Interdit d'épouiller ou de lire à la lampe de peur d'incliner ; exceptions pour deux lecteurs du même sujet, l'homme important, les écoliers et la nuit de Yom Kippour ; vérification d'ustensiles selon que le chamach est attitré ou non, à l'huile ou au naphte ; Rabbénou Chelomo est plus rigoureux pour l'attitré.
אין פולין ולא קורין לאור הנר שמא יטה ואפי' הוא גבוה עשר קומות שאינו יכול ליגע אליו שלא חלקו חכמים וכ' הרב ר' פרץ ומטעם זה יש לאסור אפי' הוא בעששית או קבוע בחור שבכותל ודוקא אחד אבל שנים קורין ביחד שאם בא האחד להטות יזכירנו חבירו וכגון שקורין בענין אחד שאז ישגיח הא' במה שיעשה חבירו אבל אם קורין בב' ענינים לא כתב בעל התרומות אבל מי שאינו יודע כלום או אשתו לא יספיק במה שיעיינו עליו ויש מתירין והכי מסתבר טפי דכיון שאינו טרוד בקריאה יותר יעיין עליו משאם היה טרוד בקריאתו ואדם חשוב שאין דרכו להטות בחול מותר ובמדורה אפילו י' כאחד אין קורין שבקל יכול להטות קודם שירגיש בו חבירו. תינוקות של בית רבן קורין לפני רבן לאור הנר שאימת רבן עליהם ולא יטו וכתב בעל התרומות ומטעם זה נוהגין לקרות בליל יה"כ בסדורים ובמחזורים לפי שאימת יוה"כ עליהם ולא יטו אבל ליל פסח שחל להיות בשבת אין לקרות ההגדה יחידי ובספר המצות כתב לומר פיוטים בליל י"ט שחל להיות בשבת בב"ה יש להתיר משום שנותנים לב זה לזה ויש אוסרים ומ"מ נראה שמותר לקרות במה מדליקין לאור הנר שהרי הוא מזכיר איסור שבת ואיך ישכח והרב יכול לראות לאור הנר מהיכן יקראו התינוקות ולסדר ראשי הפרשיות אבל לא יקרא כל הפרשה: כלים הדומין זה לזה וצריך עיון להבחין ביניהם אסור לבודקן לאור הנר ואפי' להבחין בין בגדיו לבגדי אשתו אסור לבדוק אם הן דומין הלכך שמש שאין קבוע אסור לבדוק כלים לאור הנר של שמן שכיון שאינו קבוע אינו בקי בהם וצריך עיון רב והקבוע אם בודק אותם אין מונעים אותו אבל אם בא לפנינו לשאול אין מורין לו היתר ואם הנר של נפט בין קבוע בין אינו קבוע מותרין כיון שהוא מסריח לא חיישינן שמא יסתפק ממנו ורבינו שלמה מחמיר טפי בקבוע מפני שאימת רבו עליו ומדקדק יותר שלא יטה ולדבריו בשל נפט הכל מותר בשל שמן קבוע אסור שאינו קבוע מותר אם עושה מעצמו ואין מורין לו היתר:
On n'épouille pas et l'on ne lit pas à la lumière de la lampe, de peur que l'on n'incline. Même si elle est haute de dix étages, de sorte que l'on ne puisse y toucher, car les Sages n'ont pas distingué. Le rav R. Perets a écrit : pour cette raison, il faut interdire même si elle est dans une lanterne de verre ou fixée dans un trou du mur. Cela ne vise que l'un seul ; mais deux lisent ensemble, car si l'un s'apprête à incliner, son compagnon le lui rappellera. Encore faut-il qu'ils lisent le même sujet, car alors l'un surveille ce que fait l'autre ; mais s'ils lisent deux sujets différents, non. Le Baal Hatéroumot a écrit : toutefois, celui qui ne sait rien, ou sa femme, ne suffira pas par le fait qu'ils veillent sur lui. Il y en a cependant qui l'autorisent, et cela est plus raisonnable : n'étant pas occupé à lire, il surveillera mieux que s'il était occupé à sa lecture. Un homme important, qui n'a pas l'habitude d'incliner en semaine, est autorisé. Près d'un foyer, même dix ensemble ne lisent pas, car on peut aisément incliner avant que le compagnon ne s'en aperçoive. Les enfants de l'école lisent devant leur maître à la lumière de la lampe, car la crainte de leur maître pèse sur eux et ils n'inclineront pas. Le Baal Hatéroumot a écrit : pour cette raison, on a l'usage de lire, la nuit de Yom Kippour, dans les sidourim et les mahzorim, parce que la crainte de Yom Kippour pèse sur eux et qu'ils n'inclineront pas. Mais la nuit de Pessa'h qui tombe un Chabbat, on ne lira pas la Haggada tout seul. Dans le Sefer Hamitsvot, il a écrit que dire des piyoutim, la nuit d'un Yom Tov qui tombe un Chabbat, au beit haknesset, il y a lieu d'autoriser, parce qu'ils font attention l'un à l'autre ; et il y en a qui l'interdisent. Quoi qu'il en soit, il paraît permis de lire Bameh Madlikin à la lumière de la lampe, puisqu'on y rappelle l'interdit du Chabbat : comment donc l'oublierait-on ? Le maître peut voir à la lumière de la lampe d'où les enfants liront, et disposer les débuts des parashiot, mais il ne lira pas toute la parasha. Des ustensiles qui se ressemblent et qu'il faut examiner pour les distinguer, il est interdit de les vérifier à la lumière de la lampe. Même pour distinguer ses vêtements de ceux de sa femme, il est interdit de vérifier s'ils se ressemblent. Par conséquent, un chamach qui n'est pas attitré a interdiction de vérifier des ustensiles à la lumière d'une lampe à huile : n'étant pas attitré, il ne les connaît pas bien et a besoin d'un grand examen. Quant à l'attitré, s'il les vérifie, on ne l'en empêche pas ; mais s'il vient nous demander, on ne lui enseigne pas que c'est permis. Si la lampe est au naphte, attitré ou non, c'est permis : comme le naphte pue, on ne craint pas qu'il y puise. Rabbénou Chelomo est plus rigoureux à l'égard de l'attitré, parce que la crainte de son maître pèse sur lui et qu'il examine avec plus de minutie, au risque d'incliner. Selon lui, au naphte tout est permis ; à l'huile, l'attitré est interdit, celui qui n'est pas attitré est permis s'il le fait de lui-même, et l'on ne lui enseigne pas que c'est permis.