Vendredi soir en voyage : on confie la bourse au non-juif plutôt qu’à l’âne ; à défaut, on la pose sur l’âne seulement pendant qu’il marche ; ordre sourd-muet / insensé / enfant ; sinon on déplace moins de quatre coudées à la fois. Déchargement à la première cour gardée ; tefilin sur la tête ; fardeau sur l’épaule.
מי שהחשיך לו בדרך בע"ש ועמו כיס אם יש עמו עכו"ם וחמור יתן כיסו לעכו"ם אף לאחר שתחשך ולא יניחנו על החמור אבל אם מצא מציאה אינו יכול ליתנה לעכו"ם אא"כ באה לידו מבע"י דהשתא הוי ככיסו אין עמו עכו"ם יניחנו על החמור כשהוא הולך ויזהר ליטול ממנו בכל שעה שיעמוד וכשיחזור וילך יניחנו עליו היה עמו חמור וחרש שוטה וקטן יניחנו על החמור ולא יתננו לאחד מאלו כיון שהם אדם כמותו היה עמו חרש ושוטה יתננו לשוטה לפי שאין לו דעת כלל שוטה וקטן יתננו לשוטה שהקטן יבא לכלל דעת חרש וקטן יתננו למי שירצה אין עמו לא זה ולא זה יטלטלנו פחות פחות מד' אמות הגיע לחצר הראשונה המשתמרת נוטל מעל החמור כלים הניטלין ושאינן ניטלין מתיר החבלים והשקים נופלין היתה טעונה כלי זכוכית שאסור לטלטלם וישברו אם יפלו לארץ מניח תחתיהם כרים וכסתות ודוקא במשאות קטנים שיכול לשומטן מתחתיהם ונמצא שאינו מבטל כלי מהיכנו אבל אם הן גדולים שאינו יכול לשמוט הכרים מתחתיהם אסור ליתנן תחתיהן אלא פורקן בנחת. חשכה לו בדרך ותפילין בראשו או שיושב בבית המדרש וחשכה לו והן בראשו מניח ידו עליהן עד שמגיע לביתו ואם יש בית סמוך לחומה שנשמרים בתוכו מניחן שם. היתה חבילתו מונחת על כתפו וקדש עליו היום רץ תחתיה עד ביתו וזורק כלאחר יד אבל לא ילך לאט:
Celui à qui il a fait nuit en chemin le vendredi, et qui a avec lui une bourse : s’il a avec lui un non-juif et un âne, qu’il donne sa bourse au non-juif, même après la tombée de la nuit, et qu’il ne la pose pas sur l’âne. Mais s’il a fait une trouvaille, il ne peut la donner au non-juif que si elle lui est parvenue de jour encore, car alors c’est comme sa bourse. S’il n’a pas de non-juif avec lui, qu’il la pose sur l’âne pendant que celui-ci marche, et qu’il prenne garde de la retirer chaque fois que l’âne s’arrête ; et, quand il se remet en marche, qu’il la pose de nouveau dessus. S’il avait avec lui un âne, un sourd-muet, un insensé et un enfant, qu’il la pose sur l’âne et ne la donne à aucun de ceux-ci, puisqu’ils sont des êtres humains comme lui. S’il avait avec lui un sourd-muet et un insensé, qu’il la donne à l’insensé, parce qu’il n’a aucune intelligence. Insensé et enfant : qu’il la donne à l’insensé, car l’enfant parviendra à l’intelligence. Sourd-muet et enfant : qu’il la donne à qui il voudra. S’il n’a avec lui ni l’un ni l’autre, qu’il la déplace moins de quatre coudées à la fois. Arrivé à la première cour gardée, il retire de l’âne les objets qu’il est permis de déplacer ; et, pour ceux qu’il n’est pas permis de déplacer, il détache les cordes et les sacs tombent. Si l’âne était chargé d’objets de verre qu’il est interdit de déplacer et qui se briseraient s’ils tombaient à terre, on place sous eux des coussins et des oreillers — uniquement pour des fardeaux petits, que l’on peut glisser hors de dessous eux, de sorte que l’on n’annule pas un ustensile de sa destination. Mais s’ils sont grands, au point que l’on ne puisse pas glisser les coussins de dessous eux, il est interdit de les placer dessous ; on les décharge plutôt en douceur. S’il lui a fait nuit en chemin et que les tefilin sont sur sa tête, ou qu’il est assis à la maison d’étude et qu’il lui a fait nuit alors qu’ils sont sur sa tête, il pose la main dessus jusqu’à ce qu’il arrive chez lui ; et s’il y a une maison proche du mur, où ils sont en sûreté à l’intérieur, il les y dépose. Si son fardeau était posé sur son épaule et que le jour du Chabbat a été sanctifié sur lui, il court sous ce fardeau jusqu’à chez lui et le jette d’une manière inhabituelle ; mais qu’il ne marche pas lentement.