'être destinées à cet usage, car tant qu'on ne les a pas destinées elles n'ont pas d'importance à ses yeux et il les jette ; dès lors il est interdit de les déplacer, à moins qu'on ne les range et qu'on ne les destine à cet usage. Celui qui enfouit dans une corbeille pleine de laine qu'il est interdit de déplacer, et qui a retiré la marmite : tant que la cavité ne s'est pas détériorée, il peut la remettre ; si elle s'est détériorée, il ne la remettra pas. Même lekhathila (a priori), il peut la retirer dans l'intention de la remettre si la cavité ne se détériore pas ; et l'on ne craint pas qu'il la remet même si elle se détériore. Si l'on a enfoui dans une chose que l'on peut déplacer — c'est-à-dire que l'on a placé autour de la marmite une chose que l'on peut déplacer le Chabbat, et que l'on a aussi couvert par-dessus d'une chose que l'on peut déplacer —, on peut prendre la marmite et la remettre. Même si l'on a enfoui dans une chose que l'on ne peut pas déplacer, si l'on a couvert d'une chose que l'on peut déplacer, on la prend et on la remet : puisque l'on a couvert d'une chose que l'on peut déplacer, on découvre le couvercle, on saisit la marmite et on la sort. Mais si l'on a enfoui et couvert d'une chose que l'on ne peut pas déplacer (ou que l'on a enfoui dans une chose que l'on peut déplacer et couvert d'une chose que l'on ne peut pas déplacer) : si une partie de la marmite est découverte, on la prend et on la remet ; sinon, on ne la prend pas, car on n'a rien par quoi saisir la marmite.