Ordre du chaharit chabbatique : berakhot et sacrifices avec « Ou-veyom hachabbat », Pessoukei dezimra allongés, Nichmat après le Chir, première berakha du Chema augmentée, amida de sept berakhot ; qui omet le Chabbat recommence ; Qedoucha allongée ; en Sefarad, « Ata haréta » avant le sefer Torah.
בשחר משכימין לבהכ"נ ומסדרין הברכות ופרשת הקרבנות ומשנת איזהו מקומן כסדר שאר הימים רק שמוסיפין וביום השבת ואומרים ברוך שאמר ופסוקי דזמרה ונוהגין להוסיף מזמורים לפי שאין בו ביטול מלאכה לעם ונוהגין באשכנז לומר מיד ברוך שאמר אחר משנת איזהו מקומן ואח"כ כל המזמורים שמוסיפין ובטוליטולא אומרים המזמורים תחלה ואח"כ ברוך שאמר ואח"כ מזמור שיר ליום השבת ויותר נכון מנהג אשכנז לומר כל המזמורים בין ברוך שאמר לישתבח כדי שיהא לכולם ברכה לפניהם וברכה לאחריהם ובאשכנז אין אומרים מזמור לתודה בשבת לפי שאין תודה קריבה בשבת ואינו טעם של עיקר ואחר השירה מוסיפין נשמת שיש בו מענין יציאת מצרים לכך סמכוהו אצל השירה וחותמין בישתבח ואומר ש"ץ קדיש וברכו וקורין שמע בברכותיה ומוסיפין בברכה ראשונה שבח ותהלה להקב"ה והיה תמה א"א ז"ל על מה שנוהגין בכל המקומות שהקהל אומרים מקצת הברכה וש"צ גומרה. קרא לשמש ויזרח אור ראה והתקין צורת הלבנה פירוש כשקרא לשמש להאיר וראה שיבאו העולם לטעות אחריו לעבדו אז התקין צורת הלבנה כדי שימנעו מלטעות אחריו כאשר יראו כי הם שנים וצריכה הלבנה לעזור את השמש בלילה להודיע שלא יספיק לעולם בשמש לבד וי"מ ראה והקטין ומפרשים אותו על הקטרוג ונוהגין באשכנז ובצרפת לומר לאל אשר שבת ורב עמרם גם כן כתב ובטוליטולא א"א אותו ועומדין להתפלל ומתפלל שלש ראשונות ושלש אחרונות וקדושת היום באמצע וחותם מקדש השבת: פי' ישמח משה כשהיו אבותינו במצרים וראה משה כובד השיעבוד שהכבידו עליהם בקש מפרעה שיתן להם יום אחד בשבוע שינוחו בו ונתנו לו ובחר ביום השביעי וכאשר נצטוו על יום השבת שמח משה שבחר בו וזהו ישמח משה במתנת חלקו ויש מפרשים משום הא דכתיב לדעת כי אני ה' מקדשכם (וכדאיתא שבת י: ביצה טז.) אמר לו הקב"ה למשה מתנה טובה יש לי בבית גנזי ושבת שמה ואני מבקש ליתנה לישראל לך והודיעם ועל כן תקנו ישמח משה באותה מתנה ויש בו נ"ה תיבות כנגד נ"ה תיבות שיש מאך את שבתותי תשמורו עד ויתן אל משה ככלותו וזהו שתקנו בעמדו לפניך על הר סיני שפרשת ויתן אל משה סמוכה לפרשת שבת. ואם לא הזכיר של שבת מחזירין אותו אם עקר רגליו חוזר לראש ואם לא עקר רגליו חוזר לשל שבת ומחזיר ש"צ התפלה ואומרים באשכנז בקדושה של שחרית ממקומך מלכנו ואז בקול רעש גדול והכי שדר רב נטרונאי ריש מתיבתא דמתא מחסי' מנהג בכל ישיבות לומר בקדושה כתר יתנו לך וממקומך מלכנו ואז בקול רעש גדול ובמוסף של שבת וי"ט ויה"כ ובנעילה אנו אומרים פעמים ולהיות לכם לאלהים אבל בר"ח ובחולו של מועד אין אומרים אותו ואומר ש"צ קדיש שלם ומנהג בספרד לומר אתה הראת קודם ס"ת לפי שנאמר על קבלת התורה והיא ניתנה בשבת:
Le matin, on se lève de bonne heure pour le beit haknesset. On dispose dans l’ordre les berakhot, la parasha des sacrifices et la michna « Eizehou meqoman », comme les autres jours, sauf que l’on ajoute « Ou-veyom hachabbat ». On dit Baroukh che-amar et les Pessoukei dezimra. On a l’usage d’ajouter des psaumes, car il n’y a pas d’interruption de travail pour le peuple. En Achkenaz, on a l’usage de dire tout de suite Baroukh che-amar après la michna « Eizehou meqoman », puis tous les psaumes que l’on ajoute. À Tolède, on dit d’abord les psaumes, puis Baroukh che-amar, puis « Mizmor chir le-yom hachabbat ». L’usage d’Achkenaz est plus correct : dire tous les psaumes entre Baroukh che-amar et Yichtaba’h, afin qu’ils aient tous une berakha avant eux et une berakha après eux. En Achkenaz, on ne dit pas « Mizmor le-toda » le