Règles concernant la récitation de la Havdala dans la bénédiction Honen HaDa'at, les cas d'oubli nécessitant ou non de recommencer la tefila, et les opinions des décisionnaires sur le retour en arrière en cas d'erreur.
ואומר הבדלה בחונן הדעת וע"כ אין מתפללין הביננו במ"ש מפני שצריך לומר הבדלה בברכת חונן הדעת ואם טעה ולא הבדיל בתפלה אין צריך לחזור מפני שצריך להבדיל על הכוס דקי"ל המבדיל בתפלה צריך שיבדיל על הכוס והמבדיל על הכוס צריך שיבדיל בתפלה ואם טעה גם בכוס כגון שטעם קודם שהבדיל צריך לחזור ולהתפלל ולהבדיל בתפלה אע"ג דקי"ל טעם מבדיל פירוש שיכול להבדיל על כוס אחר שאכל מ"מ שאכל באיסור קרינן ביה טעה וצריך לחזור ולהתפלל ואם נזכר קודם שומע תפלה כ' הרמב"ם ז"ל יש מי שהורה שמבדיל בשומע תפלה כתב בה"ג כיון שהטעם שאין צריך לחזור ולהתפלל מפני שצריך להבדיל על הכוס אם כן אם אין לו כוס צריך לחזור ולהתפלל וכתב הר"י אף אם אין לו כוס בלילה וסבר שיהיה לו למחר אין צריך לחזור ולהתפלל אא"כ סבור שאף למחר לא יהיה לו ולפי זה אף בתשעה באב שחל באחד בשבת אם טעה ולא הבדיל בתפלה אין צריך לחזור ולהתפלל כיון שמבדיל על הכוס במוצאי ט"ב והיכא שיש לו כוס שא"צ לחזור ולהתפלל מיד כשיסיים הברכה אין לו לחזור אע"פ שלא פתח בברכה שלאחריה וה"ר אלחנן כתב כל זמן שלא פתח בברכה שלאחריה חוזר וכן בכל הדברים שאין צריך לחזור בשבילם כגון על הנסים בחנוכה ובפורים ויעלה ויבא בליל ראש חדש ועננו ור"ת כתב שאפילו פתח בברכה של אחריה חוזר אם ירצה וכן עשה מעשה וחזר לאחר מודים בדבר שאם לא אמרו אין מחזירין וא"א ז"ל כתב דלא מסתברא כלל כיון שאם עקר רגליו אינו חוזר לראש גם אם סיים הברכה אין חוזר לעבודה ואפשר שר"ת היה מפרש אין מחזירין אותו אינו חייב לחזור אבל אם ירצה לחזור חוזר ומיהו גם זה יתכן שאם סיים תפלתו שיכול לחזור לראש דלא גרע מתפלת נדבה אבל באמצע תפלה כיון שאינו חוזר לראש נראה לי דהוי הפסק אם חוזר עד כאן:
On récite la Havdala dans la bénédiction Honen HaDa'at. C'est pourquoi on ne dit pas la tefila abrégée Havineinou à l'issue du Chabbat, puisqu'il faut mentionner la Havdala dans la bénédiction Honen HaDa'at. Si l'on a oublié la Havdala dans la tefila, on ne doit pas la recommencer, car il est de toute façon nécessaire de la faire sur une coupe de vin (la règle étant que celui qui l'a dite dans la tefila doit la dire sur la coupe, et vice-versa). Toutefois, si l'on s'est également trompé concernant la coupe, par exemple en goûtant de la nourriture avant la Havdala, on doit recommencer la tefila pour y insérer la Havdala ; bien qu'il soit possible de faire la Havdala sur une autre coupe après avoir mangé, le fait d'avoir mangé de manière interdite est considéré comme une faute exigeant de reprendre la tefila. Si l'on s'en souvient avant la bénédiction Chome'a Tefila, le Rambam rapporte une opinion permettant de l'y insérer. Le BaHaG écrit que puisque la dispense de recommencer la tefila est due à la Havdala sur la coupe, celui qui n'a pas de vin doit obligatoirement recommencer la tefila. Le Ri précise que même si l'on n'a pas de coupe la nuit, mais qu'on pense en avoir une le lendemain, il n'est pas nécessaire de recommencer, à moins d'être certain de ne pas en obtenir le lendemain non plus. Selon cela, si Ticha BeAv tombe un dimanche et que l'on oublie la Havdala dans la tefila, on ne recommence pas, car on la récitera sur la coupe à l'issue du jeûne. Lorsqu'on a une coupe (ce qui dispense de recommencer), si l'on a terminé la bénédiction Honen HaDa'at sans avoir entamé la suivante, on ne revient pas en arrière. Rabbeinou Elhanan soutient au contraire que tant que la bénédiction suivante n'a pas été commencée, on doit revenir en arrière, et qu'il en va de même pour tous les ajouts ne justifiant normalement pas de recommencer, tels que 'Al HaNissim, Ya'ale VeYavo (la nuit de Roch Hodech) et 'Anenou. Rabbeinou Tam estime que l'on peut revenir en arrière si on le souhaite, même après avoir commencé la bénédiction suivante, et il l'a d'ailleurs mis en pratique après Modim. Mon maître, mon père (le Roch) a écrit que cela n'est pas du tout logique : puisque l'on ne recommencerait pas si l'on avait terminé la tefila, on ne devrait pas non plus revenir à Avoda en milieu de prière. Peut-être que Rabbeinou Tam voulait dire qu'on n'y est pas obligé mais que cela est permis, bien que selon le Roch, il soit concevable de recommencer entièrement après la fin de la tefila au titre de prière volontaire (nedava), mais qu'un retour en arrière au milieu de la prière constituerait une interruption (hefsek).