On tient deux miches et l'on rompt de l'une ; grande tranche pour tout le repas ; celui qui rompt goûte d'abord, sauf si chacun a son le'hem michné ; repas du soir et du matin impossibles sans pain.
ובוצע על ב' ככרות דכתיב לקטו לחם משנה ואמר רב אשי חזינא לרב כהנא דנקיט תרתי ובצע חדא פי' אוחז שתים בידו ובוצע מהאחת ומצוה לבצוע פרוסה גדולה שתספיק לו לכל הסעודה מפני שנראה כמחבב סעודת שבת שחפץ לאכול בה הרבה ולא מיחזי כרעבתנותא כיון שאינו עושה כן בחול ואם המסובים שנים או רבים טועם הבוצע תחלה ואח"כ יטעמו הם ואם יש לפני כל אחד ואחד ככרו והוא לחם משנה יכולין לטעום אע"פ שלא טעם הוא. ודין הזכרת שבת בברה"מ ודין חזרתו אם שכח כתבתי למעלה בברהמ"ז של חול וסעודה זו ושל שחרית אי אפשר לעשותה בלא פת אפילו למ"ד סעודה שלישית יכול לעשותה בלא פת אלו כיון שהם עיקר סעודת שבת אי אפשר להם בלא פת:
On rompt le pain sur deux miches, car il est écrit : « Ils ramassèrent un pain double (le'hem michné). » Rav Achi a dit : j'ai vu Rav Kahana tenir deux [miches] et n'en rompre qu'une — c'est-à-dire : on tient les deux à la main et l'on rompt de l'une. C'est une mitsva de rompre une grande tranche qui lui suffise pour tout le repas, parce que cela paraît comme si l'on chérissait le repas de Chabbat et que l'on désirait y manger beaucoup ; et cela n'a pas l'air de voracité, puisqu'on ne le fait pas ainsi en semaine. Si les convives sont deux ou plusieurs, celui qui rompt goûte d'abord, puis ils goûtent. S'il y a devant chacun sa miche, et que c'est un le'hem michné, ils peuvent goûter bien qu'il n'ait pas encore goûté lui-même. La règle de mentionner le Chabbat dans le Birkat Hamazone, et celle de y revenir s'il l'a oublié, je les ai écrites plus haut au Birkat Hamazone de semaine. Ce repas-ci et celui du matin ne peuvent se faire sans pain : même selon l'avis qui permet de faire le troisième repas sans pain, ceux-ci, puisqu'ils sont l'essentiel du repas de Chabbat, sont impossibles sans pain.