Chabbat, parce que le sacrifice de toda n’est pas offert le Chabbat ; ce n’est pourtant pas une raison essentielle. Après le Chir, on ajoute Nichmat, qui contient le thème de la sortie d’Égypte : c’est pourquoi on l’a placé à côté du Chir. On conclut par Yichtaba’h. Le chaliah tsibbour dit le kaddish et Barekhou. On lit le Chema avec ses berakhot, et l’on ajoute dans la première berakha louange et gloire au Saint béni soit-Il. Mon père et maître z"l s’étonnait de l’usage, en tous lieux, que le qahal dise une partie de la berakha et que le chaliah tsibbour l’achève. « Qara la-chémech va-yizra’h or, raa ve-hitqin tsourat ha-levana » : explication — lorsqu’Il appela le soleil à briller et vit que le monde en viendrait à s’égarer après lui pour le servir, Il institua alors la forme de la lune, afin qu’on s’abstienne de s’égarer après lui en voyant qu’ils sont deux, et que la lune doit aider le soleil la nuit, pour faire savoir que le monde ne suffirait pas du soleil seul. D’autres expliquent « raa ve-hiqtin » et le rapportent à l’accusation (de la lune). En Achkenaz et en France, on a l’usage de dire « La-El acher chavat » ; Rav Amram l’a aussi écrit. À Tolède, on ne le dit pas. On se lève pour prier. On prie les trois premières et les trois dernières berakhot, avec la sainteté du jour au milieu, et l’on conclut « meqadech ha-Chabbat ». Explication de « Yisma’h Moché » : lorsque nos pères étaient en Égypte et que Moché vit le poids de la servitude qu’on leur imposait, il demanda à Pharaon de leur donner un jour par semaine pour s’y reposer ; on le lui accorda, et il choisit le septième jour. Quand ils reçurent le commandement du jour du Chabbat, Moché se réjouit d’avoir choisi ce jour-là : c’est « Yisma’h Moché be-matnat helqo ». D’autres expliquent d’après ce qui est écrit : « afin que l’on sache que Je suis ה' qui vous sanctifie » (comme il est dans Chabbat 10b et Beitsa 16a) : le Saint béni soit-Il dit à Moché : « J’ai un bon présent dans Ma maison de trésor, et son nom est Chabbat ; Je veux le donner à Israël ; va et fais-le leur savoir. » C’est pourquoi l’on a institué « Yisma’h Moché » pour ce présent. Il y a en lui cinquante-cinq mots, correspondant aux cinquante-cinq mots qui vont de « Akh et chabtotai tichmorou » jusqu’à « Va-yiten el Moché ke-khaloto » ; c’est pourquoi l’on a institué « be-omdo lefanekha al har Sinaï », car la parasha « Va-yiten el Moché » est voisine de la parasha du Chabbat. S’il n’a pas mentionné le Chabbat, on le fait recommencer : s’il a déjà reculé les pieds, il revient au début ; s’il n’a pas reculé les pieds, il revient à [la berakha] du Chabbat. Le chaliah tsibbour répète la tefila. En Achkenaz, on dit dans la Qedoucha de chaharit « Mi-meqomkha Malkénou » et « Az be-qol raach gadol ». Ainsi a envoyé Rav Natronaï, chef de l’académie de Mata Mehasya : l’usage dans toutes les yechivot est de dire dans la Qedoucha « Keter yitnou lakh », « Ou-mi-meqomkha Malkénou » et « Az be-qol raach gadol ». Au moussaf de Chabbat, de Yom Tov et de Yom Kippour, et à Néila, nous disons « Paamayim » et « Velihyot lakhem lelohim » ; mais à Roch Hodech et à Hol hamoed, on ne le dit pas. Le chaliah tsibbour dit un kaddish entier. L’usage en Sefarad est de dire « Ata haréta » avant le sefer Torah, parce que cela a été dit au sujet de la réception de la Torah, et qu’elle fut donnée le Chabbat.